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IL. — SUBSTANCES STÉRILISABLES A L'AUTOCLAVE

. Je vais passer en revue les diverses substances dont la stérilisation à 115° sous pression, et à plus forte raison à. 100° à la pression ordinaire, peut se faire sans altération appréciable.

: Dans tous les cas il sera toujours sous-entendu que l’on fait usage de verres non plombiques et répondant aux conditions de résistance suivantes :

Quantité d'alcali maxima cédée à l’eau distillée (à l’autoclave

à 115° pendant une heure) : 10° de soude centinormale pour

un volume de 100% d’eau, dans un récipient de capacité correspondante (1); verres lavés longuement avant l'usage avec une solution à 1 p. 100 d'acide chlorhydrique, puis rincés à l'eau distillée.

Solutions de chlorures, bromures, liodures (2). — Pour les solutions de chlorures, bromures, iodures, il faudra faire choix de verres rigoureusement privés de plomb; je reviendrai sur ce sujet, d'ailleurs, à propos des sérums artificiels et à propos de la composition du verre. La stérilisation à l’autoclave devra être exclusivement employée. Elle sera d'ailleurs d'autant plus nécessaire, dans le cas des {chlorures par exemple, que les injections sont fréquemment pratiquées à doses massives, et parfois aussi dans les veines.

Les bromures sont peu utilisés; les iodures, en solution à 5 ou 10 p. 100 sont douloureux à l'injection, on les additionne quelquefois de chlorure de sodium.

Solutions de nitrates, sulfates, carbonates. — On fait entrer quelquefois les sulfates, nitrates et carbonates alcalins dans la composition de certaines solutions dites : sérums artificiels. Leur stérilisation peut se faire à l’autoclave à 115° sans aucun inconvénient. Il en est de même pour le sulfate de magnésie.

L'action de ces diverses solutions (3) sur le verre des récipients est sensiblement identique à celle de l’eau distillée ellemême (voir le chapitre des sérums artificiels et celui de l’altération des verres), c'est-à-dire qu'elle est négligeable avec les bons verres du commerce, et ne s'accompagne en tout cas d'aucun trouble ni d'aucun précipité. Il n’en est plus de même dans le cas des bicarbonates alcalins ou des carbonates insolubles dissous dans l’eau à la faveur de l'acide carbonique. Le chauffage de ces diverses solutions ne serait à la rigueur

(1) Pour d’autres substances, et notamment certains alcaloïdes, nous verrons que l’on doit faire usage de verres beaucoup plus résistants, c’est-à-dire encore moins attaquables par l’eau. Je préciserai d’ailleurs, dans un chapitre spécial, les conditions que doivént réaliser ces verres de choix.

(2) Je ne parlerai ici que des sels alcalins (K ou Na) qui,en hypodermie, sont à peu près les seuls employés en dehors des sels de mercure et des sels d’alcaloïdes qui seront traités dans des paragraphes spéciaux.

(3) Je parle ici des solutions salines à leur titre habituel; je n'ai pas essayé l’action sur te verre, à chaud, des solutions très concentrées, me bornant seulement à l’étude des préparations utilisées dans la thérapeu-

tique courante.

possible qu'en vase clos; autrement la moindre élévation de température, en provoquant le départ de l'acide carbonique, amènerait une dissociation des bicarbonates. Dans le cas des carbonates insolubles (carbonate de chaux par exemple), ceux-ci se trouveraient alors précipités. Quant aux solutions de bicarbonate de soude, elles se dissocient dès qu'on les chauffe, et d'autant plus que la température est plus élevée; à 100° elles ne renferment plus que du carbonate neutre. Leur stérilisation par la chaleur est donc pratiquement impossible. Je reviendrai sur ce point ultérieurement, à propos des eaux minérales. On se rappelle en outre que j'en ai déjà dit quelques mots dans le chapitre consacré à la AL par les rayons ultraviolets.

