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maiit un triangle, sur chacune desquelles s’élève un édifice carré de 16 mètres 50 de long sur 10,25 de large, de la même architecture que le premier, mais pourvus le long do leurs toitures, de plusieurs corniches, hautes à peu près do 2 mètres 80, semblables cà des tourelles et couvertes de divers ornements et dessins en stuc.
« Dans l’intérieur du premier de ces trois édifices, au bout d’une galerie presque entièrement ruinée, on rencontre une salle à chaque extrémité de laquelle se trouve une petite chambre ; au centre de cette salle se dresse un oratoire d’un peu plus de 2 mètres 80 carrés, présentant de chaque coté de l’entrée une dalle perpendiculaire sur laquelle une figure d’homme est représentée en bas-relief h « En entrant, je trouvai toute la façade^ de l’oratoire, occupé par trois pierres unies ensemble sur lesquelles sont représentés allégoriquement les objets décrits figure 26^. La décoration extérieure ne consiste qu’en une sorte de moulure complétée par de petites briques de stuc ornées de bas-reliefs ; le dallage de l’oratoire, que nous avons dii percer pour creuser le sol, est parfaitement uni et épais de huit pouces. Dans cette excavation, à une profondeur d’à peu près un demi-yard, je trouvai un petit vase de terre rond, d’environ un pied de diamètre, fixé horizentalement à l’aide d’un mélange de chaux à un autre vaisseau de même sorte et de même dimension. Nous les enlevâmes et continuant à creuser nous découvrîmes à un quart de yard plus bas une pierre circulaire d’un diamètre un peu plus grand que ces premiers objets; déplacée, cette pierre laissa voir une cavité cylindrique, large d’un pied et profonde d’un tiers de pied à peu près, dans laquelle se trouvaient une lance de pierre, deux petites pyramides coniques ornées de la figure d’un cœur en une pierre dure et cristalline (très commune en ce royaume et nommée Challa) ainsi que deux petites jarres de terre ou aiguières à couvercle contenant de petites pierres et une boule de vermillon. Cette cachette souterraine se trouve exactement au centre de l’oratoire, et dans chaque angle intérieur, près de l’entrée est une cavité, semblable à celle que je viens de décrire, ren-
* Ce sont les stèles, aujourd'hui scellées dans le mur d'une maison de Santo-Domingo. Stéjdiens les décrit par erreur comme des ornements de l'entrée de l'oratoire du Temple dit du Soleil (n® 5 du plan). Les exposés de Dupaix et de Galindo ne permettent aucune hésitation, comme on le verra.
2 II aurait dû dire le fond.
® Comme il a été dit précédemment, les planches de la traduction anglaise du rapport de Del-Rio ne sont pas numérotées.
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fermant aussi deux petites jarres. Il est inutile de s’étendre sur les sujets que représentent les bas-reliefs des trois pierres, ou sur l’ctat des objets trouvés en ce lieu; on se* rend compte que c'était là que les anciens habitants adoraient comme objets sacrés ce qui leur restait de leurs plus grands héros, à qui ils érigeaient des monuments rappelant les distinctions particulières qu’ils avaient reçues de leur jiays pour leurs services ou les victoires remportées sur rennemi et dont les inscriptions des stèles devaient éterniser le nom ; car c’est évidemment là la destination des bas-reliefs et des caractères qui les entourent h »
Telle est la maigre description que fait Del-Rio de cet intéressant monument; il était certainement moins apte à décrire les antiquités que son successeur Dupaix, au rapport duquel, selon le plan que j’ai adopté, j’emprunte la description suivante du Temple de la Croix ;
« Cette planche représente un oratoire ou temple que nous appellerons le Temple de la Croix à cause de l’objet remarquable qu’il renferme. Il est de mêmes dimensions que celui que nous venons de décrire, mais il n’a qu’un seul étage. Il est situé sur une colline d’accès difficile. Sa façade regarde aussi le nord^, mais il se distingue du précédent par son ornementation intétérieure.Ce temple renferme un symbole particulier sous la forme d’une croix, de construction très compliquée, placée sur une sorte de piédestal. Quatre figures humaines, deux de chaque côté, contemplent cet objet avec vénération. Les figures les plus rapprochées de la croix portent des costumes différents de ceux que nous avons vus jusqu’ici ; elles paraissent revêtues d’une plus haute dignité et méritent une attention spéciale. L’un de ces personnages, plus grand que les autres, présente sur ses mains levées en l’air un enfant de configuration fantastique ; le second personnage est représenté dans une attitude d’admiration. Les deux autres sont placés derrière les premiers; l’un d’eux représente un homme âgé tenant, dans ses deux mains levées, un instrument à vent dont l’extrémité s’applique à sa bouche comme s’il soufflait. Le tube de cet instrument est droit, formé de plusieurs morceaux réunis par des anneaux et do son extrémité inférieure partent trois feuilles, ou plutôt trois
