‹ La statistique graphiqueChapitre 6 sur 12 · L/çfU' fl '^/^'f/^is · texte numérisé non relu

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Fi* N. TRAFIC DES CHEMINS DE FER ET MOUVEMENT DELA NAVIGATION DES PORTS EN FRANCE

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brute kilométrique de la ligne ; nous y avons ajouté, à Taide de rectangles, le mouvement de la navigation des principaux ports en distinguant l'entrée, la sortie et la navigation avec les colonies pour l'année 1872.

II. La statistique officielle publie un grand nombre de renseignements, dont le total général pour un État se compose de totaux partiels correspondant aux divisions administratives de cet Etat. En France, le département est la division la plus importante ; c'est celle qui à servi de cadre aux tableaux de l'Annuaire statistique de la France, que publie le ministère du Commerce. L'arrondissement, le canton, la commune fournissent des divisions de moindre étendue.

Veut-on représenter ces renseignements sur une carte par des teintes ou des hachures? On dresse une carte teintée par divisions TERRITORIALES. Dans le diagramme on figure chaque fait par une dimension exactement proportionnelle à son importance. Mais on ne saurait avoir autant de couleurs ou d'espèces de hachures qu'il y a de degrés d'intensité du fait; il est donc nécessaire d'établir des catégories. C'est à l'auteur qu'il appartient de voir, suivant le sujet qu'il traite et le nombre de teintes dont le mode d'impression lui permet de disposer, en combien de catégories il convient de distribuer la série des éléments qu'il doit rejirésenter.

Une autre question à trancher est celle de la couleur. Quand la figure est imprimée en typographie dans un livre, cette question est décidée d'avance ; Vimpression vient en 7ioir^ et les catégories ne se distinguent que par le genre et l'intensité des hachures ; on peut, dans ce cas, adopter soit des points de plus en plus rapprochés, soit des lignes de plus en plus épaisses ou de plus en plus serrées, soit des lignes croisées. M. Bertillon père avait dressé les cartes de sa Démographie figurée " en établissant neuf catégories d'après ce procédé qui a l'avantage d'être moins coûteux que l'impression en couleur.

Beaucoup de statisticiens, lorsqu'ils emploient la couleur, n'en admettent qu'une seule pour représenter sur une carte un même ordre de faits ; c'est le système monochrome^ auquel se rattachent les cartes avec hachures imprimées en noir. Puisqu'il s'agit, disent-ils, d'un seul ordre de faits variant d'un lieu à un autre, non en genre, mais en intensité, il convient de les figurer par des teintes graduées d'une môme couleur : c'est d'après le système que sont coloriées les petites cartes, très claires, qui accompagnent l'Annuaire statistique de l'Empire allemand. Nous signalons, comme spécimen, une des cartes qui accompagnent l'Annuaire de 1884 ; elle figure le rapport de la population industrielle à la population totale. Ne pi)uvant reproduire ici cette carte, nous renvoyons le lecteur à l'Annuaire ; il y verra que les hachures, qui renforcent les teintes.

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ont permis de distinguer neuf nuances; que les grands groupes manufacturiers de la Saxe (royaume, duchés et province), de la Lusace et de la Haute- Silésie, du bassin de la Ruhr et des provinces rhénanes de l'Alsace et de la Forêt Noire se détachent nettement par leur teinte sombre et que l'œil distingue aisément tous les groupes secondaires.

Ce système, qui est bon, n'a qu'un tort, que lui prêtent gratuitement quelques-uns de ses partisans : c'est de prétendre s'imposer, au nom de la logique, à l'exclusion de tout autre. Tous les systèmes qui peuvent traduire d'une manière claire une pensée utile sont également bons.

Nous en employons souvent un autre, qui consiste dans l'emploi de deux couleurs, le rouge et le bleu. Le rouge est appliqué à toutes les divisions territoriales où le fait s'élève au-dessus de la moyenne générale de l'État ; le bleu, à toutes les divisions territoriales qui sont au-dessous de la moyenne ; les teintes de rouge et de bleu sont, d'après un système uniforme, d'autant plus foncées que l'intensité du fait qu'elles représentent est plus grande. Ce système, qui est relativement peu coûteux puisqu'il n'exige que trois couleurs (noir pour le fond de la carte, rouge et bleu pour les teintes), a, en outre, un double avantage. En premier lieu, il est commode pour l'enseignement, parce qu'il présente tout d'abord aux yeux une idée très simple en divisant le pays, relativement au phénomène représenté, en deux catégories de régions, la catégorie pauvre et la catégorie riche ; c'est une notion facile à retenir, que le système monochrome ne fournit pas avec la même netteté. En second lieu, il permet d'apercevoir, par un examen plus attentif, un plus grand nombre de catégories que le système monochrome, puisque la série des nuances s'applique à deux couleurs au lieu d'une. Voici, comme exemple (voir la figure ci- jointe, fig. O), une carte de la taille des conscrits en France dressée d'après les recherches du docteur Boudin sur le recrutement de 1850 à 1859 et extraite d'une des planches de notre atlas.

Nous emprunterions volontiers un second exemple de l'emploi des deux couleurs aux cartes qui accompagnent rarticle de M. Ravenstein, " On the Laws of Migration," inséré dans le numéro de juin, 1885, du " Journal de la Société de statistique de " Londres." Quoique nous ne puissions l'insérer dans notre texte qu'en noir, en figurant par des lignes doublées de points ou par du noir absolu les parties qui sont en rouge sur l'original, nous donnons une de ces cartes (voir la fig. P); elle représente la proportion pour chaque comté des individus appartenant à la population rurale qui se sont trouvés, au recensement de 1881, dans le comté même où ils étaient nés. L'auteur a fait douze catégories, de 50 à 95 pour cent, six de rouge pour les comtés qui avaient plus de 74'6o pour

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