Cf. Aftalion, Monnaie et Industrie, chap. IV
quées.. Une demande soutenue de marchandises, comme celle de 1925, aurait tendu en d’autres temps à provoquer un développement des marchés des vendeurs, une augmentations des ordres à terme, une élévation des prix, et une accumulation de stocks. »
Ce n’est pas ce qui s’est produit, puisque l'indice des stocks qui était en janvier 1925 de 102 est de 103 en décembre. La différence est minime.®Les moyennes annuelles n’indiquent d’ailleurs pas de variations sensibles pour la période que nous avons considéré. Elles sont de 101 pour 1925, de 103 pour 1926,de 102 pour 1927 et de 100 pour 1928.
Les commerçantset les industrielsont donc fait preuve d’une grande modération dans leurs achats. Ils ont simplement cherché à satisfaire les besoins présents de leur clientèle et se sont abstenus de provoquer ou d’accentuer les mouvements des prix en prenant position à la hausse ou à la baisse. Il y a là un fait nouveau dont l’explication semble être double.
La crainte de la crise a été le commencement de la sagesse. Les pertes éprouvées à la suite de la chute brusque des prix en 1921 ont laissé de douloureux souvenirs.
La prudence a trouvé une nouvelle raison d’être dans une plus grande connaissance des phénomènes économiques. Les mouvements cycliques ont été étudiés aux Etats-Unis avec un soin particulier, et les hommes d’affaires ne sont pas restés indifférents aux recherches des économistes. Celles-ci d’ailleurs ont trouvé une application intéressante dans l’élaboration des prévisions économiques. Des bureaux dont le but est purement commercial se sont créés en marge des travaux désinté-