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prostatique. Non seulement leur nombre est diminué, mais encore la vivacité de leurs mouvemenis.
La structure des spermatozoïdes varie également, ainsi que leur taille et leur volume.
Pajot a décrit chez de jeunes sujets stériles des spermatozoïdes d’une longueur, d’un volume et d’une mobilité moindres, dont l’aspect rappelait celui des cellules séniles.
L'examen bactériologique du sperme est négatif; il est, en effet, quasi impossible d’y déceler l’existence du tréponème.
Mais, dans ces cas, le traitement institué est salutaire et transforme progressivement les éléments altérés.
Pour notre part, l'infection syphilitique nous «à paru occuper la seconde place, après les affections chroniques ou aigües, dans l’étiologie de la stérilité masculine.
Les consultants se présentaient, pour la plupart, sans signes nets, ni antécédents avoués de syphilis génitale.
Chez tous, la réaction de Wasserman fut pratiquée et dans certains cas, même négatifs, le traitement institué, sur la présomption d’une syphilis probable héréditaire ou acquise.
Les intoxications sont également chez l’homme un facteur de stérilité.
Parmi celles d’origine exogène, il convient de citer le tabagisme, le morphinisme, le caféisme, et surtout l’alcoolisme.
À doses massives, répétées et prolongées, ces substances agissent d’abord sur le psychisme de Pindividu puis sur son pouvoir génésique.
Certains médicaments, employés d’une façon intempestive, jouent le même rôle : la quinine d’une part, le bismuth et l’arsenic de l’autre.
Enfin, certaines affections dyscrasiques telles que le
diabète et Farthritisme ont une part minime dans l’étiologie de la stérilité.
Il en est de même de l’intoxication par le plomb et
par l’oxyde de carbone.
Par contre, le rôle joué par les dysfonctions endocriniennes est plus important.
Nous reviendrons plus tard sur les méthodes d’investigation employées en clinique, pour déceler les troubles du déséquilibre hormonal des deux glandes principales, la thyroïde et l’hypophyse. Leur atteinte provoque l’obésité hypophysaire (syndrôme adiposogénital) et le nanisme thyroïrien, liés tous deux à une insuffisance testiculaire plus ou moins marquée.
Telles sont les causes générales qui concourent à établir chez l’homme une stérilité temporaire ou définitive et dont la conséquence la moins grave, l’oligospermice, réduit sérieusement chez lindividu, les chances de procréer. Il est d’autres CAUSES LOCALES, plus facilement leclahies à l’examen ; on Iles divise en causes CONGENITALES ET ACÇUISES.
Parmi Les canises congénilales. il convient de citer ies anomalies de formation, caractérisées par lafrophie lesticulaire, qui est une manifesta'ion rare, hérédo svphilitique. L’individu, dans ce cas, cst stérile, impuissant, et prend Fhabitus féminin.
En second lieu, les afrophies de migration, caractérisées par l’ectopie teslicnlaire où cryplorchidie; unilatérale, elle fait de son porteur un monorchide: c'es! une anomalie de développement, parfois héréditaire, fréquente chez les dégénérés.
N.B. Laffont et Bartoli ont remarqué Paction partiellement stérilisante des sels métalliques employés à forte ns (Bi-Hg-A$), el de certains alcaloïdes { dont la quinine).
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Quelle que soit la variété de cryptorchidie, dans un testicule ectopique d’adulte, la spermatogenèse fait defaut et le tissu interstitiel se développe en abondance. La glande génitale est atrophiée; par contre, la glande interslitieile, d’où dépendent la virilité et l'aptitude au coït (Bouin, Ancel), demeure dans son intégrité. Les cryptorchides sont donc inféconds, mais non impuissants.
Comme malformation congénitale des organes géniiaux de l’homme, il faut citer l’hypospadias et l’épispadias. Enfin, le phimosis qui coïncide souvent avec l’étroitesse du méat urétral; ce n’est que par la gêne apportée au coi!, qu'il joue un rôle restreint dans l’étiologie de la stérilité masculine.
Les malformations acquises chez l’homme sont généralement des séquelles d’affections traumatiques, survenues dans l’enfance ou à un âge plus avancé.
Certains tfaumatismes de la verge, sa courbure consécutive à une rupture, rendent le coit difficile et parfois même impossible.
Les torsions du testicule, survenant chez des adolescents habitués à la masturbation, les troubles circulatoires d'ordre mécanique qu'elles entraînent, aboutissent à la nécrobiose de la glande et à l’atrophie testiculaire.
Il en est de même de certaines contusions des testicules d'ordre mécanique, appelées improprement orchites traumatiques.
En dernier lieu, certains varicocèles peuvent amener une atrophie du testicule, ou faire, à la longue, de leur porteur, un neurasthénique et un impuissant.
Si tous ces cas sont rares à l’état pur, et si la stérilité est fonction de l’oligospermie plus ou moins marquée
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qui en résulte, il n’en est pas de même des INFECTIONS LOCALES.
