‹ La Stérilisation alimentaireChapitre 24 sur 38 · Semaine médicale, 1885, p · texte numérisé non relu

Semaine médicale, 1885, p

3. Ueber Wasserfiltration (Zeitschrift f. Hygiene, I, p. 178, 1886).

4. Untersuchungen über die Brauchbarkeit der « Filtres sans pression, système Cliamberland-Pasteur s [Ibid., VIII, p. 48, 1890). ■

est abaissé à la température de zéro degré, il n’y a plus de végétation bactérienne, et l’eau passe indéfiniment stérile.

Beyerinck (de Rotterdamj, qui traite d’ailleurs le filtre Charnberland d’appareil excellent, démontre la perméabilité des bougies aux germes en y faisant passer de dedans en dehors des cultures de bactéries phosphorescentes. A la suite de cette e.xpérience élégante, il est commun de voir, un peu plus tôt ou un peu plus tard, la bougie entière lumineuse dans l’obscurité ou d’apercevoir seulement sur elle deux ou trois petites taches phosphorescentes. Bans ce dernier cas, on peut s’assurer qu’il n'y a pas de fêlures, mais seulement des points où les pores de la bougie sont un peu plus grands qu’ailleurs et qu’il ne faudrait.

Le passage des bactéries,— de toutes les bactéries, — à travers les filtres en porcelaine devient une notion vulgaire. Giltay et Aberson (1) inventent un instrument, d’ailleurs trop compliqué, à l’aide duquel ils montrent que, seules, les premières portions d’eau passées par la bougie par aspiration ne troublent pas le bouillon. Smith et Moore (2) se sont assurés que les pores des filtres Chamberland sont plus grands que le diamètre du corps de la plupart des bactéries. A la vérité, la fabrication des bougies en porcelaine a subi des transformations. Au début, il était livré des bougies un peu massives, qui filtraient lentement. 11 a fallu répondre au reproche d’un débit trop faible, et une maison nouvelle a mis en circulation des bougies plus minces, à débit si généreux que l’eau ne sort pas goutte à goutte, mais à jet continu. C’est probablement ce que de Freudenreich appelle les bougies à filtration rapide. Elles nous ont inquiété au premier abord

1. Giltat (Th.) and Aberson (J.-H.). Méthode zur Prüfung von Filtereinrichtungen wie die Chamberland-BougieS (CenfraZéfatt für Bakterioloÿie imd Parasitenkunde, XII, 2 et 3, 1892).

2. Zur Prüfung der Pasteur-Chamberland-Filter [Ibid., XII, 18).

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Cl, un jour que nous y avions fait recueillir, avec les précautions d’usage, uii certain nombre d’échantillons d’eau filtrée nous avons pu nous convaincre que cette eau troublait rapidement le bouillon nourricier.

Pourtant, l’on se sert dans les laboratoires, même en Allemagne, des bougies Cliaraberland pour - filtrer des cultures de bactéries. Et il est certain, dit Kübler, que quand on utilise de la sorte ces bougies, en les stérilisant elles-mêmes à chaque fois, avant d’exécuter une nouvelle filtration, le liquide qui passe est pur de germes pendant le court espace de temps que cette opération absorbe.

Nous avons rapporté, dans un autre travail (1), les expériences de contrôle d’E. de Freudenreich, résumées et critiquées par Kübler lui-même (2). Ce qui donna lieu à des observations courtoises de la part du premier (5) et à une courte réplique de passer sur le second.

Pour déterminer le temps que mettent les bactéries à passer à travers la paroi des bougies, E.de Freudenreich (4) plongea une bougie Chamberland, la tétine en haut, dans un flacon d’une hauteur égale à celle de la hougie et rempli d’une eau chargée de bactéries. Après un certain .temps d’attente, il prélevait une quantité déterminée de l’eau passée dans l’intérieur de la bougie. 11 reconnut par ce procédé que l’eau n’est plus stérile : à 35 degrés après six jours; à 22 degrés après dix jours; et quelle reste indéfiniment stérile si l’on .opère à la température de la chambre, c’est-à-dire à 15-18 degrés.

Des essais ayant été entrepris avec du bouillon ensemencé de bacilles typhiques, le bouillon passé du vase

1. Ahhodld (J.), la stérilisation de l’eau [Rev. d’Hyg., XV, p. SOI,

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