‹ La statuaire polychrome en Espagne; illustré de quatre-vingts planches tirées hors texte et de trois planches en couleursChapitre 123 sur 171 · CHAPITRE XIII MARTINEZ MONTANTS · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII MARTINEZ MONTANTS

1. (page 157). — Les grands peintres sévillains appartiennent même à une époque plus récente. Pacheco nait en 1571 et meurt en 1664; Velasquez nait en 1599 et meurt en 1660 ; Murillo naît en 1617 et meurt en 1682; Valdes Leal nait à Cordoue en 1630 et meurt à Séville en 1691. Pendant ce temps, Valence donnait Ribera qui voyait le jour en 1588, et l’Estramadure, Zurbaran qui venait au monde en 1598 pour s’éteindre, le premier, à Naples, en 1656, et le second, à Madrid, en 1662 probablement.

2. (page 157). — J’emprunte les renseignements historiques relatifs à Montanes soit à Cean Bermudez (t. I, p. lviii et t. III, p. 84 h 94), soit à l’ouvrage récent publié à Séville par M. l’abbé Manuel Serrano y Ortega, bibliothécaire de la Colombinc, sous le titre un peu long que j’ai donné (note 15 de la page 149).

3. (page 157). — A chaque cathédrale est joint un sagrario servant d’église paroissiale au quartier et où se célèbrent les offices et les cérémonies telles que les baptêmes, les mariages, les enterrements.

4. (page 157). — Dona Catalina de Salcedo y Sandoval, suivant quelques auteurs. Montanes dut se remarier au cours des dernières années du xvi“ ou des premières années du xvn*^ siècle.

5. (page 157). — On sait, en outre, que Montanes était très vieux quand il mourut en 1649. De tous ces renseignements, il semble résulter qu’il était né vers 1560 et que, par

conséquent, il avait Tàge que je lui donne quand il fit l’enfant Jésus de la confrérie du Sagrario. M. l’abbé Manuel Serrano y Ortega cite, à l’appui de ce dire, de nombreuses pièces postérieures à 1607, qui sont toutes concordantes et formelles (G. P., ch. v, p. 68).

Dans un autre ordre d’idées, M. l'abbé Manuel Serrano y Ortega prétend, mais cette fois sans en donner aucune preuve et à tort selon moi, qu'il faut aussi placer avant 1607 les retables et la statue de Santa Clara (G. P., p. 88 et 89). D’autre part, les archives de la communauté de Santa Tercsa montrent que Montanes travailla pour les religieuses de cet ordre en 1590 (G. P., p. 88). Il se pourrait donc que Montanes ait sculpté avant la fin du xvr siècle le saint Joseph patron de leur église et, avant 1607, le Crucifix et la Conception de la maison professe.

6. (page 158). — Montanes, comme Hernandez, voyagea très peu. Il semble même qu’il n’ait quitté Séville que sur la fin de sa vie pour aller exécuter h Madrid le portrait de Philippe IV. Un document très précieux écrit de sa main et conservé aux archives des Indes, corroboré par des pièces précises (Cean Bermudez, t. III, p. 86, 87, 88) nous apprend qu’à cette occasion il resta sept mois à Madrid (Voy. également ci-dessous p. 173).

7. (page 158). — Montanes, comme Gregorio Hernandez dont le nom revient sans cesse quand on parle du maître sévillan, était d’une insigne piété. On a vu qu’il s’était affilié,

NOTES DU CHAPITRE XIII (pages 158-164).

dès son arrivée à Séville, a la confrérie du Dulce Nombre. Plus tard, quand on prépara la béatification de Hernando de Mata dont il avait été l’ami durant plus de quatorze ans, il fut un des témoins les plus écoutés; puis on sait par des contemporains qu’avant de commencer une œuvre nouvelle il s’y préparait par des exercices de piété, la confession, la communion et la prière.

8. {page 160), — C’est l’ancienne église de la maison professe des Jésuites. Cean Bermudez ne cite nommément que la statue de saint Ignace, mais il est manifeste que la seconde, celle de saint François Xavier, peutêtre moins belle, est cependant de la même main. C’est d’ailleurs ce qu’affirme l’abbé Serrano y Ortega qui a fait une élude très serrée des œuvres de Montanes (G. P., p. 90) et ce que l’on déduit des renseignements donnés par Cean Bermudez lui-même dans les articles consacrés à Pacheco (t. IV, p. 6) et à Montanes (t. III, p. 92). Après avoir cité la statue de Loyola exécutée pour la maison professe, il y parle, en effet, de celles de otros santos Jcsiàtas en sas altares.

9. (page 160). — Ignace de Loyola était mort en 1556. Si Montanes n’avait pu le connaître, beaucoup des contemporains de l’artiste l’avaient certainement vu. On devait d’ailleurs posséder de nombreux portraits dont s’inspira Montanes. Pour ma part, j'en connais un sur lequel il semble que la statue ait été étudiée. Saint François Xavier, bien que plus jeune, avait précédé de quatre ans dans la tombe le fondateur de l’ordre.

