‹ La Stérilité En Afrique Du NordChapitre 13 sur 81 · OÙ · texte numérisé non relu

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génital et de la copulation, auxquels on peut attribuer quelques vas d’infécondité.

L'absence de désir ou la frigidité, l'absence de volupté ne sont pas aécessairement des causes de stérilité ; la médecine légale cite de nombreux cas de femmes violées après anesthésie et qui devinrent enceintes. La frigidité d’une part, l’anaphrodisie d'autre part, relevant d’une malformation génitale, d’une affection générale, d’une insuffisance endocrinienne et surtout &une excitation insuffisante des zônes érogènes, se rencontrent cependant chez des femmes stériles, et dans de nombreux cas, la première fécondation ne s’est faite qu'après l'éveil du sens de la volupté.

Inversement, l’hyperexcitation du sens génital peut aboutir au même résultat. Il convient de citer à te sujet l’érotomanie et la nymphomanie produisant une suractivité ovarienne, liée à une érotisation exagérée des centres nerveux, ou encote à une rupture d’équilibre dans le fonctionnement du lobe antérieur de lhypophyse et de la glande pinéale.

Dans la pratique vétérinaire, on connaît la nymphomanie des juments ou des vaches taurelières ; malgré la persistance du rut, ces bêtes restent stériles et dépérissent. Faut-il rapprocher de cet ordre d’idée, dans le domaine humain, les conséquences morales de tels états ? La stérilité des prostituées est connue. Peutêtre également cette infécondité relève-t-elle d’une ovarite kystique très souvent observée.

Quoiqu'il en soit, la stérilité n’est pas de règle, mais peut résider dans ces cas extrêmes, tandis que la fécondation requiert un juste milieu et une harmonie parfaite du sens génital.

Stérilité d’ordre biologique

Nous avons envisagé les causes possibles de stérilité chez le mari d’une part, chez la femme d'autre part,

Mais le problème de l’infécondité d’un couple, poux complexe qu’il soit, se complique encore d’une troisième inconnue.

Il est des cas où la stérilité d’un ménage tient à la fois au mari et à la femme ; nous n’envisagerons pas ici les cas, toujours possibles, où les deux conjoints sont inféconds ; nous montrerons dans quelques observations des cas de stérilité bilatérale, presque toujours définitive.

Nous voulons parler, dans ce court chapitre, d’un autre mode de stérilité : de l’union de deux individus, qui, pris isolément, seraient aptes à la fécondation, résulte parfois une infécondité absolue.

Parmi les facteurs de stérilité provenant de l’union de deux époux, se place en premier lieu la stérilité par consanguinilé. L'histoire a donné de nombreux exemples de ménages princiers restés stériles, et des cas analogues ont illustré l’histoire de certaines dynasties, telles que celles des Capétiens et des Habsbourg. Les faits sont là, mais difficiles les raisons qui les expliquent. Toujours est-il que, dans tous les cas de stérilité récemment observés, les deux conjoints avaient des groupes sanguins différents.

Pour notre part, nous avons relevé systématiquement les groupes sanguins de chaque couple stérile.

En plus de l’incompatibilité sanguine, il faut penser cgalement à la stérilité par incompatibilité humorale. Landsteiner fut le premier à montrer la présence de spermotoxines dans le sérum sanguin, après introduction parentérale de spermatozoïdes : ses recherches ont été confirmées par d’autres.

Sur le terrain clinique, Vogt croit que la surcharge de produits séminaux peut conduire à la stérilité, et que la fécondité reparaît après une abstinence prolongée. Le premier rapport est celui qui est le plus

souvent suivi d’une grossesse. On peut expliquer ceci par l’absence d’immunité contre le spermatozoïde ; celle-ci n’est acquise qu'après les rapports.

Van Der Dyck observe des cas de stérilité féminine pour lesquels aucune cause de stérilité ne peut être trouvée : or le sérum sanguin de ces femmes appartient toujours au groupe agglutinant. C’est là une hypothèse intéressante d’immunité contre le sperme. Certaines de ces stérilités ont pu être guéries par l’hémothérapie maritale.

Laffont en signale un cas, terminé par un avortement.

Fulconis observe deux cas d’agglutination du spermatozoïde par le sérum de la femme.

Il nous a semblé voir deux cas semblables, d’ailleurs peu nets.

Dans le domaine expérimental, Metchnikoff, Landsteiner, Dittler trouvent que le sang des lapins ayant reçu des injections de sperme renferme des substances spermotoxiques ; ils rendaient ces lapines stériles en leur injectant du sperme de lapin.

Chez la femme, les expériences pratiquées en Russie, et les faits cliniques, ont été moins probants. La formation d’anticorps chez la femme est discutée. (Oslund, Rosenfeld). Kalpikow cependant aurait préparé un vaccin standard et un sérum spermotoxique qui supprimeraient la conception dans 92 pour 100 des cas.

Dans sa thèse (1934), Théron conclut de la sorte « Quoi qu’il en soit, nous pouvons dire que l'injection sous-cutanée de 200.000.000 de spermatozoïdes peut stériliser temporairement la femme pour une période de six mois environ.

De là à découvrir quel est le phénomène qui entraîne

la stérilisation, nous ne pouvons qu’émettre des hypothèses. »

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Ces questions appellent d’autres précisions ; quoi qu’il en soit, ce que d’autres ont cherché à obtenir, en vue de la stérilisation, existe dans le domaine humain, à l’état de stérilité biologique.

Ainsi, les causes sont nombreuses, qui président à l’infécondité d’un couple, et la stérilité apparaît comme une affection complexe.

L’étiologie en est infinie et variée; en plus de cas typiques dont le remède peut être facile à trouver, se présentent des cas atténués, mélangés, dont l’étude clinique est difficile à faire.

La stérilité est donc une affection courante, relevant de causes nombreuses, provenant isolément de l’un des conjoints, et de la biologie des deux quand ils s’accouplent.

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