Hygienische Rundschau, 1892, n
' Z. Hygie?iische Rundschau, 1S05, n° i. '
4. Ueber.die Durclilâssigkeit der Chamberland’schen Filter ffir Bakterien {Centraitlait für Rakteriologie, XII, 7-8, 1892) — Voy. aussi ■„Annales .de micragraphie, IV, p. ,ùS9. ; ,
■ STÉRILISATIOK RÉPARATRICE. 165
extérieur dans la bougie se montrait encore stérile ajDrès douze, quatorze, quinze et vingt-deux jours.
Les filtres avec pression ne donnaient plus sûrement une eau pure de germes au bout de quinze jours, quand on pratiquait la filtration intermittente. Lorsque la filtration fut continue, les bactéries apparurent dans l’eau filtrée, une fois au cinquième jour, la seconde fois le dixième jour. On s’était servi d’un filtre neuf qui filtrait assez rapidement pour que l’eau n’eût pas le temps de prendre la température de la chambre mais restât à celle de 15 degrés, moins favorable au développement des bactéries. La conclusion de l’auteur est que l’appareil Chamberland peut donner de l’eau pure de germes pendant au moins huit jours.
Kübler, à cette occasion, émit l’idée que si, dans les filtres à pression, de Freudenreich avait remarqué le passage des bactéries plus tard que lui-même, opérant avec des .filtres sans pression, cela pouvait tenir à ce que, dans les premiers, le courant est assez rapide pour balayer les bactéries qui auraient traversé la porcelaine et les empêcher de se multiplier à l’intérieur dps bougies. Lacour-Eymard(l) est, au contraire, d’avis que l’augmentation de pression, les chocs et coups de bélier, survenant dans la conduite qui dessert les filtres, chaque fois que l’on ferme un robinet de cuisine, de lavoir, ouvert ju.-jque-là dans la même maison, peuvent concourir dans une large mesure au passage des germes dans l’intérieur des filtres. Ce savant ne paraît pas avoir tenu un compte suffisant de ce principe : que l’introduction du mycélium bactériel dans l’épaisseur de la porcelaine n’est pas un phénomène mécanique, mais est un acte biologique. Mais il a, une fois de plus, reconnu la perméabilité aux germes du filtre en question.
t. Recherches chimiques et bactériologiques sur le.s boues des filtres Chamberland (Itevuc d'Hygiene, MV, p. 465, 1892).
166 LA SÏÉIULISATION ALIMENTAIRE.
D ailleurs, Miquel lui-même semble revenu de ses appréciations, optimistes d’autrefois. Il a déconseillé les fdtres en porcelaine pour l’alimentation des écoles de Paris et, d’après un passage du Bulletin municipal officiel de Paris du H décembre 1892, reproduit par Vallin (1), a fait ressortir les chances d’infection de l’eau par multiplication des bactéries à travers la paroi des fdtres. La rapidité de cette infection est soumise : 1“ à l’action de la température; la saison chaude favorise la pullulation des bactéries; 2“ à l’influence de la nature des eaux, plus ou moins favorables au développement des microphytes ; 3“ à l’influence de la pression. D’autre part, « la fragilité des fdtres en porcelaine, la possibilité des fuites aux joints de caoutchouc, la variabilité du grain de la pâte filtrante, la difficulté de se rendre compte du fonctionnement sans recourir aux analyses bactériologiques, conseillent la plus grande prudence, l’emploi de précautions minutieuses dans l’usage habituel de ces bougies. »
Plus récemment, le même savant a fait connaître les résultats d’un nouveau contrôle des fdtres en biscuit. Des filtres A, B, G, D, les deux derniers laissaient passer les bactéries au bout d’un temps variant entre moins d’une heure et deux jours. Les deux autres fonctionnaient sur la voie publique, dans les fontaines municipales, de juillet à septembre 1892. Ils ont donné les résultats suivants en moyenne (1) :
Microbes par c.c.
Type A 1 filtrée.18,ÜOO
/ Eau de Seine filtrée. 38,870
Type B ^ .18,000
} Eau de Seine filtrée . . ..... 1,000