1 Del-Rio. Dsicription, etc., p. 17.
2 L'édifice est tourné vers le sud.
plumes, puisque ce peuple a une prédilection marquée pour ce genre d’ornement. La dernière figure représente un homme grave et majestueux perdu dans la contemplation de ce qui se montre à ses yeux. Les costumes- et les ornements de ce grand bas-relief sont trop compliqués pour qu’on puisse les décrire ; c’est la réalisation de tout ce que l’imagination exaltée d’un artiste ou d’un rêveur peut concevoir et produire. Il n’y a qu’un dessin, ou le basrelief lui même, qui puisse donner une idée exacte d’un pareil travail. Des ornements entourent les figures de tous les côtés, sans cependant les couvrir jamais. Des hiéroglyphes innombrables accompagnent cette mystérieuse image; ils se trouvent non seulement près de la Croix, qui est l’objet principal, mais aussi autour des figures latérales et sur des plaques d’une sorte de marbre jaune foncé à grain très fin disposées en lignes horizontales. On peut imaginer notre surprise en voyant tout à coup cette croix ! Par un examen sérieux et impartial on reconnaît cependant que ce n’est pas la croix latine, celle que nous adorons, mais plutôt celle des Grecs défigurée par une ornementation extravagante; car la première se compose d’une ligne verticale coupée inégalement par une ligne horizontale plus courte formant avec l’autre quatre angles droits. La croix grecque est aussi composée de deux lignes droites, l’une verticale et l’autre horizontale, mais celle-ci coupe la première en deux parties égales en formant également quatre angles droits au point d’intersection. De plus, les ornements compliqués et fantastiques qui se montrent ici sont tout à fait incompatibles avec la vénérable simplicité de la croix et sa signification sublime. Nous devons donc attribuer cette composition allégorique à la religion de l’ancien peuple de ce pays, sujet sur lequel nous ne pouvons rien dire dans l’ignorance absolue où nous sommes de ses cérémonies . »
« Quelle satisfaction serait la nôtre si nous pouvions donner une interprétation vraie de ces bas-reliefs et des hiéroglyphes plus impénétrables encore! Il paraît que ces peuples employaient deux méthodes pour exprimer leurs idées, se servant tantôt de lettres ou signes alphabétiques, tantôt de symboles mystérieux. Les caractères étaient disposés en lignes horizontales et verticales so coupant à angles droits, jamais à angles aigus. C’est tout ce que j’ai pu l’emarquer. J’ajouterai cependant que, dans les doux séries de lignes, les mêmes figures se répètent quelquefois, et aussi que les têtes humaines, qui se
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présentent fréquemment, sont toujours tournées de profil et à gauche. Il semble donc que les inscriptions se lisaient et s’écrivaient de droite à gauche comme les caractères des Hébreux * . »
Réservant mes commentaires à propos de la description inexacte que Dupaix nous donne de la Stèle, je vais maintenant traduire les observations de Galindo sur le temple et son sanctuaire.
