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Dans ces conditions la stérilité consécutive aux épididymites bilatérales ne saurait nous étonner. Ellé existe,en effet, dans 75 0/0 des cas environ (Colin (1) Mais comment expliquer les 25 0/0 des cas restants dans lesquels l'aptitude fécondante est conservée malgré la bilatéralité de l’épididymite. Le siège des lésions rend ces exceptions parfaitement compréhensibles,
L’épididyme, en effet, contient une dizaine de cônes efférents, conduits excréteurs des spermatozoïdes débouchant dans le canal épididymaire qui se continue lui-même, au nlveau de la queue de l’épididyme, avec le canal déférent,.
Lorsque la lésion siège au niveau de la tête, l’exsudat englobe les premiers cônes efférents mais peut laisser libres 4 ou 5 d’entre eux qui continueront à s’aboucher dans le canal épididymaire. Lorsque, au contraire, la lésion siège au niveau de la queue, alors même que les cônes seraient restés intacts, la communication est interrompue.
Ainsi donc les zoospermes peuvent normalement cheminer dans les cas (rares il est vrai) où l’inflammation n’atteint que le sommet du globus major épididymaire. Quelques millimètres plus bas tout passage leur est barré et l’espoir d’une postérité peut être à jamais compromis. Le pronostic est donc subordonné, en partie, à la localisation de la
lésion.