Compendiunit %' éd., U 289, 290, pp
asHi'^t{i) : as-Ja''n{t) = bhar-a-^ti : svid-ja-nti. Or si c'est avec raison qu'on a ramené la caractéristique j a de la 4® classe à la racine ja aller, il semble naturel de dériver de la même source \eja de l'optatif. Voici encore un autre rapprochement de nature à feire supposer que l'optatif n'est autre chose qu'un thème du présent élargi au moyen de^a. Déjà l'analogie extraordinaire de la terminaison du futur composé (a)5;a-mi, sja-si, aja-ti, et de l'optatif du verbe substantif (a)5;'â-m, sjâ-s, sja-'t, n'avait pas échappé à Bopp ^ Or il est bien impossible de dériver ce sjô-mi de sjâ-m. Ce serait le seul cas que je sache où le langage aurait regagné ce qu'il avait déjà perdu. {a)sjâ''mi rentre plutôt, comme l'ont reconnu Benfey^ et Schleicher^, dans l'analogie des thèmes de présent formés au moyen de ja, (a)S'jâ-mi signifiait donc d'après notre analyse qui concorde ici avec celle de Benfey « je vais être ». Or je regarde cet {a)s-jâ''mi conservé dans la terminaison du futur (ex. dâ''Sjâ''mi = dor. Sw-atco), et l'optatif resté usité à l'état de forme indépendante {a)s-ja-^m = 6-iy)-v), comme identiques. Seulement les désinences primaires se sont changées en désinences secondaires. Le latin confirme encore cette manière de voir. L'identité du latin ero pour esjo avec ce {a)sjâmi est depuis longtemps reconnue et démontrée, tandis qu'à l'optatif (a)$jâm répond la forme indépendante siem. Mais en composition avec le thème du parfait il n'y a aucune différence entre rimus {dede-rimus) comme 1™ pers. pi. de ero et rimus comme P® pers. plur.=5lmî^,runeaufiit.ant.,rautreauparf. dusubj.- Toutes les deux, avecl'id'abordlong, puis bref, viennentdela même forme estmus (pour es-^iê-mus) = set. s-Jâ^-ma, gr. e-ïyj-ixev, ei-iuv. Schleicher ne ï)Ousse pas plus loin la discussion de l'origine de la syllabe^a, quoique pour l'optatif^ il indique le thème pronominal j a. Mais en fait il serait assez difficile de montrer comment l'idée de l'optatif et du potentiel a pu naître de Tintercalation d'im pronom démonstratif entre le thème et la désinence. C'est un de ces cas où il ne suffit pas d'analyser les formes sans égard à leur fonction. Bopp a songé ^ pour expliquer l'élément modal de l'optatif et du futur à la racine i « désirer » dont le sens convient en effet très bien ici. Mais cet i n'existe que dans