CHAPITRE PREMIER DÉFINITION DE LA STABILITÉ DES PRIX
Avant d'étudier les moyens d'établir la stabilité des prix il convient de définir cette stabilité. Il s’agit de fixer à un niveau considéré comme normal un indice préalablement choisi.
Au lieu que ce soit celui des prix, certains ont proposé celui de la production. Il faudrait obtenir que celle-ci se maintînt à son niveau normal maximum. Mais on se heurte alors à la difficulté de définir ce niveau. Nous ne possédons pas de bon indice de la production industrielle, ceux-mêmes élaborés aux Etats-Unis ne donnent pas toute satisfaction. Il semble donc difficile de dégager d’une manière précise une notion aussi délicate que celle de niveau normal. On s’exposera à maintenir l’industrie en, sous-production si le niveau choisi est trop bas. S'il est trop haut il en résultera une sur-production qui aboutira fatalement à une crise. D’ailleurs sa stabilité serait troublée par les éléments de progrès ou de régression qui affectent continuellement l’industrie : d’une part, amélioration technique, découvertes de procédés
nouveaux, développement de l'extraction de certaines matières, accroissement de la force motrice; et d’autre part diminution des heures de travail ou de la productivité des ouvriers par heure de travail. Enfin s'occuper seulement de la production industrielle serait n’envisager qu’une face du problème.
C’est le même reproche que l’on peut adresser à ceux qui voudraient que l’on stabilisât l’indice du chômage. Les travailleurs ne constituent qu’une partie de la population et le chômage ne saurait représenter à lui seul l’état économique d’un pays. Les indices proposés peuvent, comme nous le verrons plus loin, servir de guide à la stabilisation, mais celle-ci doit avoir pour objet un indice des prix qu’il s’agit de choisir judicieusement. Il faudrait autant que possible que cet indice représentât le terme P tel qu’il entre dans l’équation de l’échanget. D’après Mr Carl Snydert P devrait comprendre quatre éléments et dans les proportions suivantes :
PÉIKTI dE SETOS RES SERRE Ur r0 Salaires et traitements....... 39 Conte AVE AE TR RCE 39 LOVETS RIRE SU ER SUSE pois 10
Il semble que la part accordée aux prix de gros soit un peu faible car, si les salaires, les loyers, les objets achetés au détail, ne sont payés qu’une fois, les marchandises de gros passent entre bien des mains avant d’arriver aux détaillants de sorte qu’elles font l’objet de plusieurs paiements successifs et sont affectées,