‹ La structure du protoplasma et les théories sur l'hérédité et les grands problèmes de la biologie généraleChapitre 120 sur 251 · LES GLOBULES POLAIRES · texte numérisé non relu

LES GLOBULES POLAIRES

Le Bourgeonnement et la Scission sont souvent considérés, non sans raison, comme des extensions de la fonction régénératrice. La Scission serait une régénération d'une moitié du corps par l'autre, dans laquelle le travail de régénération précéderait de plus ou moins loin la séparation des deux moitiés, et le Bourgeonnement se rattacherait à la régénération d'un blastomcre par un autre. On peut, en effet, considérer la cellule qui sert de point de départ au nouvel individu comme produite par un dédoublement de l'œuf dans lequel chaque moitié a gardé le pouvoir de former un individu entier.

La Phijlogénèse du bourgeonnement aurait donc ses origines, comme Fapensé Balfour, dans le fait, observé parfois, de la division des œufs. Mais, si l'on se place au point de vue du plasma germinatif, il faut admettre, en outre, comme l'a fait Weismann : 1" Que les deux œufs ne se séparent pas et que le Plasma germinatif seul subit la division; 2° que l'un des deux Plasmas germinatifs reste inactif, tandis que l'autre subit immédiatement une évolution ; 3" que celui des deux blastomères qui reçoit ce plasma en état de vie latente, reçoit aussi sa moitié du Plasma germinatif actif et prend part àl'ontogénèse comme s'il ne contenait rien de spécial, en sorte que rien ne le distingue des autres blastomères jusqu'au jour où son dépot latent entrera en activité. Enfin, comme l'ontogénèse du bourgeon est souvent notablement différente de celle de Yoozoïte, il faut admettre encore que ce plasma de bourgeonnement n'est pas identique au Plasma germinatif; qu'il contient les mêmes Déterminants, mais sans doute arrangés d'une autre façon, en sorte qu'il diffère de lui à la manière dont certains composés chimiques diffèrent de leurs isomères.

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