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Joseph eut avec eux une conversation des plus cordiales. Les Williams reconnurent qu’en raison du désastre subi par les Durand, on ne pouvait leur
LES DETTES INTERALLIÉES 89
demander de rembourser qu’en plusieurs années. « Faites-nous une proposition », direñt-ils.
Joseph avoua que 400 francs par an était tout ce qu il pouvait offrir pour l'instant. Dans quelques années on donnerait davantage : 600 francs, puis 800 francs, puis 1.000 francs.
— Mais, fit observer le père Williams, c’est bien peu de chose. N'oubliez pas que les 40.000 franes s’augmentent des intérêts. En ne les caleulant qu’à 3 %, cela fait 1.200 francs par an. Or, vous nous offrez 400 francs pour commencer ! Cette somme ne représente que le tiers des intérêts sur le principal. Il faudrait au moins débuter par 2.000 francs tous les ans.
La discussion se prolongeant, le père Williams erut bon d’y mettre fin: |
— Mon cher Joseph, dit-il, allez dire 4 votre famille que la question n’est pas mûre. Nous en reparlerons dans cinq ans. D'ici là, versez-nous chaque année les 400 francs que vous nous proposez. Cela tiendra lieu des intérêts.
Le La question des dettes est vue sous cet angle de l’autre côté de l'Océan et la conversation de Washington n’y paraît pas de nature à brouiller les familles Williams et Durand.
Et d'ici cinq ans la lumière se fera peut-être dans tous les esprits. On se rendra compte que le paie-
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