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RÉGIE DE L'ÉTABLE À STABULATÏON LIBRE

Le bon fonctionnement de l'étable à stabulation libre est subordonné à la conduite rationnelle des postes de l'étable et des animaux. Les points importants à surveiller sont les suivants : entretenir la couche de fumier, qui assure la chaleur ; apporter suffisamment de litière pour garder les vaches propres; maintenir des conditions hygiéniques pour la production du lait; nettoyer l'équipement et les ustensiles de traite et entretenir la cour d'exercice et les stalles de traite.

Régie de l'étable

Entretien de la couche de fumier. — La décomposition du fumier qui forme le plancher de l'aire de couchage ou aire de repos de l'étable à stabilisation libre assure de la chaleur aux animaux. Il est donc essentiel de maintenir une

* Les Services provinciaux et municipaux d'hygiène ont établi divers règlements concernant la production et le traitement du lait. Le cultivateur qui songe à construire une laiterie ferait bien d'en discuter avec l'inspecteur local.

couche de fumier chaude et propre pour les vaches, veaux et autres animaux. La température d'une couche de fumier profonde et fraîche varie de 80 à 100° Fahrenheit, à 1 ou 2 pouces au-dessous de la surface.

On enlève d'habitude le fumier de l'aire de couchage une fois par année et, un tracteur équipé d'un chargeur constitue un outil presque essentiel. La plupart des chargeurs à tracteur fonctionneront bien si l'aire de couchage est suffisamment égouttée pour assurer assez de prise aux roues du tracteur. L'évacuation du fumier se trouvera facilitée si la machine peut, par plusieurs portes ou ouvertures, accéder facilement à toute la façade de l'aire de couchage. Pendant l'hiver, on pourra enlever une partie du fumier afin d'assurer un dégagement suffisant en hauteur pour les animaux ou de diminuer la quantité du fumier à évacuer au printemps. On doit enlever une partie seulement du fumier à la fois. On y épandra ensuite une quantité abondante de paille et une nouvelle couche de fumier chaude devra commencer à se former avant que l'on nettoie le reste de l'aire de couchage.

Il pourra y avoir lieu, au cours de l'hiver, de niveler quelque peu la couche de fumier. Cette dernière s'accumule moins rapidement le long des murs et, afin de lui assurer une épaisseur uniforme, on pourra lancer les bouses près des murs avec une fourche à fumier, pratique qui, répétée chaque jour, permettra d'économiser de la litière. Lorsque le fumier atteint une profondeur de 2 à 4 pieds, des rampes ou pentes apparaissent là où les animaux descentent au niveau du sol pour gagner la cour d'exercice. Il faudra, à intervalles réguliers, enlever le fumier de ces pentes et le remplacer par de la paille sèche. Il sera également bon de niveler à l'occasion la couche de fumier qui longe les râteliers.

Figure 17. — L'aire de couchage de l'étable ci-dessus est froide, la paille est raide et sèche et les vaches sont propres. Les murs de cette étable sont faits de bois non raboté sans lattes en couvre-joints. La température extérieure a atteint 33 degrés sous zéro. (Howick (P.Q.)).

Quantité de litière requise. — L'étable à stabulation libre nécessitera une fois et demi à deux ou même trois fois plus de litière que l'étable à stabulation entravée. Il est à conseiller, pour la première année du fonctionnement de

Tétable à stabulation libre, de prendre les dispositions voulues pour emmagasiner au moins deux fois la quantité de paille que Ton emploierait dans Tétable ordinaire. La quantité de litière effectivement nécessaire dépend du plan de Tétable et de l'entretien de la couche de fumier. (Consulter les tableaux 1 et 3). Divers matériaux, par exemple la paille, les ripes, le foin de médiocre qualité et autres produits peuvent s'employer. La paille en longueur n'est pas aussi facile à épandre que la paille hachée et tend un peu à former des amas sur la couche de fumier, mais elle résistera mieux à la circulation des animaux que la paille hachée. La paille pressée est parfois plus facile à manipuler que la paille en vrac. Maints cultivateurs qui possèdent une étable à stabulation libre emploient les ripes avec de bons résultats. On économisera du temps et de la main-d'œuvre si les matériaux à litière sont emmagasinés à un endroit commode. On pourra ménager la litière de diverses façons:

