EE À
Voici, d’après Jullien (1) les conclusions qu'il faut tirer des particularités anatomiques qui précèdent :
1° Lorsque l'examen local révèle un noyau caudal ou funiculaire, il n'y a pas ou peu d'espoir de guér'isOn ;
2 Lorsqu'il révèle un noyau limité à la téte,la guérison est probable ;
3 Lorsqu'il n'y «à pas de noyau appréciable, la guérison est pour ainsi dire certaine.
Mais lorsque la lésion est localisée à la queue, ce qui est malheureusement le fait le plus commun, la chirurgie ne peut-elle rémédier à locclusion qu'entraîne cette localisation redoutable? On a proposé dans cette intention une opéralion consistant à exclure le noyau épididymaire obstrué, à anastomoser directement le corps d'Hygmore avec le canal défèrent, mais malheureusement, avoue G. Luys, l'échec paraît fréquent. Un malade de Luys fut opéré de la sorte en 1906, à l'hôpital Laënnec, par le professeur Pierre Delbet. L'opération réussit bien ; le testicule, trois ans après,présentait sa consistance et son volume normal, mais Luys ne put constater aucune trace de spermatozoïdes.
La perméabilité des voies excrétrices a-t-elle été réellement rétablie ? L'autorité de l'opérateur ne permet guère d’en douter. Un processus cicatriciel post-opératoire aurait-il réobturé peu après les voies excrétrices des spermatozoïdes ?