LES AMITIÉS DE JEAÎN-.IACQUES
nellement déclaré qu'il lui devait une partie, et la plus belle, de son existence morale ? Sa maison, ajoutait-il, était toute pleine de marques de respect pour l'image de Jean-Jacques (1). Ah! le plus grand témoignage de vénération qu'il eût pu donner au philosophe eût été certainement de ne pas écrire une œuvre où les détracteurs de l'auteur du Contrat social ont été puiser comme dans une source empoisonnée. Si Rousseau eut contre lui une petite coterie de philosophes qui, après avoir été de ses intimes à une époque où ils ne se sentaient pas encore écrasés de son génie , ont déversé à pleines mains sur sa mémoire la calomnie et l'injure sans jamais apporter ne preuve valable à l'appui de leurs articulations, il conserva jusqu'à la mort des amitiés qui témoignent de sa douceur de caractère, de son affabilité, et qui protestent contre ces vaines accusations d'orgueil et d'insociabilité ressassées, sur la foi de ses ennemis, par des écrivains superficiels ou peu scrupuleux. Nommons parmi ses fidèles le bon et savant Duclos, l'abbé de Condillac, René de Girardin et son tils, duPeyrou, et surtout Bernardin de Saint-Pierre. Nous savons , par le célèbre auteur des Études, que Jean-Jacques n'avait point le travers de la plupart des gens de lettres, qui veulent toujours occuper les autres de leurs idées; qu'il
{l , De mes rojports avec Jcan-Ja ques Rousseau.