‹ La Stabilisation des Prix: L'Expérience des États-UnisChapitre 8 sur 43 · POSSIBILITÉS D'UNE SOLUTION BANCAIRE · texte numérisé non relu

POSSIBILITÉS D'UNE SOLUTION BANCAIRE

désire pouvoir acheter. L'ensemble de ces marchandises indéterminées est en somme le pouvoir d’achat qu’il désire garder à sa disposition. « Nous pouvons, dit Mr Keynes, mesurer cette quantité définie de pouvoir d'achat dans une unité faite de l’addition des quantités déterminées d’articles de consommation courante ou d’autres objets d'achat, par exemple, les articles (sortes et quantités) qui servent à établir les nombres indices du prix de la vie. Appelons cette unité, « Unité de consommation ».

Nous pouvons dès lors dire que les espèces n que le particulier désire garder et garde effectivement équivalent à Æ unité de consommation multipliées par le nombre indice du prix de la vie P

n — PKk

Et en additionnant les sommes détenues par chaque particulier pour avoir le total de la circulation nous pouvons écrire

3 n —= >: Pk

Ou

N= PK

Où N représente la circulation, P le nombre indice du prix de la vie, K le total des unités de consommation que l’ensemble du public désire pouvoir acheter.

En réalité tous les paiements ne sont pas effectués uniquement à l’aide d’argent comptant mais aussi grâce à des dépôts en banque transmissibles par chèque. Et tout l’argent n’est pas détenu seulement par le public mais encore par ces banques comme couverture de leurs dépôts.

Soit K’ les unités de consommation que le public

désire garder en dépôt dans les banques et R la pro: portion d'argent liquide que celles-ci conservent comme couverture de ces dépôts. L'ensemble de la circulation est donc constitué en partie par les unités de consommation, K que le public désire garder en papier monnaie multipliées par le niveau des prix P, et pour le reste, par le produit des unités qu’il désire garder en dépôts K’, par ce niveau P, et la proportion de couverture R. Et on a l’équation définitive :

N = P(K + RK)

qui exprime une égalité de tous les instants.

Si nous voulons nous attacher plus particulièrement aux prix nous pouvons écrire

PE ani

ce qui implique qu’à toutesvariation de P correspond une égale variation de l’autre membre de l’équation. Les mouvements des prix sont donc soit cause soit effet de ceux d’autres éléments de la vie économique, avec eux varient les unités de consommation que désirent garder les particuliers en monnaie ou en dépôts, la ré serve des banques et la circulation, ou du moins l’ensemble de ces facteurs liés entre eux selon le rapport

Hober

K + RK’ Si maintenant notre objet est de maintenir les prix à un niveau constant, c’est-à-dire d’avoir

P=?Cte

il suffit pour cela que nous ayons

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