‹ La Stérilité d'Origine BlennorragiqueChapitre 11 sur 62 · DO · texte numérisé non relu

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térale (une seule double sur 20 unilatérales). Or, si l’on en croit la statistique de Kehrer, l’oligospermie peut constituer une cause d'infécondité puisque cet auteur réunit, comme nous l'avons vu, 96 observations de ménages stériles avec vingt-neuf fois l’azoospermie et onze fois l’oligospermie, suites d’orchites antérieures ou de funiculites.

Sans doute l’oligospermie ne peut entraîner une stérilité absolue, mais il est logique de penser qu'elle diminue les chances d’imprégnation et elle les diminuera d'autant plus que le nombre des zoospermes contenus dans la liqueur séminale sera plus restreint. Sans doute, un seul spermatozoïde suffit pour féconder l’ovule, mais encore faut-il que l'élément mâle s'engage dans la trompe elle-même pour y opérer sa fusion avec l'élément femelle, or cet unique spermatozoïde peut être tué (par les secrétions acides du vagin par exemple), demeurer en chemin, s’égarer en route sans atteindre le but, si bien qu’il faudrait un hasard véritablement inimaginabie pour qu'un seul zoosperme contenu dans la totalité du liquide éjaculé püt réaliser la fécondation. Néanmoins, comme le sperme normal contient 60.876 spermatozoïdes environ par millimètre cube (1), on comprend dans quelle énorme proportion cette quantité de zoospermes doit être diminuée pour que l’oligospermie puisse constiluer une cause

Ribemont-Dessaignes et Lepage, Précis d'obstétrique. Paris, 1904, 6e éd.

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