CHAPITRE V
STÉRILITÉ PAR OVARITE BLENNORRAGIQUE
« L'ovarite, dit Auvard (1), ne nous intéresse au point de vue de la stérilité que dans sa période chronique, à l’état d’acuité elle est passagère, et pendant sa duréeil ne saurait être question de conception pas plus que dans toute maladie aiguë. » Nous examinerons seulement l’ovarite chronique.
L’ovarite, de même que la salpingite, avec laquelle elle est si intimement liée que certains auteurs englobent ces deux affections sous le nom d’oophorosalpingite ou d’annexite, parait reconnaître pour origine la plus fréquente l'infection gonococcique.
Ce point établi, il nous suffira donc de voir par quel mécanisme l’ovarite chronique peut déterminer l’infécondité. Suivant la classification de Pozzi, nous décrirons ici encore, comme pour la salpingite, deux formes d’ovarite chronique non kystique, la forme hypertrophique et la forme atrophique.
1° Ovarite chronique hypertrophique. — Cette forme
est caractérisée par la sclérose hypertrophique de l'ovaire.