Solutions de sels de mercure. — La Sat des solutions aqueuses de sels de mercure (cyanure, bromure, chlorure, iodure, etc..), ne subissent aucune altération même à 120°; ce n’est qu'en opérant avec des verres très alcalins qu’on a observé parfois un précipité d'oxyde de mercure dans les solutions de sublimé ou de bi-iodure chauffées à l’autoclave

Je parlerai plus loin des sels de mercure qu'il est préférable de ne pas chauffer, même à 100°.

Solutions de sels de quinine. — On sait que les sels de quinine furent employés sous la forme injectable pour la première fois par un médecin de Smyrne : WaiLLiaM SCHACHAUD en 1862 (1). Le sel idéal pour injections serait un sel très riche en quinine, très soluble dans l’eau, et non douloureux à l'injection. Les sels à réaction acide sont généralement les plus solubles ; malheureusement leurs solutions, comme toutes les solutions acides en général, sont douloureuses à l'injection. P. Victer (2) a donné une formule de solution de lactate neutre de quinine, sel riche en alcaloïde et très soluble dans l’eau. J'ai préparé fréquemment cette solution et j'ai pu constater qu’elle était très efficace et à peu près indolore. |

Parmi les différents sels : le chlorhydrate neutre est souvent employé (3); le nouveau Codex à définitivement adopté le chlorhydrate basique associé à l’antipyrine. Les solutions de sels de quinine sont toujours très légèrement colorées; après

(4) D’après Dusarnn-BrAumETz, ouvrage cité, p. 83.

(2) Gazette hebdomadaire, XXI, p. 659; 1885.

(3) Voir à ce sujet DE BEURMANN et VILLEJEAN. Des injections sen er ues de quinine. Bull. thérap., CXIV, p. 193 et 261; 1888.

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la stérilisation, à 120, 130°, cette coloration augmente un peu d'intensité. |

Durrour (1) a constaté, en stérilisant à l’autoclave des solutons de chlorhydrate neutre de quinine, que dans de mauvais verres (c'est-à-dire des verres très alcalins), la coloration après chauffage était plus accentuée que dans les verres peu alcalins. Je n'ai pas observé de différences sensibles de coloration avec les verres du commerce que j'ai essayés (2). D'autre part, j'ai stérilisé des solutions de bisulfate et de bichlorhydrate de quinine à 1 et 5 p. 100; Le chauffage à 115° ne modifie pas le pouvoir rotatoire de ces solutions. On peut en conclure que la stérilisation des solutions de sels de quinine peut se faire sans inconvénient à 115° à l’autoclave, pendant 15 minutes.

Solutions de cacodylate de sodium. — Les solutions de cacodylate de sodium se stérilisent sans difficulté à l'autoclave à 115° dans les verres ordinaires du commerce.

Solutions de méthylarsinate de sodium (3). — Dans un grand nombre de verres, la stérilisation des solutions de méthylarsinate de sodium s'effectue sans altération à 115°. Il m'est arrivé cependant quelquefois d'observer un léger louche dans les solutions autoclavées ; il s'agirait alors d’une réaction secondaire causée par l'attaque du verre. Il faudra donc pour ces solutions employer un sel bien pur et surveiller le verre plus que jamais; si l'on ne possède pas de verre suffisamment résistant, on aura recours à un simple chauffage d'une demi heure au bain-marie. |

Solutions de caféine. — Les solutions de caféine se font, : on le sait, à la dose ordinaire de 0£,25 par centimètre cube, mais comme la caféine n’est soluble que dans 80 parties d’eau, on favorise la dissolution par addition de benzoate ou de salicylate de soude.

Les formules inserites au Codex de 1908 se stérilisent, soit par un simple chauffage de quinze minutes au bain-marie à 100°, soit à l’autoclave quinze minutes à 115°.

La vapeur sous pression à cette température ne produisant

(1) Thèse citée, p. 75.

(2) J'ai observé en revanche qu’à la longue les solutions de certains sels de quinine, même conservées en ampoules, voyaient leur coloration se foncer légèrement. Il sera plus prudent de les conserver dans des verres colorés.

(3) Arrhénal, marque déposée.

aucune-alération appréciable, c’estle second procédé qui devra évidemment être préféré au premier.

