CHAPITRE XI
GREGORIO HERNANDEZ ET SON ÉCOLE
Gregorio Henmiideji. — Sa personnalité artistique. — 5es principales œuvres. — Son tnfliwnce. — Ses élèves et ses successeurs. — Manuel Pereyra. — Juan Alonso Fillabrille. — Ahnso de Los Rios. — Luis Ron. — Cannona. — Conclusion.
L’essor merveilleux que les arts et les lettres avaient pris au commencement de ce siècle si justement nommé le Siècle d Or et au cours duquel l’Espagne vit naître à côté des grands sculpteurs à qui ce travail est consacré, des architectes, des peintres, des musiciens, des écrivains et des poètes de génie tels que "Velasquez, Murillo, Salinas, Morales, sainte Thérèse, Fray Luis de Leon, Cervantes, Calderon, se prolongea bien au delà des années comprises dans une période centenaire. Si les indices d’une décadence prochaine se faisaient sentir dans le Nord dès le règne de Philippe 111, c’est pourtant l’époque où brilla Gregorio Fernandez qui hérita et synthétisa, semble-t-il, les progrès accomplis par ses prédécesseurs.
Le maître incontestable de l'école castillane naquit en Galice en 1570'. Cette date se conclut de celle de sa mort et du nombre d'années qu’il vécut donnés par une inscription placée au-dessous d’un portrait provenant de l’église du Carmen Calzado et aujourd'hui au musée de peinture et de sculpture de Valladolid.
« Gregorio Fernandez, illustre sculpteur, originaire du royaume de Galice, fixé à 'Valladolid où son talent jouit d’une réputation et d’un crédit immenses et où il mourut en 16^6, à l’âge de soixante-six ans. »
L'année de sa mort est confirmée par des actes notariés et mieux encore par son acte de décès retrouvé dans les archives de l’église de San lldefonso.
« Le vingt et deux janvier de cette dite année de seize cent trente-six est
LA STATUAIRE POLYCHROxME EN ESPAGNE.
mort l'insigne sculpteur Grego io Fernandez, qui reçut les sacrements et fit son testament... »
Si j’insiste à ce sujet c’est que longtemps, sur la foi d’une pierre tombale portant non la date du décès, mais celle de 1622 où fut achetée la sépulture, on avait cru que le grand artiste était mort en effet cette année.
On prétend que sa vie durant Fernandez, ou plutôt Hernandez pour lui donner le nom sous lequel il est désigné le plus souvent, ne quitta jamais Valladolid. C’est une exagération. S’il fit ses études artistiques dans cette ville, on sait qu’il dut la quitter pour Madrid où il se maria. Peut-être même ne fixait-il sa résidence à Valladolid qu’en 1601, en même temps que s’y installèrent les artistes amenés par Philippe III et le duc de Lerma, quand la cour y revint et y siégea de nouveau. On sait aussi qu’en 1624, il était à Vitoria et s’y engageait à Elire le retable de San Miguel en collaboration avec Juan Velasquez, maître charpentier chargé à la fois de la construction et sans doute aussi de la partie architecturale
L’hypothèse d’une installation tardive à Valladolid se fonde encore sur ce fait que le nom de Fernandez, bien que destiné à une fortune éclatante, se rencontre pour la première fois sur les contrats le 1 1 mai 1605 et encore n’y apparaît-il qu’en qualité d’auxiliaire du sculpteur Millan Vilmercati, connu en Espagne sous le nom de Milan Vimercado. Il avait à cette époque trente-cinq ans.
Ce n’est qu’en 1606, un an après, et non en 1602 comme l’a écrit par erreur Cean Bermudez, qu’il entreprend seul, du moins à titre de sculpteur, son premier travail.
