‹ La Stérilisation des Liquides InjectablesChapitre 25 sur 49 · PRE · texte numérisé non relu

PRE

par l'hydrolyse de la méthylhydroquinone, produit beaucoup plus résistant que l’hydroquinone aux divers agents d’oxydation (1). Il faut alors prolonger pendant près d'une demiheure l'irradiation pour obtenir une coloration très légère.

On observe quelque chose d’analogue avec l’ydroquinone et la méthylhydroquinone elles-mêmes (2), en solution à 1 p. 100; la première est altérée en cinq minutes d'irradiation, la seconde seulement après une demi-heure.

Au point de vue de la pénétration des rayons, l'arbutine et la méthylarbutine sont assez peu perméables, l'hydroquinone et la méthylhydroquinone le sont plutôt moins encore ; et lorsque ces composés phénoliques s’oxydent en se colorant, par suite de l’irradiation, la perméabilité diminue, jusqu’à devenir à peu près nulle pour une altération prononcée.

Il en est de même pour la morphine.

Comme on le voit, certaines substances contenues dans les végétaux, certains glucosides en particulier, qui, non altérés, laissent passer assez bien les rayons chimiques, peuvent devenir imperméables lorsqu'ils sont oxydés.

Ce fait me paraît présenter un certain intérêt au point de vue de la physiologie végétale (3).

(4) Voir l’article de M. Bourquecor et de Mlte FICHTENHOLZ sur l’arbutiné et la méthylarbutine. Journ. de Pharm. et de Chim., [7] I, 62 et 104; 1910.

(2) Les échantillons d’aucubine, de gentiopicrine, de méthylarbutine, d'hydroquinone et de méthylhydroquinone, m'’avaient été confiés par M. BoURQUELOT.

(3) Tout récemment, l’action chimique des rayons ultra-violets à été étudiée par certains auteurs; je citerai entre autres, D. BERTHELOT et H, GAupecHON, Brerry, ete... (Voir C. R. Ac. Sc., de mai à septembre, 1910).

Page 1