‹ La stratification du langageChapitre 33 sur 54 · Charakterislick, p · texte numérisé non relu

Charakterislick, p

3. tt Soyez acteurs de la parole et non écouteurs seulement. »

4. « Il porte la parole, » et « il est porteur de la parole. »

de présent, exemple : (xr^xd-o-^Aai, à côté de \d\aiiM^ latin sona-re à côté de son-^i. Mais dans cette phase recalée , aucune désinence de dérivation, ou pour parler plus justement, aucun veriie auxiliaire n*était nécessaire pour &ire du thème nominal un thème verbal. Ces formes verbales thématiques doivent donc toujours être distinguées des formes proprement dénominatives. Cette explication, je Tavoue, me séduit beaucoup, et elle me semble jeter la lumière sur toute une série d*autres formations. D abord elle fait très bien comprendre pourquoi tant de thèmes de présent sans élargissement conmae bharâ^mi z= f ép«>>, a^ami = drfM, etc., ont pourtant un sens de durée aussi bien que les thèmes élargis. L*élément de la durée se trouvait déjà dans la voyelle adjointe à la racine. Notre vue s'étend ensuite sur d'autres modes de formation du présent où plusieurs savants ont déjà cru reconnaître des thèmes nominaux. La syllabe nu = vj qui distingue le sanscrit rwtu, gr. ip-vu, de la racine ar ip, et la syllabe na (nâ, ni), gr. va (vr^), qui distingue y u--nâ de la racine juj et le grec oxtî-va de la racine (ixtî, sont regardées par Benfej ^ comme identiques aux suffixes nominaux -nu et -na. Ainsi s'expliquent encore facilement d'autres élargissements du présent renfermant une nasale, comme le sanscrit Hina * ou -^na ^ répondant aux formes grecques du présent en -<xv(i>. Et en effet Schleicher nous renvoie pour ces élargissements à des formes nominales. Sur l'existence de thèmes nominaux tels que 5M-nw, svap-na, dans le temps de l'unité, il ne peut plus rester aucun doute après les preuves données en particulier par Schleicher*. Bien des points relatifs à cette question ont aussi été discutés par Kuhn ^. Au contraire les analyses de Benfey ^, d'après lesquelles des formes aussi antiques seraient des mutilations de verbes avec la syllabe dérivative j a, produites par des affaiblissements phoniques non motivés, n'ont pour moi absolument rien de convaincant. Cependant je ne crois pas non plus pouvoir soutenir plus longtemps la théorie que j'ai donnée dans mon ouvrage intitulé Tempora und Modi. Je cherchais à y expliquer tous les élargissements du présent qui renferment une n par la nasalisation, c'est-àniire par un effort pour donner au

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