« Un autre édifice, consacré à un but religieux, s’élève à l’est du palais sur une colline encore plus haute que celles qui supportent les constructions précédemment décrites. L’édifice en question se compose de deux galeries dont l’une, celle de face, occupe toute sa longueur, tandis que l’autre est divisée en trois salles. Celle de l’est ressemble à un cachot, mais son entrée exiguë ne présente aucun indice de portes. La salle de l’ouest est un simple appartement; celle du milieu n’a point de porte, mais comme il y a des piliers dans le mur, je suppose qu’elle se fermait par des rideaux. Cette chambre renfermé une petite chapelle pourvue d’un toit plat. Sa façade est formée de deux dalles de pierre jaune séparées par une large entrée. Sur la pierre placée à l’ouest, on a représenté un homme la tête tournée du côté de la porte ; sa tête est ornée de plumes et de branches dont une supporte une petite grue avec un poisson dans son bec. Il est vêtu d’une sorte de pèlerine et d’un pantalon descendant jusqu’au milieu de la jambe, dont le bas est entouré de bandelettes ; des bottes sans semelles couvrent seulement le derrière du pied. Une petite figure humaine, d’aspect effroyable, assise le dos tourné vers le personnage debout n’a point de pieds et se termine par une queue. Sur la même dalle, audessus et devant la figure humaine debout, on voit sept inscriptions gravées sur des tablettes de deux pouces et demi en carré. »
« L’autre pierre nous présente un affreux vieillard tenant dans sa bouche quelque chose qui ressemble à une branche ou à une pipe. En haut et en bas, cil face de ces figures, se trouvent des saillies de mur destinées probablement à attacher des victimes ou des criminels. A l’intérieur, sur la partie du fond de la chapelle, on voit, parmi des filigranes, deux figures humaines d’environ trois pieds de haut, dont la plus grande pose une tête d’homme sur le haut d’une croix faite absolument comme celles des chrétiens. L’autre figure paraît
1 Antiquités Mexicaines ; troisième expédition du capitaine Dupaix, t, I, p. 26,
être celle d’un enfant. Toutes deux tiennent les yeux fixés sur la tête exposée. Derrière les deux figures, se trouvent de petits carreaux couverts de caractères bien gravés. Je me trompe peut-être en supposant qu’on faisait des sacrifices humains dans cette chapelle, car on croit que ces sacrifices s’accomplissaient sous les yeux de grandes assemblées populaires, et, dans ce lieu, peu de personnes seulement auraient pu y assister. Peut-être était- ce une estrade couverte sous laquelle s’asseyaient les magistrats pour rendre la justice? Au-dessus de ces salles, s’élèvent deux murs parallèles étroits qui atteignent une hauteur de quatre-vingts pieds au-dessus du sol. Ils sont percés d’ouvertures carrées, et, à l’aide de pierres saillantes, on peut atteindre à leur sommet, d’où on jouit d’une vue très étendue sur la plaine dans la direction du nord. »
« Les traits des figures humaines indiquent qu’elles représentent une race identique aux Indiens modernes; peut-être était-elle un peu plus grande que la race actuelle qui est de taille moyenne, ou même petite, comparée aux Européens. On trouve aussi parmi les ruines des moulins à moudre le maïs, de même forme que ceux qu’emploient actuellement les Indiens de l’Amérique Centrale et du Mexique. Ce moulin se compose d’un trépied de pierre d’une seule pièce, et d’un rouleau également de pierre avec lequel les femmes broient le mais. »
« Quoique la langue Maya ne se parle pas dans toute sa pureté dans le voisinage, je crois qu’elle vient de l’ancien peuple qui a laissé ces ruines et que c’est une des langues primitives de l’Amérique. Elle est encore employée par le plus grand nombre des Indiens, et même par les autres habitants de la partie orientale de Tabaco, de Péten et du Yucatan. 11 y a des livres imprimés en Maya, et le clergé prêche et confesse les Indiens dans cette même langue ^ . »
Les pages qui précèdent résument les premières descriptions du temple de la Croix; nous passerons maintenant aux observations de Stéphens et de Charnay, en y ajoutant ce que nous pourrons tirer des dessins de Waldcck, et de ses explications peu satisfaisantes.
i Lettre de Galindo à la Société de Géograjihie de Paris (27 avril 1831). Dans Antiquitds Mexicaines, notes et documents divers, t. I, p. 74.
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D’après Stéphens, la construction pyramidale fpii supporte le temple s’élève sur une terrasse de pierre cdondrée qui mesure environ soixante pieds de talus, terminée par une esplanade plane de cent dix pieds de surface, La pyramide elle-même, maintenant ruinée et envahie par la végétation, a cent li’ente-quatre pieds de hauteur latérale, ainsi que nous l’avons déjà dit L Gharnay place le temple de la Croix à environ ti'ois cents mèti'es à di’oite du palais. 11 parle de la hauteur de la pyi-amidc sans en donner la mesure, et se i)laint de la difficulté de l’ascension, « Les pierres avec lesquelles la pyramide a été construite cèdent sous le pied ; les plantes grimpantes empêchent d’avancer.
Temple de la Croix. — Elévation.
