Jullien, loc. cit
2. G. Luys, Traité de la blennorragie et de ses complications. Paris, 1912.
P.-E. Bertrand 8
dix les bartholinites, les cystites, les métrites et les salpingites des femmes mariées ont pour origine la goutte militaire du mari ignorant, insouciant ou coupable. »
Ainsi l'affirmation d’un auteur contemporain vient confirmer l'opinion de Nœggerath cependant taxée, à son époque, d’exagération manifeste.
Mais l'argument définitif en faveur d’une telle opinion est fourni par les constatations bactériologiques et ies observations précises de contaminations conjuguales.
Très nombreux, en effet, sont les examens microscopiques de gouttes militaires qui ont révélé la présence du gonocoque souvent atténué, il est vrai, mais qui peut acquérir une nouvelle virulence par repiquage sur un sujet indemne ou chez le porteur même à l’occasion d’un excès.
Quant aux exemples caractéristiques de contaminations conjuguales, on en trouve un certain nombre dans la littérature médicale. Des investigations systématiques et bien conduites pourraient en révéler
bien davantage. En voici cinq tout à fait probantes :
Brewer cite l’observalion d’un homme infectant sa femme six ans après le début de sa blennorragie. Il ne conservait, depuis trois ans, qu'une humidité passagère.
Hartmann observe un écoulement chronique datant de dix ans, traité sans succès dans toutes les capitales de l'Europe. Une seule fois ce malade eut des