Cf. Hearings H. R., 7895, Mr W. R. Burgess, p
la circulation. On peuë dire pour simplifier qu’au passif des Federal Reserve Banks le poste « circulation » diminue au profit du poste « dépôt des Member Banks ». Ces établissements peuvent enfin déposer de l'or. Le poste « encaisse or » (actif) augmente parallèlement au poste « dépôts des Member Banks » (passif). En sens inverse. un besoin d’or ou de billets de la part des banques affiliées les oblige à faire appel au Federal Reserve Credit, dans la proportion de 1 dollar pour 1 dollar de métal ou de papier demandé,
Nous voyons ainsi que, en dehors du mouvement propre ducrédit, celui de la circulation et celui de l’or exercent sur les conditions monétaires une influence très notable dont il importe de tenir compte. Le Federal Reserve Board publie des statistiques hebdomadaires des réserves des banques affiliées, de la circulation monétaire, du crédit accordé par les banques de réserve, et du stock d’or. Les variations de ces quatre éléments s'inscrivent en 4 courbes rapprochées dans un même graphique. Elles sont en effet en étroite corrélation! : nous venons de dire que l’augmentation des réserves des banques affiliées correspond soit à une augmentation du stock d’or, ou du Federal Reserve Credit, soit à une diminution de la circulation. En appelant R ces réserves, C le Federal Reserve Credit, CG la circulation et S le stock d’or, en désignant par DR une variation des réserves que l’on affectera du signe —si c'est une diminution et du signe +, si c'est une augmentation. Et de même D, D, et D, on a, en gros, l'égalité :
De + D, = D; + D.
1, Cf. Hearing, H. R. 7895, Mr. W. R. Burgess, p. 1012.
Il y a là une sorte de balance du crédit toujours en équilibre, comme la balance des comptes d’un pays, mais dont il est intéressant de savoir comment l’équilibre a été obtenu.
Mais R, C’, C, $, et le taux de l’escompte, auquel il faut toujours comparer celui du marché libre, ne suffisent pas à caractériser la situation du crédit. Il faut avoir des données sur le volume total des prêts. Pour cela nous considèrerons que ceux accordés par les Reporting Member Banks, (celles dont les statistiques hebdomadaires sont rassemblées et publiées par le Federal Reserve Bulletin) en sont une représentation assez exacte. Nous suivrons la division habituelle en prêts : sur titres, tous autres prêts et placements. Les « tous autres prêts » représentent les facilités accordées au commerce et à l’industrie, tandis que les prêts sur titres sont considérés comme d’un caractère spéculatif et boursier. Il faut noter cependant qu’il se peut fort bien qu’une entreprise se fasse accorder un prêt en donnant des valeurs comme garantie, pour obtenir des fonds dont elle fera un usage purement industriel ou commercial. L’inverse peut également se produire, et la division se trouve ainsi faussée. Pour mieux caractériser le mouvement spéculatif, nous étudierons aussi les variations des prêts aux Brokers (intermédiaires en Bourse), publiées par le système de réserve depuis 1926.
La situation de crédit sera ainsi caractérisée par :
19 L'action des banques de réserve, par les achats et les ventes de valeurs, les variations du taux de l’escompte, et éventuellement des avertissements.
2° La base de crédit accordée en tenant compte des mouvements de l’or et de la circulation.
3° Le volume du Member Bank Credit considéré comme représentant le volume total du crédit.
En même temps que la situation monétaire, nous étudierons l’état de la production et les mouvements des prix.
Nous emploierons l'indice de la production industrielle que publie le Federal Reserve Board (variations saisonnières éliminées, 100 comme moyenne pour 1923- 25).
Pour les prix, nous utiliserons l'indice de gros et nous séparerons les prix de l’agriculture. Ceux-ci en effet semblent moins encore que les autres susceptibles d’être dirigés, car ils dépendent surtout des récoltes aux Etats-Unis et dans le reste du monde, plus sensibles à la pluie et au beau temps qu'aux directives du Federal Reserve System. Nous tâcherons ainsi de voir par quel mécanisme et avec quelle perte d’énergie les mesures prises par les autorités bancaires ont agi sur les prix, et s’il faut leur attribuer tout le mérite de la stabilité obtenue. Nous procéderons selon l’ordre chronologique en partant de l’année 1923, après un très court exposé de l’attitude du Federal Reserve Board de 1919 à 19221
1. Les statistiques utilisées sont celles publiées par le Federal Reserve Board dans ses bulletins mensuelsetses rapports annuels.