I. Delbet, loc. cit
2. Winckel, Anatomische ‘untersuchungen zur ætiologie der sterililtæt. Dresden, 1857, p. 8 et 9.
fibreuses dans la cavité cervicale ou aux deux orifices qui lalimitent. La stérilité résulte de ces brides lorsqu'elles obturent à un degré suffisant la perméabilité du canal génital (1).
Enfin, nous devons dire un mot de l’allongement hypertrophique du col signalé par certains auteurs, Augagneur et Carle (2) par exemple, dans la métrite cervicale blennorragique. Or dans l'allongement hypertrophique du colle pénis peut pénétrer dans l'un des culs-de-sac vaginaux et le sperme au lieu d’être projeté directement contre le col utérin ou dans la cavité cervicale elle-même, se trouve alors déposé dans ces culs-de-sac où il ne tarde pas à être altéré par l'acidité des sécrétions vaginales C’est un point sur lequel Pajot (3) a particulièrement insisté, et c’est par ce mécanisme surtout que l'allongement hypertrophique du col peut constituer une cause de stérilité relative.
En résumé, la métrite cervicale est un des plus sérieux obstacle à la maternité. Il est reconnu, en effet, que beaucoup de jeunes femmes, contaminées dès le début du mariage,demeurent indéfiniment sté-
riles sans présenter d'autres lésions qu'une métrite
cervicale chronique avec hypersécrétion.
1. V. Aüvard, la Stérilité chez la femme. Paris, 1896, p. 102 et 103.
2. Augagneur et Carle, Précis des maladies vénériennes. Paris,
3. Pajot, Des obstacles à la fécondation dans‘ l'espèce humaine (Ann.de Gyn.,t, XXV, p.255, 279.Paris, 1886) et les Fausses routes vaginales (Bull. gén. de thérap. de méd. et de chir., 1874).
Métrite du corps. après l'estimation de Bumm, quinze fois sur cent l'infection blennorragique se propage au corps de l’utérus.Or,si l’on songe à la fréquence exceptionnelle de la blennorragie,ce chiffre permet de nous rendre compte de la proportion prépondérante de la métrite blennorragique sur le nombre total des métrites. De fait, le gonocoque a toujours été trouvé par Du Bouchet (1) dans les cas de métrite survenue en dehors de l'accouchement ou de l’avortement. Wertheim (2) a examiné 5 cas où l'absence de lésions annexielles et l’atténuation des symptômes douloureux pouvaient faire penser, & priori, à l'intégrité du corps. Mais un petit morceaùü de muqueuse enlevé à la curette tranchante et
examiné au microscope a révélé, dans les 5 cas, la présence de gonocoques typiques.D'ailleurs l’absence même de gonocoque n’est pas suffisante pour nier l’origine blennorragique d’une infection utérine. Il faut répéter les recherches, car Bumm a démontré que le gonocoque pouvait reparaître dans les sécrétions utérines sous des influences diverses et notamment à l'occasion de l’état congestif menstruel.Enfin, nous avons vu que le gonocoque, facteur de l'infection, peut disparaître complètement de la cavité utérine, selon l’avis de Bouchet. |
Ces quelques compléments étiologiques exposés, il convient de nous demander,maintenant,comment
1, Du Bouchet, loc. cit, p - 159.
3. Wertheim, Verhandl. de dents. aareues, 1. GxR. sechster Kongress, p. 248.
el dans quelle proportion la métrite du corps utérin peut déterminer la stérilité ?
Dans la métrite du corps, les lésions anatomopathologiques nous expliqueront le mécanisme de la stérilité que l’on observe fréquemment au cours de cette affection. Mais ici, nous devons ouvrir une courte parenthèse.
Le mot stérilité est-il bien le terme exact? Évidemment non, au sens rigoureux du mot, puisque bien souvent le spermatozoïde a pu gagner la trompe et féconder l’ovule en dépit d’une métrite quelquefois prononcée ; or, peut-on parler de stérilité lorsque la fécondation s'est produite ? Si l’on veut rester sur le terrain purement scientifique, ce n’est pas, en général, à la fécondation elle-même que la métrite du corps apporte un obstacle, mais au développement normal de l'œuf, c’est-à-dire à la grossesse. Cependant, le résultat définitif est le même dans les deux cas, puisque une femme qui fait une fausse couche n’en demeure pas moins sans enfant, c’est-à-dire stérile (1) au sens biblique et vulgaire du mot.
Peut-être même serait-il logique de laisser au mot stérilité cette signification très courante et très claire en précisant cependant ses causes générales. Or, dans la génération de l’espèce, on observe trois faits principaux :
1° Sécrétion des zoospermes chez l'homme, excrétion de l'ovule chez la femme ;