ORIGINE DU RETABLE ET SES TRANSFORMATIONS
1. (page 64). — Las Siete Partidas furent rédigées sous la direction d'Alphonse X le Savant [Alfonso el Sabio)., 1220-1284, fils de Ferdinand III (San Fernando), q^li prit Séville le 19 novembre 1248. L’œuvre est réellement grande dans sa conception et dans son dessein primordial qui était l’unification des divers systèmes légaux en usage dans le royaume. Elle atteignit si bien son but que toute la législation espagnole dérive des Siete Partidas et que certains articles de ce code sont encore en vigueur dans la Floride et la Louisiane.
2. (page 68). — Archives de la cathédrale et Cean Bermudez, t. II, p. 350. Cean Ber-
mudez (t. II, p. 350 et t. III, p. 205) fait mourir à tort Pedro Juan en 1436. En 1436 il quitta Tarragone, mais ce fut pour travailler sans relâche au retable de la cathédrale de Saragosse comme les archives en témoignent.
3. (page 68). — Jacques de Baerze était un sculpteur flamand. Melchior Broederlam, peintre de Philippe le Hardi, avait peut-être la même origine. Sauf les chairs et quelques rares parties des vêtements, les deux triptyques de Jacques de Baerze que possède le musée de Dijon sont dorés en plein : à peine y relève-t-on des traces de couleur. En revanche, Broederlam a peint de délicieux tableaux sur la face extérieure des volets de l’un d’eux.
4. (page 70). — Cean Bermudez (t. IV, p. 362 et t. VI, p. 24) indique pour l’époque où fut commencé ce retable la date de 1448, mais c’est par suite d’une erreur puisque le Connétable ne fut décapité qu’en 1453. D’autres auteurs ont substitué à cette date celle de 1498. D’après le même auteur, Dona Maria de Luna aurait payé le retable 105 000 maravédis, selon d’autres, 5812 réaux et aurait donné en gratification quelques mesures de vin.
5 . (page 70). — Pablo Ortiz jouissait d’une très grande et très légitime renommée à la fin du XV® siècle. Le sépulcre actuel remplace un tombeau de bronze doré que le Connétable avait fait préparer durant sa vie, mais qui fut
détruit et fondu sur l'ordre de l’Infant Don Henrique, fils de D. Juan II (Juan de Mena, Laberiiito). On raconte que la statue primitive était articulée et mue par des ressorts cachés dans l’intérieur du corps. Au moment de l’élévation, elle se levait, s’agenouillait et reprenait sa place quand la consécration était terminée. L’infant Don Henrique aurait prétexté des distractions que cette statue occasionnait pour en ordonner la destruction. En réalité, Don Henrique ne voulait laisser subsister aucun monument public qui rappelât les traits du supplicié. Il exerçait sur l’image du Connétable la vengeance que Don Juan II avait prise de son ancien favori.