Elles constituent en ‘effet l’immense majorité des cas de stérilité masculine. Les citer consiste à énumérer les différentes orchites observées en clinique, ainsi que l'infection blennorragique.
Nous avons déjà vu, avec les infections générales, les atteintes syphilitiques et tuberculeuses du testicule; il convient de citer ici, en premier lieu, la blennorragie et ses complications majeures, l’épididymite et l’orchite blennorragiques.
Quelles en sont les lésions anatomo-pathologiques ?
Le testicule est rarement atteint; en cas d’affection grave, la plus fréquente, les lésions de la période inflammatoire, ne régressent pas complètement ; l’infiltration persiste dans la queue de l’épididyme, scus forme d’un petit nodule inflammatoire résiduel. Celuici se transforme en un petit bloc scléreux, occupant exactement le globus minor et le plus souvent définitif. Il réalise l’oblitération temporaire ou définitive des voies d’excrétion du sperme; au-dessus de l’oblitération, l’épididyme peut être dilaté par l’accumulation des spermatozoïdes, car pendant un certain temps, la spermatogenèse s'effectue normalement dans un testicule indemne. La conséquence en est l’azoospermie complète, après les épididymites bilatérales. Elle peut être transitoire, mais dans la moitié au moins des cas, elle est définitive. (Pierre Delbet, Chevassu).
Les orchi-épididymites urétro-déférentielles non blennorragiques ont fourni des exemples à Bockhart, Legrain, Macaigne et Vanverts ; leur pathogénie peut s'expliquer d’une triple façon
L’urétrite causale peut être secondaire à une blennorragie et dûe à la pullulation des microbes envahissant l’urètre lorsque le gonocoque disparaît.
Ou bien c’est l’orchi-épididymite prostato-différen-
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tielle due à une lésion inflammatoire de la prostate où des vésicules séminales déversant dans l’urêtre postérieur des produits septiques; ce peut être enfin l’orchiépididymite des prostatiques ou l’orchite des rétentionnistes infectés. |
La forme suppurée de ces manifestations aboutit à la formation d’un abcès qui, s’il est intra-testiculaire, détruit rapidement le parenchyme de la glande.
En troisième lieu, il faut citer les orchites par infeclion lymphatique, dont la variété principale bien connue depuis les travaux de Le Dentu, est l’orchite filarienne dont la forme chronique, coexistant avec l’éléphantiasis du scrotum, rend le coït impossible.
Il convient &’ajouter toutefois que ce sont là des causes de stérilité masculine très rares, en comparaison de l'infection gonococcique dont l’importance est capitale.
En plus des causes générales et locales étudiées successivement, il est d’autres manifestations qu’il est impossible de classer dans une de ces deux rubriques; nous les engloberons sous le nom d’impuissance virile, qu’il ne faut pas confondre avec l’anaphrodisie ou frigidité, qui est l’absence de désir sexuel.
Les individus porteurs de ces affections sont inféconds, moins par oligospermie (car l’examen de leur sperme montre l’existence de spermatozoïdes vivants), que par l'impossibilité qu’ils ont à accomplir l'acte génésique.
Les causes, outre les lésions acquises des testicules, résident soit dans les maladies organiques du système nerveux, notamment la sclérose en plaques, le tabes, où elle coïncide avec l’anesthésie des organes génitaux, la paralysie générale, soit dans certaines névroses, telles que la psychasthénie et la démence précoce.
re A 3 La neurasthénie peut être enfin la conséquence d’un excès de coït, d’onanisme, d’une urétro-prostatite chronique, ou la complication d’une perversion sexuelle.
La stérilité féminine - ses causes
Tous les auteurs, malgré la divergence des chiffres de leurs statistiques, ont montré que la stérilité était imputable à la femme, dans la plupart des ménages inféconds.
En ce qui nous concerne, nous avons pu mettre en évidence la stérilité féminine dans les trois quarts des cas qui se sont présentés, et pour lesquels un examen des deux conjoints a été pratiqué.
Dans l’examen d’un tel couple, les recherches doivent se diriger d’abord vers-la femme; si cet examen ne révèle aucune malformation ni lésion de l’appareil génital susceptibles d’expliquer l’infécondité du ménage, l'examen du mari s'impose et permet de déceler, sans doute, une des lésions décrites précédemment.
Causes Générales
De même que chez l’homme, la stérilité féminine relève de c£'ses générales; Les maladies infectieuses ont une part dans l’étiologie de l’infécondité ; frappant par leurs complications Pappareil génital, elles entrainent une stérilité d’origine ovarienne, dent le type est l’infécondité succédant à l’ovarite ourlienne et typhique.
Il y a, dans ce cas, arrêt de développement de l'ovaire: le pronostic est différent selon l’âge auquel il a été atteint; mais, dans tous les cas, cet arrêt s’accompagne d’anovulie ou de dysovulie, causes d’infécondité.
En général, il n’y a qu’une simple tendance à l’obésité, et la femme se plaint de règles retardées, rares et peu abondantes.