‹ La Stérilité d'Origine BlennorragiqueChapitre 7 sur 62 · Lutaud, La Stérilité chez la femme. Paris · texte numérisé non relu

Lutaud, La Stérilité chez la femme. Paris

3. Gosselin, Mémoire sur les oblitérations des voies spermatiques (Arch. gen. de méd., 1843), et Nouvelles études sur l’oblitération des voies spermatiques et sur la stérilité consécutive à l'épididymite bilatérale (Arch. gén de méd., 1853).

P.-E. Bertrand 2

naître cette éventualité redoutable ? Fournier (1), à son tour, parlant de la bénignité des épididymites, formule cependant de légitimes réserves. « On observe dans la grande majorité des cas, nous dit-il, une résolution progressive et complète, mais si quelquefois elle est complète en quelques semaines, il faut en général un temps beaucoup plus flong,quatre,six, huit mois, un an et au delà ; souvent on voit persister cinq,dix, vingt ans et probablement d’une façon indéfinie des engorgements plus ou moins volumineux occupant habituellement la queue de l’épididyme.»Ce sont précisément ces reliquats inflammatoires, bien étudiés par Gosselin,qui peuvent dans les cas d’épididymite bilatérale créer un obstacie à la fécondation. Certes, ces nodules épididymaires seraient insignifiants en eux-mêmes s'ils ne pouvaient avoir pour conséquence « l’oblitération des voies spermatiques, oblitération temporaire dans l'énorme majorité des cas,mais pouvant aussi devenir définitive» (Fournier).

Anatomiquement il est acquis.en effet,que certaines nodosités ne disparaissent Jamais. Les noyaux indurés, siégeant le plus souvent à la queue de l'épididyme, sont constitués par du tissu fibreux développé dans et tout autour du canal épididymaire, et il arrive fréquemment que ce tissu fibreux étouffe complètement la cavité de l'épididyme, empêchant la

communication entre le testicule et la vésicule séminale (2).

Page 1