CHAPITRE XII
APPLICATION AUX POUTRES DROITES ET PONTS SUSPENDUS PORTANT DES CHARGES FIXES.
BEMABfllUE PBÉLmiHAIBE. — Dans ce qui va suivre, nous n'emploierons plus des chiffres moulés pour désigner les lignes d'action des forces et des chiffres ordinaires pour représenter leurs grandeurs. Les deux lignes représentatives d'une force seront l'une et l'autre désignées par un même chiffre ordinaire. Seulement la figure formée par les lignes d'action d'un système de forces continuera à être désignée par un numéro moulé, et la figure formée par les lignes représentant les grandeurs des forces sera désignée par le numéro similaire écrit en chiffres ordinaires. De plus, dans le texte, nous continuerons à indiquer, par des chiffres moulés, les lignes de la première de ces figures et par des chiffres ordinaires les lignes de la seconde. De cette façon,, aucune ambiguïté ne sera possible.
Ainsi, quand nous étudierons, par exemple, le diagramme formé
par les /ig. 65 et 65 de la PL JlIII^ et que nous parlerons des
lignes
de ce diagramme, on saura qu'il s'agit des lignes portant les numéros
^i'h 3* SECTION. — CHAP. XII.
sur la fig. 65; tandis que, quand nous parlerons des lignes
on saura qu'il s'agit des lignes portant ces numéros sur la /ig. 65.
POUTB£S DBOITES DE HAUTEUR GOHSTAIITE, PORTAHT DES GHAR6E8 YERTI- CALES UHIFOBMES OU aUELGOHaUES SUR LE TABLIER. — Considérons le type de poutre reposant sur deux appuis, représenté par la fig, 65 {'PL XIII) et portant les charges verticales ayant pour lignes d'action
On doit d'abord chercher les réactions des appuis. Dans le cas particulier où toutes les charges seraient égales, ces réactions seraient chacune égales à la demi-somme des charges. Soient généralement 9 et 10 leurs lignes d'action. Le polygone des forces se réduit à une ligne droite qui est tracée en doubles traits sur la fig. 65. De ce polygone on connaît les côtés
On peut donc construire le polygone funiculaire de ces forces; on en arrêtera les côtés extrêmes aux droites 9 et 10. On fermera ce polygone et le rayon polaire parallèle à la droite qui le ferme déterminera, sur le polygone des forces, le point 9. lo et, par suite, les réactions 9 et 10.
Ayant ces réactions, les tensions des barres s'obtiennent (§ 96 bis) par la construction d'une figure réciproque.
On tracera d'abord la réciproque du nœud (10, 11, 12). C'est un triangle dont on connaît le côté 10. La barre principale 11 étant comprise entre les forces 10 et 1, sa réciproque part (96 6w) du sommet lo.i du polygone des forces, tandis que, la barre principale 12 étant comprise entre les forces 10 et 9, sa réciproque pari du sommet 10.9 de ce polygone. De ce sommet partiront les réciproques de toutes les barres principales supérieures, puisque toutes sont comprises entre les forces 10 et 9, et, comme elles sontenUgne droite, leurs réciproques seront elles-mêmes sur une seule droite.