‹ La structure du protoplasma et les théories sur l'hérédité et les grands problèmes de la biologie généraleChapitre 167 sur 251 · THÉORIE DE HIS · texte numérisé non relu

THÉORIE DE HIS

Le second point est une tentative pour deviner les causes de cette variation rythmée des vitesses d'accroissement de chaque partie aux stades successifs de l'ontogénèse.

His admet que les diverses parties de l'œuf diffèrent les unes des autres par des propriétés physiques telles que la densité, la viscosité, l'élasticité, et autres du même genre et constituent un ensemble très hétérogène, et que la vie est un mouvement ondulatoire, de forme particulière, déterminant une tendance à l'accroissement. Dès lors, si la structure était homogène, l'ondulation serait régulière, et l'accroissement uniforme, mais la diversité des propriétés physiques dans les différents points occasionne, ici des retards, là des accélérations, qui se répercutent, interfèrent de mille façons, et sont la cause des inégalités rythmées des vitesses d'accroissement. La diff'érenciation anatomique d'où résulte la structure des organismes a ainsi deux facteurs, un matériel, inerte, la structure des protoplasmes, un dynamique, le mouvement ondulatoire initial, qui est la base mécanique de la vie.

Cela est certainement simple et ingénieux, supérieur, à mon sens, à tout ce que nous avons rencontré jusqu'ici, mais il s'en faut de beaucoup qu'il y ait là une solution complète du problème, et bien des objections se dressent contre une explication aussi simpliste de choses aussi compliquées. Remarquons d'abord que la forme du mouvement ondulatoire communiqué au système ne paraît pas jouer grand rôle. Toute la variété dans les effets trouve une cause suffisante dans la variation, des vitesses d'accroissement, qui dépend uniquement de la structure du protoplasma de l'œuf. Il en résulte que l'on peut supprimer cette spécificité du mouvement et sa forme ondulatoire qui n'expliquent rien et compliquent les choses par une hypothèse inutile et sans aucune précision.

Or qu'est ce mouvement, s'il est le même chez tous les êtres?

C'est la vie, se manifestant par une tendance à l'accroissement.

Le mérite de la théorie est donc d'avoir montré qu'en considérant la vie comme un mouvement se propageant dans la substance organisée, on explique, par l'hétérogénéité de cette substance, la variation des vitesses de propagation de ce mouvement et, par l'inégalité des vitesses d'accroissement, la différenciation anatomique. Mais cela n'est plus tout à fait l'idée même de His.

Par son explication mécanique de l'ontogénèse, His s'éloigne des Périgénistes et mériterait de prendre place parmi les Organicistes,

LES THÉORIES GÉNÉRALES

[La théorie delà Mémoire inconsciente était restée, avec Herixg et H.e- CKEL dans les nuages de la Métaphysique. Quelques auteurs ont cherché à la ramener sur terre et à lui donner une expression sinon mécanique, du moins physiologique.

[De ces tentatives sont nées les théories de Cope et d'ORR].

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