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TABLEAU 6— STALLES DE TRAITE ET NOMBRE DE VACHES TRAITES À L'HEURE

Nombre de

pots trayeurs

Nombre de

Minutes-

Vachers

Nombre de

ou de jeux de

vaches

homme

stalles

gobelets

traites

par vache

trayeurs

par heure*

*Le temps nécessaire pour la traite, le nettoyage et l'alimentation des vaches ne comprend pas le lavage ni la préparation de la machine à traire et des ustensiles.

rapidement. Le nombre de stalles de traite requis dépend du temps consacré à la traite, de la grosseur du troupeau et, jusqu'à un certain point, du nombre de vachers. Si un vacher doit traire 12 à 14 vaches à l'heure, il lui faudra deux stalles. Avec quatre stalles, un vacher peut traire le même nombre de têtes dans une demi-heure. (Consulter le tableau 6). Il convient d'installer 6 à 8 stalles pour 2 vachers.

Emplacement des stalles. — On trait d'habitude les vaches du côté droit, mais on peut aussi employer le côté gauche, selon la position du couloir de service. La plupart des producteurs laitiers estiment qu'il est facile, après un certain temps, de traire une vache de n'importe quel côté. C'est un élément dont il faut tenir compte lorsqu'on aménage une salle de traite, car il est parfois plus commode de renverser la position ordinaire des stalles et des mangeoires.

Couloirs et rampes. — L'emplacement des couloirs par lesquels les vaches entrent et sortent nécessite une attention spéciale. Pendant l'hiver, il est généralement avantageux de faire entrer les vaches dans la salle de traite à partir d'une section de la construction qui est couverte, afin que les animaux ne soient pas mouillés par la pluie ni la neige. Il est préférable que les animaux n'entrent pas dans la salle de traite à partir de l'aire de couchage, car autrement le piétinement de la couche de fumier se trouve accru, et il faudra par conséquent apporter plus de paille, bien qu'il soit souvent nécessaire d'employer cette disposition. Pendant l'été, il est bon de faire entrer les animaux à partir d'une cour extérieure, afin de supprimer l'évacuation du fumier de l'intérieur du bâtiment. En été comme en hiver, les animaux pourront quitter la salle de traite pour la cour ou l'aire d'alimentation. Deux rampes peuvent s'employer aux portes d'entrée et

de sortie, afin que les animaux puissent entrer à partir de deux sections différentes. Pendant les périodes caractérisées par une quantité considérable de glace et de neige, il y aura lieu de protéger les rampes au moyen d'un auvent. Les portes d'entrée et de sortie pour les animaux devraient être suspendues à un rail. Il est plus facile de laisser entrer les animaux un à un dans une chambre munie de portes coulissantes ou suspendues. Si l'on donne au rail une inclinaison de 6 pouces par 6 pieds, la porte pourra s'ouvrir au moyen d'un câble et se fermer d'elle-même.

Les rampes peuvent avoir une inclinaison de 1 pied par 10, et il importe d'installer de chaque côté des barres de guidage. La rampe mesure généralement de 36 à 40 pouces de largeur étant donné que les animaux s'entassent davantage sur des rampes plus larges. Lorsque les rampes sont adjacentes à la couche de fumier, on les fabrique généralement en bois créosote ou en béton. On pourra, afin de donner de la prise aux pattes des vaches, clouer sur les rampes de bois des nervures transversales, ainsi qu'une nervure de chaque côté. La rampe de béton doit être rayée ou rainurée à intervalles d'environ 5 pouces et la surface dépolie par passage du balai après coulage du béton. Les animaux circulent avec aisance sur ces rampes et se blessent rarement. Des escaliers peuvent aussi être utilisées au lieu des rampes inclinées. Chaque marche mesurera 36 pouces sur 36 et aura une élévation de 10 pouces.

Machines à traire et autre outillage. — Deux systèmes d'outillage de traite s'emploient présentement avec les stalles de traite: ce sont les machines à traire ordinaires, à pot trayeur et celles à pot suspendu, et les machines à canalisation (pipe-line) qui conduisent le lait directement dans les bidons ou bacs de garde, refroidisseurs ou pasteurisateurs. Le choix de l'outillage est fonction surtout de la grosseur du troupeau, du plan de la salle de traite ou de la laiterie et du degré de commodité recherché. La salle de traite ordinaire peut fonctionner avec un bon rendement sans faire appel à un équipement très élaboré. Il est tout de même essentiel, si l'on veut produire un lait de qualité, de bien prendre soin de l'outillage de traite.

