‹ La stratification du langageChapitre 20 sur 54 · éd., i 265, p · texte numérisé non relu

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Le nombre des racines primitives ou des mots les plus anciens ne peut avoir été extrêmement graad dans notre famille de langues. C'étaient exclusivement, à ce qu'il semble, des syllabes à voyelle brève. Car même pour les racines terminées par la voyelle a, il est bien vraisemblable après l'argumentation de Schleicher ^ que ce ne sont pas, comme le veulent les grammairiens indiens, dày dha, pa^ etc. , mais bien da^ dha^ pa^ qui doivent être considérées comme les vraies racines. Il faut admettre ce point pour que l'unité et la symétrie apparaissent dans la formation verbale et nominale primaire. Si l'on part pour le sanscrit ^a-^ân-a, non de ^an, mais de ^an^ pour XtIjô-y), non de XtjO, mais de XaO, on est fondé à partir aussi pour 8é-at-ç de 80, et par conséquent pour le sanscrit dâ-^nor-m , de da bref. Le développement ultérieur des racines dans la seconde période fait aussi présumer que les voyelles finales de racines étaient brèves. Mais outre ces racines terminées par une voyelle , il faut très certainement en admettre aussi qui finissent par des consonnes, comme ad (manger), ak (être aigu), ag (pousser), an (souffler), ar (aller, faire efibrt), av (souffler), et d'autres qui commencent et finissent tout à la fois par une consonne, comme pat (voler), s ad (être assis), c?ir (briller), tor (franchir), dar {dècïÀrer), g ar (user), bhar (porter).

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