— D’A PB È s STÉPHENS —
et les arbres sont quelquefois si i^approcliés, que le passage est impossible. 11 est difficile de définir le mode de construction de ces monuments étonnants, et on se demande si les naturels n’ont pas profité de ces éminences naturelles si fréquentes en Amérique, en les modifiant pour les approprier à leurs desseins soit en les élevant, soit en les tronquant; api’ès quoi ils auraient revêtu de pierres l’extérieur de ces buttes^. »
Waldeck (planche XX de ses Monuments anciens) donne une excellenet
t Stéphens, Central America, etc., vol. Il» p. 344. * Charnay, Cités et Ruines, etc., p. 417.
vue de la pyramide et du temple qui la couronne prise de l’entrée principale du palais. Le dessin représente la pente raide de la pyramide envahie par les arbres et les buissons, et, prés de sa base, la cabane qu’il habita pendant son séjour au milieu des ruines. La figure 2 est une copie du temple exécutée d’après cette planche.
Nous avons déjà indiqué les dimensions horizontales du temple : cinquante pieds sur la façade, et trente et un de profondeur. La figure 1 représente l’élévation de la façade de l’édifice (restaurée) avec ses trois portes; la fig. 3 donne le plan de projection. Ges deux figures sont empruntées à Stéphens.
F I G f R li 2.
Temple de la Croix — Vue Latérale
— D.IPUÈS WALOECK —
« Toute la façade était couverte d’ornements en stuc. Les deux culées extérieures sont revêtues d’biéroglypbes ; une des culées intérieures est tombée, l’autre est ornée d’une figure en bas-relief, mais efiacée et tombant en ruines b » Nous avons décrit en partie l’intérieur du monument; le plan de projection indique sa disposition en deux corridors, dans le sens de la longueur ; celui de derrière divisé en trois salles, celle du milieu renfermant un réduit oblong, sorte de chapelle, muni d’une large porte faisant face à l’entrée principale de l’édifice. Cette construction intérieure était entourée d’une lourde corniche de stuc moulé, et au-dessus de la porte se trouvaient de riches or-
* Stéphens, Central America, elc., vol. II, p. 344. Ann. g. — X
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nements, maintenant très dégradés ; les deux côtés extérieurs de cette porte étaient ornés de tables de pierre sculptées, qui, toutes deux, ont été enlevées ^ J’aurai lieu de revenir à ces deux stèles que les premiers explorateurs avaient encore vues à leur place. Selon Stéphens, le réduit intérieur mesure treize pieds en longueur, et sept en profondeur. Galindo dit positivement que ce sanctuaire, qu’il appelle une chapelle, était couvert d’un toit plat^, circonstance dont Stéphens ne parle }>as, mais que Gharnay indique. Contre le fond de ce réduit, et le couvrant presque entièrement, étaient fixées les trois tables
Figure 3.
Temple de la Croix. — Plan de Projection
— n’APRÊS STÉPHENS —
qui composent le bas-relief delà croix. La lumière ne pénétrait que par la porte. Stéphens trouva le sol de l’édifice recouvert de larges dalles, et constata les brèches et les excavations faites par le capitaine Del-Rio.
Voici ce que dit Gharnay à propos de ce sanctuaire : « Get autel, qui rappelle par sa forme l’arche des Hébreux, est une espèce de caisse couverte, ornée d’une petite frise à moulures. Aux deux extrémités de cette frise, en haut, se déployaient deux ailes qui rappellent un ornement du même genre genre qui se voit fréquemment sur les frontons des monuments égyptiens®. De
1 Stéphens, Central America, etc., vol. II, p. 385.
2 Voj’ez p. 28 de cet ouvrage.
3 Ni Stéphens, ni aucun des autres explorateurs, ne fait mention de ces ornements, qui sont cependant très visibles au-dessus de l’entrée du sanctuaire du Temple du Soleil, ainsi qu’on le voit dans la planche placée en face de la page 354 du second volume de Central America de Stéphens. Il parait
chaque côté de son entrée se trouvent des ornements de stuc, et quelquefois de pierre, représentant divers personnages, et dans l’arrière-fond de l’autel, on voit, à moitié caché dans l’obscurité, un large panneau composé de trois immenses dalles juxtaposées et couvertes de sculptures précieuses ^ »
11 est évident que Gharnay veut dire simplement que, dans le principe, les dalles constituaient un panneau complet, mais non qu’elles soient encore en place. Nous en avons la preuve par ses propres descriptions que nous donne rons en leur lieu. Une véritable erreur, quoique très pardonnable, paraît découler du passage suivant :
« De la salle gauche, un escalier descend dans un passage souterrain conduisant exactement sous l’autel que nous avons décrit. 11 est probable que le prêtre, caché sous cette voûte inconnue aux fidèles, prononçait des oracles d'une voix forte que le demandeur prenait pour celle de son dieu. Ainsi depuis la création on a employé les mêmes moyens^. »
Ce que Gharnay prend pour l’œuvre des constructeurs primitifs n’est probablement que l’excavation faite par Del-Rio et signalée par Stéphens. Del- Rio lui-même dit que « la position de la cachette souterraine correspond au centre de l’oratoire »
Le temple mesure à peu près quarante pieds de hauteur y compris naturellement le toit et sa superbe superstructure. Les figures 1, élévation de la façade, et 2, vue latérale, donneront une idée de son aspect extérieur. Le toit présente deux pentes; la plus basse « était richement décorée de figures de stuc, plantes et fleurs, en grande partie détruites. Parmi ces
donc probable que c’est par erreur que Gharnay attribue ces ornemenls en forme d’ailes au Temple de la Croix.