[o. (page 160). — En réalité, novembre

11. (page 160). — Santiponce situé sur la rive droite du Guadalquivir et à 7 kilomètres environ de Séville, qui est sur la rive gauche, a été bâti sur les ruines d’Italica, la patrie des empereurs Trajan, Adrien, Théodose et du poète Silius Italiens.

12. (page 161). — Le Duc de T'Serclaes, qui a conservé en partie les archives du monastère, possède le traité passé entre les Hiéronymites et Montanes relatif à l’exécution du retable commencé en novembre 1609. L’on y spécifie que le jour de San Andres de 1611 il

doit être dépensé au retable 22 583 réaux. Il semble d’après ces documents que les divers travaux commandés à Montanes furent terminés en 1613. Cean Bermudez (t. III, p. 85) dit de son côté que le retable fut commencé en 1610, après la fête de la béatification de saint Ignace, et terminé en 1612 et que l’artiste toucha 3 500 ducats et une gratification de 300 fanègues (166 hectolitres environ) de blé. Cean Bermudez attribue également à Montanes les statues crantes des fondateurs (t. III, p. 91), mais, à mon avis, cette opinion est discutable (Voy. ci-dessous, p. 162).

13. (page 161). — Cronica dcDon Sancho clBravo^ fol. 76. Valladolid, 1554

14. (page 162). — Quintana. Vida de Es^ panoles célébrés^ t. I, p. 51. Madrid, 1807, in-i2. Deux auteurs ont porté h la scène ce dramatique épisode du siège de Tarifa. C’est d’abord un contemporain de Montanes, Luis Velez de Guevara, qui fit représenter avec un immense succès, Mas pesa cl Rey que la sangre y blason de los Gn^manes (Le roi pèse plus que le sang et la gloire de Gusman), puis Martinez de la Rosa dans son Isabel de Solis.

15. (page i63). — La teneur du traité nous apprend que la sculpture fut payée à Montanes la somme énorme de i 000 ducats d’argent. (Cean Bermudez, t. III, p. 85.)

16. (page 163). — Sur Santa Clara, voy. chap. XII, note 5 et Cean Bermudez, t. III, p. 93.

17. (page 163). — Cean Bermudez dans l’article consacré à Pacheco ne laisse aucun douteàcetégard(t.IV,p. ii et 1 2). Le mémoire défensif rédigé par Pacheco — Sobre la antigiiedady honores del Arle de la pintiira y su comparaciuii con la Escultura, contra Juan Martine:^ Montanes — est du 16 juillet 1622, et, d’autre part, il est évident que les peintures qui donnèrent lieu h ce débat n’étaient pas faites encore en 1610 ni meme en 1614, époque où la collaboration des deux artistes était extrêmement amicale, ni même en 1618 ou 1619 où Pacheco peignit le Christ des Calices.

18 (page 164). — Selon un contrat passé devant Alonso de Colombres, elle fut payée, peinture et damas compris, 5 900 réaux. (Cean Bermudez, t. III, p. 85, 86 et 91.)

19. (page 164). — Ces deux statues et celles de quelques Vertus faites en 1618 furent payées 13000 réaux. (Cean Bermudez, t. III, p. 85 et 91.)

20. (page 166). — Le Christ est en bois de cyprès. Cette matière a facilité l’opération dont il a été victime. Quant à la coutume de l’habiller elle est si ancienne que Cean Bermudez, qui se borne du reste à mentionner cette statue, la cite comme une statue de vestir ^ c'està-dire de celles dont les nus seuls sont travailléset que l’on habille de vêtements à leur taille (voy. ci-dessous, p. 196, 197, 198).

21. (page 166). — L’architecture de ce retable montre que Montahes était un constructeursavantet habile. L’ensemble du travail fut terminé vers 1631 puisqu’il fut taxé à 32 000 réaux en 1632 comme le constate la mention du payement effectué le 5 septembre 1639 devant Francisco Lopez Castellar. (Ortega, G. p. 92.)

22. (page 167). — Il n’en est pas fait mention dans Cean Bermudez, mais il est cité par l’abbé Serrano y Ortega (G. P., p. 95).

23. (page 169). — Etant donné la date de la composition des Ôrdenes militarcs^ on peut affirmer que la pièce fut écrite après la victoire définitive de la doctrine de l’immaculée Conception, doctrine que les Ordres militaires d’Espagne avaient juré de défendre en échange du vceu de chasteté.

24. (page 169). — L’on peut utilement consulter sur l’historique de l’immaculée Conception plusieurs excellents ouvrages : E. Preuss, Die rdmischc Lehrc von der Unbeflcckten Empfàngniss. Berlin. 1865. — L. Maxe-Werly, Iconographie de V Iniinaculée Conception de la Sainte Vierge depuis le milieu du XV'" siècle jusqu' à la fin du XV P. Moutiers, 1903. — Bulletin hispanique, t. V, n° 4. octobre, décembre 1903, p. 383.

-5- (P^g*^ Oo)- — Cantique des Cantiques, VI. 9.

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