Machines à traire à pot ordinaire et à pot suspendu. — La machine à traire à pot ordinaire qui s'emploie dans les étables à stalles peut servir avec satisfaction dans une salle ou local de traite. Un support ou une tablette de grandeur appropriée pour porter le pot trayeur est fixé au côté de chaque stalle surélevée et la machine à traire s'emploie exactement de la même façon que dans l'étable ordinare. Là où il est nécessaire de peser le lait de chaque vache, on suspend une balance à lait au plafond, directement au-dessus de chaque pot trayeur. Avec cette disposition, il n'est pas nécessaire d'employer de tablette à pot, étant donné que ce dernier peut être suspendu à la balance pendant la traite. Les machines à traire à pot ordinaire, ou à pot suspendu, s'emploient couramment pour les troupeaux de 10 à 40 vaches. On peut aussi, pour la salle de traite, faire appel au système à pot suspendu qui s'emploie dans les étables à stalles. Des supports appropriés pour suspendre le pot au-dessous de la vache peuvent être facilement fixés à la charpente des stalles. D'une façon générale. le fonctionnement de la machine à pot suspendu ressemble en tous points à celui de la machine à pot trayeur ordinaire. Divers autres modèles de machines à traire seront probablement mis au point à mesure que l'on perfectionnera les accessoires de la stabulation libre.

Machine à traire à canalisation (pipe-line). — La machine à traire à canalisation déverse le lait directement des gobelets trayeurs dans les bidons ou autres contenants de la laiterie. Si l'on emploie ce modèle de machine, la salle de traite et la laiterie devront être aménagées de façon à comporter le moins possible de tuyaux et raccords. Une tuyauterie courte et rectiligne se nettoie plus facilement qu'une autre qui comporte de nombreux raccords. Ce système supprime la nécessité de transporter le lait .dans la laiterie et de le verser dans les bidons, et il rendra surtout service aux grands troupeaux plutôt qu'aux petits. Toutefois, il faut nettoyer cette canalisation par chasse (circulation) d'eau a chaque traite et la démonter à intervalles réguliers afin de la nettoyer.

Comme, avec le système à canalisation, il n'est pas facile de peser le lait de chaque vache, on emploie, à intervalles réguliers, un pot ordinaire ou suspendu pour obtenir des registres de production. Avec la canalisation à déchargeur ("releaser"), le lait de chaque vache peut être conduit dans un récipient et pesé afin d'assurer un registre complet de la production. Plusieurs producteurs laitiers qui ont besoin de registres complets et qui possèdent un troupeau assez considérable emploient ce genre d'équipement. Toutefois, s'il n'est pas nécessaire de peser le lait de chaque vache à chaque traite,, cet outillage élaboré n'est pas essentiel.

Un certain nombre de machines à pipe-line sont munies d'un dispositif de filtrage qui coule ou filtre le lait à mesure qu'il sort des trayons pour être dirigé dans les bidons. Il faudra, pour prévenir toute contamination, apporter une attention spéciale à l'entretien de ce dispositif et de toutes les autres pièces de l'outillage de traite. Il importe, dans le nettoyage de l'outillage de traite, d'employer des solutions de nettoyage appropriées et d'avoir une source suffisante d'eau chaude et d'eau froide.

Eclairage de la salle de traite. — Il semble que l'on doive assurer, pour la salle de traite, un pied carré de fenêtre par 10 pieds carrés de plancher. La lumière peut être répartie dans toute la salle, si les fenêtres sont bien placées. Un bon éclairage artificiel est probablement plus important que les fenêtres et, si la chose est possible, on devrait assurer 60 watts par stalle. Des murs propres et de couleur pâle facilitent l'éclairage de la salle de traite.

Ventilation de la salle de traite*. — On peut installer un système de ventilation séparé pour la salle de traite ou le combiner avec celui de la laiterie. On peut employer un ventilateur électrique ou un système à conduction naturelle. Si l'on réunit la ventilation des deux pièces ci-dessus et que l'on place un ventilateur dans la salle de traite, l'air de la laiterie sera aspiré dans la salle de traite et la laiterie sera à peu près exempte d'odeurs animales. Un ventilateur (ayant une puissance de 125 pieds cubes par minute par stalle de traite) assurera une bonne aération pour les deux pièces. Ce ventilateur peut être réglé à la main par un commutateur ou par un thermostat inverseur (à enclenchement par hausse de température). Une ouverture grillagée mesurant environ un pied carré et pratiquée dans la porte qui relie la salle de traite à la laiterie évacuera l'air humide de cette dernière pièce. Attention. — Vérifier toujours le fonctionnement du poêle ou de tout autre dispositif de chauffage lorsque Ton met le ventilateur en marche. Quand un appareil de ce genre aspire l'air d'un bâtiment, il peut provoquer des contre-appels dans la cheminée.

