AU
unes d'entre elles des allongements (gr. vt), set. nu) et des éléments additionnels (lat. nu-m^ gr. vu-v) qui font penser à la flexion et qui empêcheraient par conséquent d'en faire remonter trop haut l'origine. Quant aux j9rej905îïion5 que nous pouvons attribuer déjà à la période de l'unité, le nombre en est bien plus grand ; et comme dans beaucoup d'entre elles nous reconnaissons clairement des désinences de cas, nous pouvons admettre que dans ce domaine le langage a commencé, même avant la séparation, à immobiliser des formes casuelles pour les aflfecter à un usage adverbial. C'est pourquoi nous croyons devoir ajouter une période adverbiale à la fin des grandes périodes de formation. J'ai plus d'une fois ^ signalé le fait que les prépositions, ainsi que d'autres adverbes dont elles ne se distinguent que peu à peu par des particularités de l'usage, renferment des désinences casuelles, et j'ai montré combien cette circonstance jette de lumière sur l'époque de leur origine. Dans quelques-unes il s'est conservé toute un série de cas. L'exemple le plus frappant est le set. para et les formes qui lui correspondent dans les autres langues. para lui-même est comme parêna un instrumental, pare {= zend pare) un locatif, para-tas un ablatif, para-m un accusatif^. La forme qui se laisse le mieux comparer à l'instrumental est le grec wapi; en regard du locatif se place wapai, et en regard de l'accusatif l'osque perum. Le grec wipoç z= set. pur as ressemble à un génitif d'un thème plus court J9ar. Le thème pronominal an dont le comparatif est en sanscrit antar {antara-s, adv. antara) = inter^ a deux formes. L'une an-i = set. et zend ni, gr. èv-(, èv, lat. et goth. in ^, paraît être un locatif. L'autre <iv-a z= osque et ombrien an, goth. ana, paléosl. na ^, est vraisemblablement un instrumental. Si nous admettons un thème ap, la forme ap-i= gr. è7c-( se présente comme un locatif, ap-a=zend apà et apa, comme un instrumental, ap-as = gr. oi^ et lat. ab'S comme un génitif, enfin le latin ap-ud comme un ablatif dans le sens du locatif. La forme i%0Li discutée par Kuhn^ n'est constatée que pour une époque trop tardive®, et on ne peut la prendre en considération. Evidemment elle a été formée sur le modèle des formes plus authentiques &xa( , xapaC , {xeTaC , xaiaC,
1. Particulièrement dans les Grund&ilge, 2* éd., pp. 35 et suiv.