(1) Si les portes sont gardées ouvertes de façon que la température de l'intérieur soit à peu près la même que celle de l'extérieur, l'aire de couchage nécessitera moins de litière. Quand l'étable est bien aérée et sèche, la couche de litière qui repose sur le fumier sera plus sèche et plus propre. Lorsque la température intérieure est inférieure à zéro, la surface de la couche de fumier tend à demeurer craquante et elle est protégée par une mince couche de givre.

(2) Il faudra moins de litière là où l'on donne le foin et l'ensilage aux animaux dans une autre section de l'étable ou dans la cour d'exercice au lieu de l'aire de couchage. Lorsque les râteliers sont situés dans cette dernière, les animaux piétinent le fumier qui longe les râteliers, ce qui nécessite une quantité additionnelle de paille.

(3) Le vacher ménagera la litière s'il a soin de lancer les bouges fraîches le long du mur de l'étable avant d'épandre de la paille propre sur l'aire de couchage.

(4) L'apport de litière sur la couche de fumier deux fois par jour réduit la quantité de paille nécessaire.

(5) La consommation de paille sera également abaissée si l'on assure suffisamment d'espace par tête dans l'aire de couchage.

Il n'est pas nécessaire de ménager la paille ni les ripes si l'on en possède des quantités abondantes. On obtiendra une quantité accrue de fumier pour l'engrais si l'on emploie la paille libéralement. Toutefois, si l'on épand trop de litière, la couche de fumier dépassera 4 à 5 pieds, ce qui réduira trop le dégagement nécessaire aux animaux, et elle peut se trouver plus élevée que les râteliers à foin ou les portes qui donnent sur la salle de traite. L'application d'une quantité très abondante de litière peut également contribuer à abaisser la température de la couche de fumier, ce qui contribuerait à réduire le confort des animaux.

Hygiène. — Le cultivateur peut, avec l'étable à stabulation libre autant qu'avec l'étable ordinaire, assurer les conditions nécessaires à la production d'un lait de qualité, c'est-à-dire des vaches saines, des conditions hygiéniques et les moyens nécessaires pour bien traiter et refroidir le lait*. Avec la stabulation

* Consulter aussi les publications 841 et 844 intitulées "Refroidissement du lait sur la ferme" et "La production de lait pur", distribuées par le Service de l'information, ministère de l'Agriculture, Ottawa.

libre, les vaches se gardent généralement en meilleure santé que dans l'étable à stalles parce qu'elles peuvent à volonté prendre de l'exercice et jouir du soleil. Le pis des vaches se conservera probablement aussi en meilleur état à cause de la diminution des blessures à la mamelle et aux trayons. Dans l'étable à stabulation libre bien aménagée et bien conduite, il est possible de garder les vaches aussi propres et probablement plus propres que dans l'étable ordinaire si l'on entretient convenablement l'aire de couchage. De plus, il sera facile de nettoyer soigneusement et d'inspecter le pis des vaches pendant leur séjour dans les stalles surélevées de la salle de traite. Ces particularités de la stabulation libre tendent à améliorer la qualité du lait, mais elles ne suppriment pas la nécessité d'une régie rationnelle.

