‹ La Stérilité d'Origine BlennorragiqueChapitre 58 sur 62 · Epstein, (de Prague), art. Vulvite et vulvo-vaginite du · texte numérisé non relu

Epstein, (de Prague), art. Vulvite et vulvo-vaginite du

Traité des maladies de l'enfance. J. Grancher, Comby et Marfan. ‘Paris, 1897.

tâche serait donc incomplète si nous n'exposions les moyens en usage pour dépister cette affection chez la femme.

Nous adopterons dans cette étude la classification donnée au début du chapitre. Nous avons divisé les

femmes suspectes en deux catégories :

1° Femmes peu susceptibles de devenir des épouses, c'est-à-dire les prostituées ;:

20 Femmes en majorité disposées au mariage, et notamment les ouvrières.

Mais ce terme d’ouvrières comporte une généralisation imméritée et par conséquent désobligeante ; aussi, pour ne pasenglober dans une commune suspicion toutes les jeunes filles travaillant hors du foyer familial, il nous parait préférable de faire suivre le mot ouvrières de l'épithète leucorrhéiques. Ainsi,sans préjuger encore de la nature de l’écoulement,nous serons en droit, néanmoins, de considérer comme suspectes de blennorragie, les ouvrières afiligées d’hypersécrétions génitales.

I. — Nous n'insisterons pas beaucoup sur la recherche de la blennorragie chez les prostituées. Celles-ci ne nous intéressent que parce qu’elles peuvent propager l'affection dont elles sont atteintes et parce que leur blennorragie, par l'homme qu’elles ont contaminé, peut être transmise à l'épouse innocente. Aussi convient-il de reconnaître ct de traiter les prostituées blennorragiques, c'est là surtout l'œuvre du médecin sanitaire. D'ailleurs, : cette

étude ne présentant guère de traits spéciaux, il nous suffira de les rappeler sommairement.

Ce qui caractérise surtout la recherche de la blennorragie chez les prostituées c’est le grand intérêt qu’elles ont à dissimuler leur infection. Il faut done se mettre en garde contre certaines supercheries. Bon nombre de filles galantes savent fort bien, par exemple, qu’elles doivent uriner avant tout examen médical, la miction nettoyant le méat. Certaines mêmes, mieux initiées, asséchent l’orifice avec un morceau de buvard rouléen pointe. D’autres enfin prennent ‘avant l'examen une injection vaginale.

Verchère (1) insiste particulièrement sur la difliculté de dépister la blennorragie chez certaines prostituées. Sur 15 filles galantes prises au hasard et remises en liberté par le dispensaire, il en trouve 11 atteintes de blennorragie non reconnue jusqu'alors.

Comme c'est souvent au niveau du méat qu’on rencontrera le gonocoque chez la prostituée, on s’assurera qu'elle n’a pas uriné avant l'examen. IL sera facile de s’en convaincre par la quantité d’urine qu’elle pourra évacuer tout de suite après les recherches.

Enfin les glandes de Bartholin constituent pour le gonocoque un repaire fréquent qui n’est pas soupçonné par la femme. «Pour explorer la glande de Bartholin on introduit un doigt dans le vagin tandis qu’un autre presse extérieurement sur la grande lèvre ; l'on perçoit alors entre les deux

doigts une petitetumeur dont la grosseur varie entre celle

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