Solutions de phénol. — Les solutions de phénol dans l’eau, dans l'huile de vaseline neutre ou l'huile d'olive lavée à l'alcool, peuvent être stérilisées à 120° à l’autoctave. On les conservera dans des récipients en verre Jaune.

Solutions d’azotate d'argent. — On sait que l'azotate d'argent est d'autant plus soluble dans l’eau que la température est plus élevée (la solubilité pour 100 parties d'eau est de 1111 à 116, de 500 à 54°, de 427 à 11°). La solution saturée bout à 125° (1).

Les injections faites avec des solutions à 5 ou 10 p. 100 servent à provoquer des abcès dits de fixation, de même que celles d’essence de térébenthine. Elles sont aussi très douloureuses.

Le nitrate d'argent étant un sel très antiseptique, 1l peut paraître superflu de stériliser ces solutions, surtout lorsqu'elles sont assez concentrées.

Qu'il s'agisse de solutions diluées ou de solutions concentrées, la stérilisation pourra se faire néanmoins à 415° à

l'autoclave, dans de bons verres.

On sait que le nitrate d'argent commercial, cristallisé ou dissous dans l’eau, noircit à la lumière. Cette altération, suivant Biner (expériences inédites), serait due uniquement aux poussières organiques. Le sel rigoureusement pur ne subirait pasd’altération (2). Il sera prudent, malgré tout, de conserver les solutions à l'abri de la lumière, dans des verres jaunes.

J'ai indiqué d'autre part le résultat de mes expériences avec les rayons ultra-violets.

Solutions de gélatine. — Consécutivement à des injections de sérums gélalinés on a constaté quelquefois des cas de tétanos. On les a attribués à la gélatine commerciale. Cette substance, en effet, est souvent souillée par des spores tétaniques et par certains microbes pyogènes, ainsi que l’ont prouvé, entre autres, les recherches de Lévy et Bruxs. Or, on sait que les spores tétaniques sont très résistantes ; il en résulte que la stérilisation imparfaite du sérum gélatiné pourrait avoir de graves conséquences. C'est pourquoi l’Académie de médecine nomma dans sa séance du 7 avril 1903 une commission qui fut chargée

* d’élucider cette question.

(4) Voir Moissan, Traité de chimie minérale, V, p. 566. (2) Voir Moissan, ouvrage cité, p. 567.

Deux solutions furent proposées el étudiées. La première consistait à demander que la fabrication des solutions gélalinées injectables ne fût plus libre, et füt soumise aux règlements qui régissent la fabrication des sérums thérapeutiques.

La Commission repoussa celte proposition pour deux raisons : d'abord parce que, telle qu’elle fonctionne, l'Inspection de contrôle nécessitée par la loi du 25 avril 1895, ne pouvait donner qu'une sécurité très imparfaite, et d'autre part, parce que le texte même de la loi ne paraissait pas s'appliquer exactement aux solutions gélatinées; la loi, dans son esprit, visant les produits organiques complexes, non définis chimiquement, facilement altérables, et dont ja stérilisation est trop délicate pour pouvoir être effectuée ailleurs que dans des laboratoires spécialement outillés pour ce genre de manipulations.

Ce premier système écarté, la Commission se rallia à une autre méthode qui consistait à spécifier le mode de fabrication de cette solution injectable et à en proposer la formule à la Commission de révision du Codex.

Voici quelle était la formule adoptée par l’Académie: les solutions gélatinées titreront de 1 à 2 p. 100 de gélatine dans une solution chlorurée sodique à 7 p. 1000 (1).

On sait que l'addition de chlorure de sodium est rendue nécessaire par le fait que l’eau gélatinée simple est hypotonique. La recherche du point cryoscopique a en effet donné les résultats suivants :

PROC e Ait Da lDOS ns Lester De 500 A——0,2 1 D SD LUN pt CONS A 20 PER NES EU A—— 0,3 Solution chloruro-sodique à 7 p. 1000, et gélatinée à 4 p. 100.. A——0,50

mn" fi Æ à 2p.400.. A——0,51

Tous ces points cryoscopiques ont élé déterminés sur des solutions stérilisées à l'autoclave à 115° pendant une demiheure.