Nettoyage de la cour d'exercice. — D'une façon générale, il faut garder la cour d'exercice aussi exempte de déchets et de fumier que possible. Dans les conditions normales, les vaches ne se coucheront pas sur le pavé froid et propre ni sur la glace et la neige accumulées dans la cour, mais elles peuvent se reposer sur une partie de la cour recouverte de foin, de paille et de fumier. Dans les régions caractérisées par une chute assez marquée de neige, il y aura lieu d'enlever cette dernière de la cour après chaque tempête. Si une vache patauge dans la neige profonde, ses trayons et son pis peuvent se mouiller et être endommagés par le gel. On peut enlever la neige de la cour avec une niveleuse, une charrue à neige à tracteur ou une lame niveleuse de bulldozer montée sur tracteur. Dans les régions où la chute de neige est modérée, les vaches tasseront volontiers une couche de 2 à 6 pouces de neige. Au printemps, on grattera de temps à autre la cour pavée afin d'enlever la neige fondante. Sur les cours non pavées, la neige doit s'enlever avant que le gel sorte de la terre. Ce travail sera facilité si l'on installe de larges barrières dans les clôtures qui entourent la cour.

Nettoyage des stalles de traite. — Une fois les vaches habituées à la salle de traite, un animal sur 30 y laissera des déjections. On pourra appliquer sur les stalles une couche de chaux, de phosphate, de paille hachée ou de ripes, afin d'absorber l'humidité et on balaiera fréquemment. On pourra aussi les laver régulièrement si le balayage ne les tient pas suffisamment propres. Il est impossible de laver les planchers si la température de la salle de traite est inférieure au point de congélation.

Régie du troupeau

La régie du troupeau laitier logé en stabulation libre diffère à certains égards de celle du troupeau gardé dans une étable ordinaire. La température de l'étable, le rapprochement des vaches, la couche de fumier et la disposition de la salle de traite de l'étable à stabulation libre entraînent des modifications dans la régie.

Influence de la température. — Dans l'étable à stabulation libre, la température de l'aire de couchage est de 5 à 20 degrés supérieure à la température extérieure, même si l'on garde les portes continuellement ouvertes. Si l'étable a été bien aménagée et qu'on ne la laisse pas devenir humide par manque de ventilation, les vaches supporteront le froid sans inconvénients. En effet, l'exposition continue à une basse température provoque le développement d'une couche protectrice de poils. Une fois habituées à la stabulation libre, les vaches sortent volontiers dans la cour d'exercice, même par température très basse. A la

Station expérimentale de Lennoxville (P.Q.), les vaches Jersey sont allées chaque jour dans la cour d'exercice pendant une période extrêmement froide où la température est descendue jusqu'à 41 degrés sous zéro*.

C'est pourquoi il est quelquefois à conseiller de garder le troupeau à l'intérieur par température orageuse. On emploiera à cette fin un panneau ou barrière d'environ 3 pieds de hauteur, ce qui diminuera les courants d'air tout en assurant l'aération.

Décornage. — Afin d'éviter des dommages dispendieux résultant de blessures causées par les cornes, les producteurs laitiers décornent leurs animaux à bonne heure, quel que soit le type d'étable employé. Comme les vaches se trouveront en contact étroit, il est essentiel de les décorner avant de les faire entrer dans l'étable à stabulation libre. On traitera les cornes de tous les veaux avec un bâton de caustique ou tout autre produit commercial éprouvé. Le traitement s'exécute lorsque les veaux ont environ une semaine.

Vaches meneuses et additions au troupeau. — Lorsqu'un troupeau arrive du pâturage à l'automne, on éprouvera rarement de difficultés avec les vaches meneuses. Toutefois, ces dernières causeront souvent des ennuis si le troupeau laisse une étable à stalles pour une étable à stabulation libre pendant l'hiver. Il y aura peut-être à l'occasion lieu de se débarrasser d'une vache ayant mauvais caractère. Cependant les vaches timides suscitent d'habitude plus de difficultés car elles hésiteront parfois à entrer dans la salle de traite lorsqu'on voudra les y amener. Lorsqu'on introduit un nouvel animal dans le troupeau, il est parfois bon de le placer dans une case pendant quelques jours, jusqu'à ce qu'il se familiarise. Bien que l'on puisse, sans inconvénients, faire passer le troupeau d'une étable chaude à une étable froide, il vaut mieux effectuer la transition pendant une période relativement douce.