Le Temple du Soleil, marqué a® 5 sur le plan de Palenqué, s’élève sur une construction pyramidale prés de celle qui supporte le Temple de la Croix ; il ressemble beaucoup à ce dernier par son aspect extérieur comme par sa disposition intérieure. Sur le mur du fond de son sanctuaire se trouvent trois bas-reliefs de pierre ayant beaucoup de ressemblances de détails avec ceux de la Croix. Stéphens représente la première de ces pierres dans le frontispice du susdit volume. Les deux personnages principaux,
probablement les mêmes qui figurent sur la Stèle de la Croix, offrent chacun un enfant à une figure centrale qui a l'aspect d’un grand masque hideux tirant la langue. On a supposé que cette figure était l’image du soleil et c’est de là que le temple a reçu son nom. Stéphens définit cette Stèle « le plus parfait et le plus intéressant des monuments de Palenqué... La sculpture est parfaite et les figures se détachent claires et distinctes sur la pierre. De chaque côté sont des rangées d’hiéroglyphes. «
* Gharnay, Cités et Ruines, etc., p. 418.
2 Gharnay, Cités et Ruines, etc., p. 419.
2 Voyez page 27.
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ornements se trouvaient les restes d’une belle tête et de deux corps cpii se rapprochaient du modèle grec par la justesse des proportions et la symétrie. Au sommet de ce toit, une plateforme étroite supporte ce que j’appellerai, pour la nécessité de la description, deux étages. La plate forme n’a que deux pieds dix pouces de largeur et le premier des étages qui la surmontent a sept pieds cinq pouces de haut, le second huit pieds cinq pouces; tous deux ont la même largeur. On monte de l’im à l’autre au moyen de pierres carrées qui dépassent le mur; l’étage supérieur est couvert de pierres plates posées en travers et qui dépassent le bord. Les longs côtés de cette construction sont de stuc, couverts de dessins curieux et impossibles à décrire, figures humaines dont les jambes et les bras poussent au hasard et séparées par des ouvertures; le tout était autrefois surchargé d’ornements riches et élégants en relief de stuc. A distance, cela devait avoir l’air d’un treillage fantastique. Gomme qu’il en soit, c’était, de même que toute l’architecture et les ornements, un monument absolument unique, différent des œuvres de tous les autres peuples que nous connaissons et dont l’usage et la destination sont entièrement incompréhensibles. Peut-être était -ce un observatoire ? Du haut de la galerie supérieure, à travers les interstices des arbres qui entourent ce monument, nous apercevons une immense étendue de forêt, le lac de Termines et le golfe du Mexique L » Bancroft pense « que la partie supérieure n’a été ajoutée que pour donner au temple un aspect plus imposant. Ce ne pouvait pas être un observatoire vu la difficulté de monter au sommet »
Il y a une différence marquée entre la description et le dessin d’élévation de la façade par Stéphens (fig. 1) et la vue latérale du même édifice par Waldeck (fig. 2). Dans cette dernière le toit n’a pas la même forme et ses plateformes paraissent avoir plus de deux pieds dix pouces de largeur, ce qui est la mesure de Stéphens; les constructions supérieures sont élancées au lieu d’être formées de murs parallèles. Dans ce dessin les deux étages sont indiqués par des fenêtres et le mur du temple est percé d’ouvertures en forme de T, dont Stéphens ne fait pas mention. Il est impossible pour le
1 Stéphens, Central America, etc., vol. II, p. 347.
2 Bancroft, Native Races, etc., vol. IV, p. 331. — Dans les Antiquités Mexicaines le temple n’a point de construction supérieure {Troisième expédition, pl. XXXV).