La solution chloruro-sodique gélatinée préparée comme il a été dit, devra être répartie ensuite par fractions ne dépassant pas 150°%°, de façon à assurer une stérilisation effective à la température voulue. Cette stérilisation devra être effectuée à l’autoclave, dans la vapeur d’eau sous pression à 115°, el pendant une demi-heure. :

Telle était la solution adoptée par l’Académie de médecine. sur le rapport de CuaurrarD. |

(1) Bull. Acad. méd., 67e année, [3], XLIX, p. 805; 1903.

tn

En même temps, Gzeyx et Ricaaup (1) formulaient de leur côté les- règles de la préparation et de la stérilisation du sérum gélatiné de la façon suivante :

4° Préparation. — On prend :

Gélatine blanche de belle qualité...,........... 508r Chloruretde sodiumipur rt ere eee 8

Eau distillée

on fait dissoudre au bain-marie, et on introduit la dissolution dans un ballon stérilisé fermé par un bouchon d'ouate.

20 Stérilisation. — On laisse le ballon 45 minutes à 120° dans lautoclave. Le gaz est éteint, on retire le ballon quand Paiguillle du manomètre est revenue depuis un moment à son point de départ. On filtre la solution et on la répartit par fractions de 250s' (2) dans une série de ballons de 300cm3 environ. Ces ballons sont autoclavés 10 minutes à 420°; au sortir de l’autoclave on les recouvre d’un capuchon de caoutchouc.

Or, il arrive que les solutions de gélatine chauffées à 120° deviennent incapables de se solidifier par refroidissement ; on avait craint qu'elles ne perdissent en même temps une partie de leurs propriétés coagulantes et hémostatiques. Poucner et Triozcer ont démontré qu'il n’en était rien.

Le procédé adopté au nouveau Codex répond à tous les desiderata et met à l'abri des accidents septiques.

Le soluté est à 10 p. 1000 en gélatine, et à 7 p. 1000 en chlorure de sodium; on porte cette solution, neutralisée, dix minutes à l’autoclave à 110°, on filtre chaud dans des récipients stérilisés; puis on chauffe de nouveau quinze minutes à 110°. (Voir le procédé détaillé dans le Codex, page 668.)

Ce procédé est beaucoup plus simple et plus pratique que celui de la Pharmacopée suisse.

Cette dernière indique le mode opératoire suivant :

Prenez plusieurs échantillons de la gélatine à examiner et faites-en une solution à 20 p. 100. Injectez 4 à 5cem3 de cette solution à quelques cobayes. Si ces animaux meurent du tétanos la gélatine doit être rejetée. Préparez avec d’autres échantillons une gélatine nutritive ordinaire à 40 p. 100; répartissez cette gélatine dans des tubes dont vous soudez l'ouverture, après en avoir retiré l’air au moyen d'un appareil à faire le vide, et que vous laissez dans l’étuve pendant 8 à 10 jours, à une température de 37°. Injectez par voie sous-cutante à des cobayes 1tm3 de chaque tube. Si ces essais, où bien l’examen microscopique, révèlent la présence de germes de Pœdème malin ou du tétanos, la gélatine doit être rejetée.

Après avoir soumis la gélatine à ces essais, on la dissout dans la solution physiologique de chlorure de sodium, dans la proportion de 1 p. 10;

(1) Voir GÉRARD, ouvrage cité, p. 70.

(2) GLey et RicHAUD conseillent de préparer aussi des doses de 60er et de 5008r. |

via

puis on chauffe la solution; on la filtre et on la répartit dans des tubes de 410 à 400cm3 de capacité. Ces tubes sont ensuite soudés ct stérilisés à l'autoclave à 1000, trois jours de suite et 15 minutes chaque jour. Entre les séances de stérilisation, les tubes sont placés dans létuve à 370. Après la dernière stérilisation, les tubes sont de nouveau placés dans létuve à 37. Les tubes dans lesquels se développe une végétation microbienne doivent être éliminés

Après quelques mois, choisissez au hasard quelques tubes, dont vous injectez, par voie sous-culanée, 5°®3 à des cobayes et 0,5°m3 à des souris; si les animaux restent indemnes, la solution de gélatine peut être considérée comme stérile et peut être utilisée.

