Erl3£uterungen zu meiner Schulgrammatik^ p
se distingue de la plupart des ibrnles de l'optatif par des désinences plus pleines. Nous pouvons bien tirer de là la conclusion chronologique que le fiitur composé s'est formé dans un temps où cet as-ja-mi conservait encore sans affaiblissement ses désinences personnelles.
La tendance à créer des temps composés doit être restée assez longtemps active. Le conditionnel et le précatif du sanscrit, l'aoriste passif du grec, les imparfaits et les parfaits composés du latin et tout ce qui s'y rapporte, enfin ce qu'on appelle le prétérit faible de J'allemandi en sont des preuves. Il n'est pas certain que toutes ces formations plus récentes n'aient réellement fait leur apparition qu'après la séparation des langues. On s'imaginerait très bien que les rudiments de toutes ces formations appartinssent déjà à ce temps reculé. Au contraire leur multiplication excessive et la détermination plus précise de leur usage sont évidemment de date beaucoup plus récente. Elles sont nées, au moins en partie, du besoin de remplacer des formations simples devenues trop incommodes. La coïncidence du prétérit faible de l'allemand et des prétérits grecs en -Oo-v est particulièrement instructive pour l'étude de ce sujet.
COMPOSmON AVEC DES THEMES NOMINAUX FOBMES.
Sur les verbes dérivés les vues des savants sont encore divergentes en bien des points, et ce ne peut être ici notre tâche d'entrer dans des questions de détail. Mais il me semble que, dans l'ordre d'idées que nous considérons ici, il peut à peine rester un doute sur l'origine de la classe la plus nombreuse de ces verbes, ceux qui en sanscrit se terminent à la P® pers. sing. du présent en -a-ja-mi. Si nous comparons un verbe comme kama-ja-mi ou bhara-ja'-mi = çop£-J(o-[jLi à svid-Jâ-mij nous avons exactement la même différence qu'entre la forme thématique bhara-mi et la forme primaire as-mi. Nous nous sommes expliqué cette différence en admettant que bhora était im thème nominal qui jouait le rôle de thème verbal. Nous proposerons ici la même explication. La première partie de svid-jïi-mi est un thème nominal de la forme la plus primitive, phonétiquement identique à la racine. On comprend par là que ce genre de formation du présent puisse avoir aussi pour base des thèmes nominaux réelle-
ment usités, par ex. xiQpusdci), c.-à-d. xiQpux-yw-ixt. Au contraire la première partie de bhâra-jâ-mt est le thème nominal bhâra=. gr. çopo formé au moyen de a. Qu'un pareil thème nominal ne soit pas réellement pour tous les verbes usité isolément , ce n'est pas là une objection . Comme un très grand nombre de noms primitifs avaient un suffixe terminé en A (qu'on se rappelle outre les suffixes a et â , les suffixes naytiâ; ta, tu; ma , ma; tra, tra; ana, an&)traseâxapourainsidire, ainsi que je l'ai admis avec Schleicher* et Grassmann*, comme désinence nominale générale, et cette espèce de formation dénominative l'emporta de beaucoup sur toutes les autres. En ce qui concerne la syllabe ^a, nous pourrons, je pense, suivre la même méthode que dans la discussion des formes thématiques et de leur rapport avec le subjonctif. Si des formes semblables quant au son peuvent être aussi rapprochées au point de vue du sens, nous avons toutes les raisons de les tenir pour identiques. A ces dénominatifs s'attache, non pas exclusivement il est vrai, mais très fréquemment, surtout en sanscrit, le sens causatif, sens qui, je l'avoue, parait fort éloigné de l'idée d'aller. Mais j'ai déjà signalé ailleurs ^ le grand nombre de verbes qui, d'un usage incontestablement intransitif, passent accidentellement et contre toute attente à l'usage causatif. On peut citer en particulier une racine qui comporte pleinement la comparaison, je veux parler de la racine Pa, à la forme inchoative du présent Paaxù), èTCt6acx(«), et de la racine axa, non-seulement à la forme redoublée Tctt^-^xi, mais encore dans dTYiffù), laTY)(ja. De plus on peut se demander si Je sens causatif est réellement dû dans tous les cas à la syllabe ji a. Un nom formé immédiatement de la racine a aussi sauvent le sens actif que le sens passsif ou neutre. Ainsi de la racine sanscrite naç (pour nak) « disparaître », vient le substantif nâfa, qui signifie non-seulement la disparition, la mort, mais aussi l'action d'anéantir. La signification transitive ou causale apparaît donc ici déjà dans le nom primitif, et si maintenant le causatif naça-ja-mi qui en dérive signifie de préférence anéantir, détruire, la seule fonction qui reste proprement à la syllabe Ja est, comme dans les verbes de la 4® classe, de désigner l'action de « s'occuper à quelque chose » . Peut-être naça-jati ne signifiait-il primitivement que « il va anéantissement, il s'occupe de l'anéantissement ». Comme à ce naça-ja-^i le latin