Entraînement des vaches à entrer dans la salle de traite. — Les producteurs laitiers ont constaté qu'il faut apporter beaucoup de soins pour habituer les vaches à entrer dans la salle de traite. Si on les pousse de force dans les stalles, elles pourront résister, devenir nerveuses et difficiles à traire pendant plusieurs jours. Au début de l'entraînement, on pourra amener les vaches à traverser la salle de traite sans entrer dans les stalles. A mesure qu'elles s'habitueront, on leur laissera le temps de regarder et de se familiariser avec la nouvelle pièce. Les vaches désireuses de trouver leurs aliments entreront bientôt dans les stalles. Une fois le troupeau principal formé, on laissera les jeunes génisses se mêler aux vaches afin de les habituer à la salle de traite avant qu'elles entrent en lactation. Il suffit de deux ou trois jours pour éduquer certains troupeaux, tandis que d'autres nécessiteront deux semaines. On pourra placer une clôture électrique en travers de la cour ou de l'aire de couchage afin de séparer les vaches qui ont été traites de celles qui entrent dans la salle.

Tonte du pis. — Afin de faciliter le nettoyage du pis au moment de la traite, la plupart des cultivateurs tondent le pis et le flanc des vaches à l'automne ou

* Un cultivateur a déclaré qu'il laissait ses vaches aller dans la cour d'exercice par n'importe quelle température. Des froids de 54 degrés sous zéro n'ont aucunement semblé nuire aux animaux, mais les trayons d'une vache ont gelé par une journée venteuse alors que la température était de 10 sous zéro. Cet incident a été attribué au manque de protection de la cour contre les vents.

au début de l'hiver. Comme le froid accroît la pousse du poil, plusieurs producteurs tondent également le pis de temps à autre au cours de l'hiver. Le nettoyage du pis pratiqué à chaque traite garde généralement le poil lisse et propre et masque l'excédent de croissance du poil.

Saison de reproduction et soins du veau nouveau-né. — Le régime de reproduction sera subordonné à la destination du lait produit. Les vaches fécondées pour vêler au printemps ou à l'automne ne comportent aucune difficulté spéciale dans l'étable à stabulation libre. Le seul problème relativement à ce régime de stabulation consiste dans les quelques vaches difficiles à accoupler et qui, de ce fait, vêleront tard. Toutefois, lorsqu'on désire produire du lait en régime continue et que des vêlages surviannent chaque mois, les vaches nécessitent, à l'approche de la mise bas, une attention particulière pendant l'hiver.

Figure 18. — On garde souvent les veaux dans des cases situées clans l'aire de fouehage de l'étable à stabulation libre. La case amovible placée sur une couche de fumier chaud est préférable à la case permanente. Il faudra toujours placer les cases dans une section de l'aire de couchage qui est abritée contre les vents.

Les veaux nés dans l'aire de couchage par température froide doivent être séchés aussitôt que possible ou leurs oreilles pourront geler. La vache lèche habituellement le veau aussitôt qu'il est né, ce qui favorise le dessèchement, mais il faudra au besoin prendre les moyens voulus pour accélérer le séchage. Si Taire de couchage compte plus d'un veau nouveau-né à la fois, il faudra les placer dans des cases séparées afin de les empêcher de se sucer les oreilles. Si l'on épand une litière abondante et fraîche autour des loges, et que ces dernières reposent sur une couche de fumier chaud, les veaux supporteront une température inférieure à 20 degrés Fahrenheit*.

* Suivant des rapports dignes de confiance que nous avons reçus, des veaux sont nés dans l'aire de couchage par température de 22 degrés sous zéro sans préjudices apparents.

