DE V
Chance
pai-deaau».
Chance
par-deaaoa».
Charge par-de»*oo».
’.ii
^ FINK n
1 BOLLMAN et WARREN., «
*n «ô il il
U‘-ÿi)
iGo ~i — — r
idr4J
fi * 35 7
8,aG
gj,8o
jj.pi
318 SUR LA RECHERCHE DES TENSIONS
De ce tableau et des divers théorèmes établis dans ce Mémoire ressortent les conséquences suivantes :
i° Quel que soit le système de poutre employé, le volume de matière à dépenser pour résister à une charge donnée ne diminue pas, comme on pourrait le croire, à mesure que la hauteur de la poutre augmente. Il existe, pour chaque système de poutre, une hauteur donnant lieu à la plus grande économie possible de matière. Ce sont ces hauteurs indiquées en chiffres plus forts au tableau précédent qu’il faut adopter ou dont il convient au moins de se rapprocher le plus possible; en les dépassant, loin d’obtenir une économie, on augmente souvent la dépense dans des proportions qu’on soupçonnerait difficilement. Ainsi, pour la poutre à triangles isoscèles dont la semelle serait divisée eu 3a parties égales, celte hauteur, la plus favorable pour porter une surcharge Q, est égale au -pj-y de la portée L, hauteur, comme on le voit, très-pratique ; et la dépense
de matière correspondante est 8 X ; mais si l’on s’avisait de por-
ter celte hauteur au quart de la [>ortée, la dépense de matière serait
" ,63 — ; c’est-à-dire que, loin d’ètrc moindre, elle serait presque QL
doublée.
On remarquera, du reste, que dès que le nombre des divisions de la semelle est un peu considérable, ce qui a toujours lieu poulies portées moyennes et grandes, les hauteurs les plus favorables varient du -j au -py, et même du — -, ou — de la portée. 11 est remarquable que ces chiffres, indiqués par la théorie, soient précisément ceux que la pratique a consacrés; mais ce que les praticiens n’ont certainement pas remarqué, c’est qu’il y a, en général, à perdre et non à gagner à dépasser notablement ces hauteurs.
a 0 Quel que soit le système de poutre employé, le volume de matière à dépenser pour résister à une charge donnée, avec une poutre dont la hauteur et la portée restent les mêmes, croit rapidement avec le nombre des parties dans lesquelles on divise la semelle, c’est-à-dire avec n. Mais ce nombre «, comme nous l’avons déjà dit, est, dans la pratique, commandé ou à peu près, par la nécessité de ne pas laisser des portions de semelles trop longues, sans liaison avec le reste de la pièce, autrement ces portions de semelles fléchiraient sous l'action de leur poids et sous l’action des
DANS LES SYSTÈMES DE BARRES. 319
charges roulantes. Ceci est surtout important quand la semelle est comprimée.
3° Si l’on compare les trois espèces de poutres (Fink, Bollman et Warren), pour un meme système de valeurs de n et de J, on voit que, pour la charge roulante, c'est toujours la poutre à triangles isoscèles qui l'emporte; pour la charge permanente, elle l’emporte aussi, sauf pour des valeurs très-grandes de n et de 0 ; on peut déduire de là que, sauf de très-rares exceptions que nos formules (63) et (64) indiqueront facilement, elle l'emportera aussi pour les deux charges réunies. Ainsi cette poutre doit être regardée comme supérieure aux systèmes Fink et Bollman, à ce dernier surtout, qui est admissible pour des charges uniformes, mais qui, pour des charges roulantes, doit être absolument proscrit (*) ; et en adoptant les poutres à triangles, ce ne sont pas des économies insignifiantes que l’on fait, mais des économies pouvant aller à jo pour îoo, et plus, du volume de matière employée.
Ainsi, pour une poutre dont la semelle serait divisée en 3a parties et dont la hauteur serait égale à ~ de la portée, chiffre trèsusuel, il faut, pour porter une charge permanente P, les volumes de matière suivants :
Fini
Bollman
Triangles isoscèles. . . .
Triangles rectangles. . .
c’est-à-dire que le système Bollman exige 4a pour ioo, et le système Fink 48 pour ioo de matière de plus que le système à triangles isoscèles.
Pour porter, dans les mêmes conditions, la charge roulante Q, il faut :