La solution de gélatine stérilisée doit être entièrement solide à la température ordinaire.

Solutions sucrées. — Il ne semble pas que l'eau pure intervertisse le sucre de canne à froid, en dehors de l'intervention des microorganismes.

À 100°, même en présence de traces d'alcalis, le sucre est interverti peu à peu. L'action est déjà plus sensible à 120°; elle correspond alors à la destruction par heure de 28 centigrammes de sucre sur 100 grammes dissous dans 100grammes d’eau; à 130° cette destruction atteint 18,20 (1). On sait que la présence d'acides, même extrêmement dilués (à 1 p. 1000 par exemple), exagère considérablement le phénomène.

J’ai pu observer moi-même une très légère interversion dans les solutions de saccharose que j'ai stérilisées sous pression à 120° dans des verres ordinaires du commerce.

Cependant la solution isotonique de sucre candi (90 grammes p-. 1000 selon JEansrau) a été proposée pour remplacer la solution isotonique de chlorure de sodium dans le traitement des albuminuries, ces solutions provoquant une diurèse ‘abondante et

s'éliminant facilement.

Comme ces solutions sont injectées à doses massives, et quelquefois dans les veines, leur stérilisation devra être aussi rigoureuse que possible ; il sera donc préférable d'opérer à l’autoclave à 115°, quitte à provoquer ainsi l'interversion d’une très minime partie de saccharose.

La solution isotonique de glucose (47 grammes p. 1000), employée dans le même but, peut se stériliser sans inconvénient 15 minutes à 115°. On a employé enfin quelquefois des solutions contenant, soit du lactose pur (90 p. 1000), soit du lactose additionné de certains sels alcalins ; dans ce dernier cas seulement il sera préférable d’avoir recours à la tyndalli-

(4) Voir JuxcrLeiscn : Traité élém. de chimie organique, I, p. 645.

on

sation si l’on veut éviter la coloration du liquide, indice d’une altération causée par l'action à chaud de ces sels minéraux sur le sucre.

Je rappellerai qu'à l'hôpital Saint-Louis, dans le service de DaxLos, on a utilisé le sirop de sucrecomme excipient pour les injections de calomel. Les sucres servent aussi dans certains cas à ramener à l'isotonie certaines eaux minérales à minéralisation faible (1)

Corps gras, huiles, vaseline, paraffine liquide, etc. — C'est RousseL qui s’est montré l’un des premiers partisans de l'emploi des huiles dans la pratique hypodermique. Elles ont cet avantage d’être absorbées par l’économie et de subir dans les tissus une véritable digestion (2).

Il faut, bien entendu, que ces injections ne dépassent pas certaines doses, car l'huile constituerait alors, comme l'a montré Touvexainr (3) de véritables corps étrangers qui, pénètrant dans le torrent circulatoire, pourraient y former des éléments emboliques. |

Les Aucles (huile d'olive, huile d'amande douce, huile d’arachide, etc...) les corps gras, la vaseline liquide, peuvent être stérilisés dans une étuve à air sec pendant deux heures à 120°, ainsi que l'indique la Pharmacopée suisse.

Mais ces substances supportent aussi {rès bien la vapeur d’eau sous pression à 120°, elles peuvent donc être autoclavées

(1) On peut utiliser aussi les sucres, ainsi que l’a démontré FLeiG, en solutions hypertoniques. Cette grande tolérance que présente l'organisme à l’égard des solutions sucrées iso ou hypertoniques a conduit DESMOUILLÈRES et LAFAY à remplacer dans la formule de solution de Benzoate de mercure une partie du chlorure de sodium par du saccharose pur.

Ils ont proposé la formule suivante :

Benzoate de mercure récent .......... 46r

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