Soins vétérinaires. — Comme l'étable à stabulation libre ne comporte pas de stalles ordinaires à collier, il peut être nécessaire de construire un travail ou une case de contention portative pour assujétir les animaux qui nécessitent des soins vétérinaires. Les travails de ce genre mesurent environ 3 pieds de largeur sur 8 de longueur et ressemblent à ceux que Ton emploie pour le décornage ou le marquage du bœuf de boucherie. Pour les opérations de peu d'importance, on

Figure 19. — La case à veaux amovible peut se construire au moyen de quatre panneaux séparés que l'on relie aux coins par de gros crochets. Les planches des panneaux sont distancées d'un pouce afin de permettre l'aération.

pourra assujétir l'animal au moyen d'un collier d'acier fixé au mur par deux attaches de fer. La salle de traite ne doit pas servir aux opérations vétérinaires. Maintes fermes, toutefois, comptent d'autres étables ou bâtiments, par exemple un garage ou une boutique chauffée, dans lesquels on peut temporairement loger un animal.

Répression des mouches. — La répression des mouches n'est pas plus difficile dans l'étable à stabulation libre que dans l'étable ordinaire. Au printemps, une fois le fumier enlevé, on pourra recouvrir l'aire de couchage de 2 à 4 pouces de chaux agricole moulue, de chaux et de phosphate ou de chaux et d'engrais chimique mélangés avec du bran de scie, des ripes ou de la paille finement hachée. On pourra balayer les murs et poteaux qui ont été en contact avec le fumier au moyen d'un balai d'étable et les pulvériser avec un produit chimique ou de la chaux à blanchir. Si on laisse le fumier dans l'étable jusqu'au milieu de l'été ou jusqu'à l'automne, lès animaux ne devront pas avoir accès à l'aire de couchage. Comme on l'a proposé antérieurement, les vaches au pâturage pourront entrer dans la salle de traite à partir d'un autre endroit que l'aire de couchage. On pourra recouvrir la surface de la couche de fumier avec les matériaux énumérés plus haut.

Consommation alimentaire et production laitière

La liberté avec laquelle les vaches peuvent évoluer dans l'étable à stabulation libre semble influer sur leur tempérament. Dans l'ensemble, les vaches ainsi logées semblent moins nerveuses que celles que l'on garde en stabulation entravée. La température froide de l'étable à stabulation libre fera varier aussi la quantité d'aliments consommée. La stabulation libre apporte du confort aux animaux et semble accroître la production laitière.

Consommation d'aliments. — Dans les comparaisons effectuées entre l'étable à stabulation libre et celle à stabulation entravée, les vaches en stabulation libre ont consommé 2-4 p. 100 plus de principes nutritifs digestibles totaux que le même nombre d'animaux logés en stabulation entravée. Il a été démontré que les vaches gardées en stabulation libre produisent plus de lait par unité digestible totale consommée que les vaches gardées dans l'étable ordinaire*. Dans les deux modèles d'étable, la ration de grain ou de concentrés donnée chaque jour est généralement fondée sur la production laitière, et les vaches consomment normalement tous les concentrés qu'on leur donne. Dans les deux étables, les succulents, ensilage ou plantes-racines, se distribuent généralement en fonction du poids des animaux. Toute consommation accrue de principes digestibles totaux par des vaches gardées en stabulation libre proviendrait donc d'un accroissement de l'absorption du foin, qui est consommé à volonté.

Production laitière. — Les vaches gardées en stabulation libre produisent autant de lait que celles que l'on garde dans l'étable à stabulation entravée moderne. Dans leurs réponses à notre questionnaire, les cultivateurs estiment que leurs vaches produisent plus en stabulaiion libre que sous les régimes antérieurs de stabulation. On pourrait s'attendre à un abaissement de la production par température froide mais il semble n'y avoir aucune diminution significative de la production moyenne pour toute la saison d'hiver. Cette régularité de la production semble attribuable à l'amélioration des conditions de milieu que comporte la stabulation libre; elle peut avoir sa source pour une part dans la diminution des blessures au pis que l'on remarque dans l'étable à stabulation libre bien construite. Les producteurs laitiers déclarent aussi que la plupart des troupeaux gardés en stabulation libre souffrent moins de mammite, présentent moins de difficultés de vêlage et de problèmes d'alimentation que dans les étables à stalles utilisées antérieurement pour loger ces troupeaux. Tous ces éléments influent sur l'état de santé des animaux ainsi que sur la production laitière.

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