*Consulter la publication n° 859 intitulée "Principes de ventilation des étables" par MM. Wm. Kalbfleisch et J. W. White, distribuée par le Service de l'information, ministère de l'Agriculture, Ottawa (Canada).

Si l'on emploie le système de ventilation à condition naturelle, la cheminée doit être suffisamment isolée et avoir une section de 10 pouces carrés par 15 pieds carrés de plancher.

Laiterie

Le premier point qui entre en ligne de compte dans la construction d'une laiterie consiste à assurer la conservation de la qualité du lait. Interviennent aussi des éléments tels que l'égouttement, l'accès à la maison, à un sentier ou à une route, l'approvisionnement en eau et la possibilité d'agrandir ou de modifier la construction. Si le troupeau s'accroît, par exemple, il y aura probablement lieu d'agrandir la laiterie et d'en modifier le plan afin de pouvoir loger un refroidisseur à lait d'une plus grande capacité. La laiterie doit être située de façon à comporter un accès commode à la salle de traite, ce qui permettra d'économiser de la main-d'œuvre et d'installer l'outillage à l'endroit le plus approprié. Si Ton se propose d'employer la machine à canalisation (pipe-line), il faudra en tenir compte dans l'élaboration des plans.

Pièces de la laiterie. — La laiterie peut comporter une pièce ou plusieurs, suivant les besoins de chaque ferme. Ces pièces peuvent comprendre une chambre de garde pour le lait, une chambre de lavage, une chambre de chauffe et un vestibule. (Voir les figures 15 et 16.)

Figure 16. — La laiterie doit faciliter le maintien de conditions hygiéniques, ainsi que l'exécution de la traite. Dans la laiterie ci-dessus, la machine à pipe-line conduit le lait directement dans les bidons. La chambre renferme des bassins de lavage (à gauche), un chauffe-eau électrique, un refroidisseur mécanique, la pompe de la machine à traire, un égouttoir pour les bidons, une chaufferette électrique pour la chambre ainsi que des râteliers à solution pour le nettoyage des gobelets frayeurs.

Dans la salle de garde, le lait est coulé, refroidi et emmagasiné et les ustensiles lavés. Cette pièce doit être assez grande pour loger un refroidisseur et tout autre outillage nécessaire tant pour l'avenir que pour le présent. Les plan-

chers et murs doivent être faits de matériaux qui résistent à l'humidité et se nettoient facilement. Il importe d'assurer un bon égouttement pour les bassins, refroidisseurs, éviers ainsi que pour l'eau du plancher. Les portes de la laiterie ont 'souvent 3^ pieds de largeur, mais on devrait employer une porte de 4 pieds si l'on veut installer un refroidisseur à lait commercial.

La chambre de chauffe de la laiterie doit pouvoir loger une cheminée, ainsi qu'un appareil de chauffage fonctionnant à l 'électricité, au charbon, au pétrole ou au gaz. Il est nécessaire d'apporter de la chaleur dans les régions froides, et avantageux dans les régions plutôt tempérées. Une construction chaude facilite le maintien de conditions hygiéniques et nombre de cultivateurs estiment qu'il est essentiel d'avoir une laiterie relativement chaude pour bien entretenir et nettoyer les ustensiles. Dans les régions à climat plutôt doux on peut employer, dans les divers pièces de la laiterie, des chaufferettes électriques ou des lampes à chaleur radiante, pourvu qu'elles soient bien installées. On peut aussi employer une chaufferette fonctionnant au gaz en bonbonne et certains modèles ne requièrent pas de cheminée.

Plusieurs laiteries comptent aujourd'hui une chambre de lavage. Cette pièce, munie d'un cabinet d'aisances et d'un évier, constitue une grande commodité et peut améliorer les conditions hygiéniques. Si l'on installe un cabinet d'aisances à chasse d'eau, il faudra employer une fosse septique.

On aménage fréquemment un vestibule entre la laiterie et l'étable. Rien ne prouve jusqu'ici que cette pièce soit essentielle, si la laiterie et la salle de traite sont suffisamment aérées. Le vestibule comporte plusieurs inconvénients. Il accroît les frais de la construction, la distance à parcourir, la main-d'œuvre nécessaire à la manutention du lait, ainsi que la longueur de la tuyauterie, si l'on emploie la machine à pipe-line.*

Eclairage. — Une superficie d'environ un pied carré de fenêtre par 10 pieds carrés de plancher donnera de bons résultats dans la laiterie. Il est peut-être encore plus important d'assurer un bon éclairage artificiel plutôt que l'éclairage naturel, étant donné que le soin des animaux se fait généralement à bonne heure le matin ou le soir. Si l'on dispose d'énergie électrique, il faudrait apporter de 50 à 100 watts par 100 pieds carrés de plancher dans la laiterie.

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