LE PROBLÊME DE L’OR
vue qui peuvent à tout moment être converties en or. Un développement des transactions qui aurait pour conséquence un accroissement de la circulation monétaire et des dépôts les obligerait sans doute à réaliser cette opération. |
D'une manière plus générale, si la production d’or mondiale n’est pas suffisante pour satisfaire la demande, c'est au stock des banques fédérales que reviendra la charge de la compléter.
Or, le développement normal du volume du crédit et de la circulation aux Etats-Unis, exige une augmentation des réserves qui peut être estimée à 75 millions de dollars par an. Aussi la proportion de couverture élevée dont bénéficie actuellement ce pays, tout en étant extrêmement satisfaisante, aura sans doute tendance à se trouver diminuée par le jeu de facteurs naturels.
Il n’y a pas là cependant de réel danger car des économies de métal pourront être faites grâce à l’usage accru des paiements par chèques et, s’il le fallait, par une modification des nécessités légales de couverture.
Il n’en est pas moins vrai que les mouvements d’or, en même temps que l’usage spéculatif du crédit, ont provoqué une tension générale du loyer de l’argent dont le commerce et l’industrie ne manquerontpasde souffrir. Au début de l’année 1929 ces deux éléments défavorables semblent avoir fortement compromis l’expérience de stabilisation des prix tentée par le Federal Reserve
Board.