Il s agit du retable de San Miguel de Valladolid. Le contrat porte que les sculptures du retable seront payées 4208 réaux indépendamment de la statue en ronde-bosse du saint pour l’exécution de laquelle il en sera donné 604. Hernandez avait choisi pour collaborateurs le maître charpentier Cristobal Velasquez, 1 auteur présumé de l’Annonciation de Las Angustias et dont le nom reparaît très souvent associé au sien, et les peintres Francisco Martinez et Pedro de Salazar qui se chargèrent de la polychromie des chairs et des vêtements de la statue pour le prix de 610 réaux de vêlions. Le maître charpentier avait traité de son côté pour le prix de 5 j j J réaux.
A dater de l’époque où fut livré le retable de San Miguel, il n’est pas
Planche C. — Sainte Élisabeth.
Musée de Valladolid. — bois peint et doré. — Buste reliquaire attribué a Gregorio Hernandez Phot. inédite de l’Auteur.
■/^GNK.
•tw-f. ' MP - ; -mandez, mii reçut les sacrements et fît s ;
u-;jr'!pp-
'■ ■ ut ''«ngtemps, sur la foi d’une pierre tomba-
•• I cfi'e de 1622 où fut achetée la sépulture,
■ , : ! • étaiî tiort en effet cette année.
qm v : tr.îQ: t Te intez, ou plutôt Hernandez pour lui doit'
r • siB :: dt-B^i^né le plu.s souvent, ne quitta jamais Valladolid
. tri uni =îSï,-:. r;!i/i7-; : fit scs études artistiques dans cette ville, on sait
-ju d d ■' il I ir p:?ur .ia h. 1 où d ss- maria. Peut-être même ne fixait-il sa
i.' l'ii- - .71 ;n Kioi, -n jiëme temps que s'y installèrent les
' ' r 1' • pa: ! ihi, r.;- M' ic dû-’ d-’ Lerma, quand la cour y revint et y
' ' r 1 . -.li; Cn :C;i ’ci.ù qU' i 1624, il irait à ’Vitoria et s’y engageait
: t iba di '-‘it'icl en collaboration avec Juan Velasquez, maître
' d ■: I./, !< i; d. la construction et sans doute aussi de la partie
‘ ' ,1 l'.-.i b ri tr. tardive à Valladolid - 1 -onde encore sur ce
lati iiiic lin. i : irn;;; ; n Pm:, que destiné à uncf ‘'r i éclatante, se ren- 1' 'ûiA' P ii‘ ' iiî' r't: ii: :i,,r , ’ l'ni rats jg i[ niai !'> ' ncote n'y appa-
‘ ri . lïir 1 ;U' r : , 7 - ;J : i ; : 1, ; "dillan Vilmu’Cai., ’iiau en Espagne
' ='1' ' - i fd n ,11' ; , a i. époci" A :nte-cinq ans.
‘ ^ ' n '■ r i •, . • .2 comr,;-: • écrit par erreur
' ■ 1 i ,7 , :î nioins à titre vie sculpteur, son
pivnii. - , lé
i Vallad >!:d. Le contrat porte que les ■ - ’ i • éaux indépendaTment de la statue cn
n é • ■ ii'i n 7 - laquelle il en scim donné 604. Hernan-
‘ 1 ; ■ vl'; i;;if.ueu, le maîtrci chnrpenti r Cristobal Velasquez,
é ' ! Ar : *;• :. '7 n I a-. Angusiias .-î dont le nom reparaît
:r:7s 771 ■ 77 • 3j ;,'ci et Icf p.i;;t-;s "rancisco Martinez et Pedro de Sala-
:ar •.]ui si .1,7.. d. la polycb aiie des chai' s et des vêtements de la statue r-o I I . 11. ' de " -ns. Le maître charpentier avait traité
.liraViAaLiâ’^i'zî/^ -i-’ .’D'éiioncl'd
"cr .L ; époque ni iut 'e reial ie de San Miguel, il n'est pas
xabfuiivjH <>riOîj3iO t audiiJU snieupilsi sJîîüfl — .»iob la iaiaq ôiotl — .btîobuUfi / sb ybeuK lUdJüA'I db tiJibàni JoriS -,
:pei .ȣi -tsac*!/