‹ La statuaire polychrome en Espagne; illustré de quatre-vingts planches tirées hors texte et de trois planches en couleursChapitre 13 sur 171 · LES ARTS SOUS LES VISIGOTHS · texte numérisé non relu

LES ARTS SOUS LES VISIGOTHS

arcatures ornementales de l’Arménie; mais la Syrie comme l'Arménie étaient des contrées où s'exerçaient d'une manière prépondérante les influences de la Perse. Elles avaient emprunte à 1 Iran 1 arc outrepassé en même temps que le prototype de la voûte gothique et le modèle des coupoles sur plan carré où la tiansition entie le carre et le cercle s obtient au moyen de trompes sur les angles. 11 serait bien étrange que l’exception en Orient flût devenue en Espagne une sorte de règle dès le temps des Visigotlis. Je croirais d’autant plus volontiers que ces aies appartenaient a des monuments chrétiens construits ou réparés sous la domination des Ommiades, que ïajimei (fenêtre couplée) de Séville présente, soit sur les archivoltes, soit sur l’encadrement général de la baie, ces torsades que je signaleiai bientôt et qui, dans le Nord, sont caractéristiques des monuments élevés à dater du règne de Ramiro LL On a déjà reconnu que ïajime^ de Tolède, dit de San Gines, n appartenait que par ses colonnes à l’époque visigothique. Les autres sont dans le même cas. Ils seraient la première manifestation de cette civilisation vw^ârabe qui se constitua de très bonne heure dans les provinces soumises aux musulmans.

11 est piobable que les Visigoths se bornèrent le plus souvent à restaurer les édifices lomains, à réparer les temples et à les approprier au culte chrétien. Toutefois, aux formes architectoniques, aux décors et à la modénature importés par les proconsuls, ils mêlèrent quelques ornements usuels d’origine byzantine qui venaient en E.spagne par 1 intermédiaire de la France. Les édifices construits dans le Nord au lendemain de 1 expulsion des musulmans en témoignent et mieux encore, l'art somptuaire dont l'Armeria real de Madrid et le musée de Cluny possèdent de si précieux spécimens avec les couronnes votives des rois Receswinth etSwenthila découvertes en 1858 à Guarrazar, près de Tolède,

En léalité, une lacune de plusieurs siècles sépare les sculptures de style ibéiique d avec celles où se manifeste de nouveau un art propre à l Espagne. Ces dernières se trouvent où il était naturel de les chercher, dans les Asturies, au pied du veisant méridional des Pyrénées et remontent au règne des premieis princes qui secouèrent le joug musulman.

A la tête de la glorieuse phalange qui expulsa les Mores, marche Pelayo (Pélage. 718-7^8 environ). Après la défaite de Guadalète, il réunit dans la vallée de Cangas les débris de 1 armée visigoihe, y incorpora quelques pâtres et vain-

quit à Covadonga les invincibles escadrons d'Alkhaman. Vinrent plus tard Alonso (Alphonse) 1", le Catholique (7^8-757) qui, au rapport des chroniqueurs, construisit autant d’églises et de couvents que de villes et de forteresses ; son fils Frtiela (757-768), le fondateur d'Oviedo, et Alonso 11, le Chaste (792-842), qui fixa sa résidence dans cette nouvelle ville et qui durant son long et glorieux règne acheva de fonder la monarchie dont les premières assises avaient été posées par Pelayo. Ramiro 1", la Verge de Justice (12 mai 842-1" février 849-850; occupa les courtes années de son règne à lutter contre des compétiteurs et à punir des révoltés.

11 eut pour fils Ordoho L’’ (850-866) et pour petit-fils Alonso 111, surnommé le Grand (866-910). Ces princes reconquirent la Galice, pénétrèrent dans la Rioja, s’emparèrent de Salamanque et portèrent jusqu’aux rives du Duero les limites du royaume chrétien.

Alonso 111 se vit arracher la couronne par ses fils. L'aîné Garcia ('910-914) lui succéda nominalement et choisit Leon pour capitale, Ordono II (910-924) reçut la Galice, Fruela II (910-925) garda Oviedo et les Asturies et Gonzales entra dans les ordres. A la mort de Garcia (914), Ordono II prit le pouvoir. 11 aurait dû avoir comme successeur immédiat son fils aîné, Alonso, mais Fruela II l’écarta du trône, heureusement pour l’unité espagnole, puisque les Asturies, devenues sous son règne un état indépendant, furent ainsi réunies au jeune royaume. Elles n’en formèrent plus désormais qu’une principauté réservée dès 1588, au premier-né de la couronne. Suprême honneur qui récompensait leur inébranlable fidélité à la foi.

Fruela II ne survécut qu’un an à Ordono. 11 eut pour successeur Alonso IV (925-950), sur qui il avait usurpé le trône. Ce dernier abdiqua bientôt en faveur de son frère Ramiro II (950-950), le vainqueur de la célèbre bataille de Simancas (959), qui eut lui-même pour héritier son fils Ordono III (950-955).

Le royaume fondé par Pelayo et agrandi par ses successeurs conserva longtemps des dynasties nationales. Mais, Alonso V étant mort (15 mai 1027), ses héritiers furent dépouillés par les rois de Navarre dont la puissance avait beaucoup grandi au cours de ce dernier demi-siècle. C’est ainsi que Fernando 1" (105 5-Nocl de 1065), le second fils de Sancho, roi de Navarre, réunit à la Castille Leon, la Galice et les Asturies et devint le plus puissant monarque de l’Espagne

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11 eut pour fils- Ordofio 1"' (850-866) et pour petit-fils Alonso 111, surnommé il. l'.iaïui 8()6-i)iii Ces princes rçconquirent la Galice, pénétrèrent dans la i-Uoja Pi-mparèrent de Salamanque et portèrent jusqu’aux rives du Duero les limites du royaume chrétien.

Alonso 111 se vit arracher la Couronne par ses fils. L’aîné Garcia i9io-9i4) lui succéda nominalement et choisit Leon pour capitale. Ordofio II '910-924) reçut G Galice, Fruela II (910-925) garda Oviedo et les Asturies et Gonzales i.'iura dans les ordres. A la mort de Garcia (914), Ordono II prit le pouvoir. Il .1,-1. : dû avoir comme successeur immédiat son fils aîné'-, Alonso, mais fruela II .-caria du tronc, heureusement pour l’unité espagnole, puisque les Asturies, lîi ,iaes sous son règne un état indépendant, furent ainsi réunies au jeune Cl r.nme. EHcs n'en formèrent plus désormais qu’une principauté ré.servée ii: 1 j88, au premier-né de la couronne. Suprême honneur qui récompensait iei.r ir.L-Tiraalable fidélité à la foi.

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Le royaume fondé par Pelayo et agrandi par ses succes.seurs con.serva long-

demi-siècle. C’est ainsi que Fernando 1" : 103 5-Noêltdesf?ï65 ;. le second fils de Sancho, roi de Navarre, réunit à la Castille Leon, la Galice et les A-uiriev et devint le plus puissant monarque de l'Espagne

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