‹ La structure du protoplasma et les théories sur l'hérédité et les grands problèmes de la biologie généraleChapitre 211 sur 251 · XI. LA VARIATION ET SA TRANSMISSION HÉRÉDITAIRE · texte numérisé non relu

XI. LA VARIATION ET SA TRANSMISSION HÉRÉDITAIRE

Nous avons, dans ce qui précède , parlé toujours à' identité de structure , de caractères et d'évolution. Or, cette identité n'est pas absolue. Elle laisse place à des difTérences plus ou moins considérables qui constituent le domaine de la variation que nous devons maintenant examiner.

La constitution éminemment simple que nous avons attribuée à l'œuf et aux cellules de l'organisme doit retentir, naturellement, sur leur aptitude à varier comme sur leurs autres propriétés physiologiques. Privé de Gemmules, de Pangènes, d'Idioblastes, de Déterminants, l'œuf doit se comporter autrement en face de la Variation, que s'il possédait tous ces facteurs indépendants. Réduit à un groupement de substances chimiques diverses arrangées suivant une disposition déterminée , l'œuf et les éléments du corps vont-ils pouvoir subir et transmettre, conformément à ce que montrent les faits, les variations dues aux diverses causes?

Pour étudier cette importante question, nous allons supposer que notre théorie est vraie et voir comment les choses doivent se passer dans cette hypothèse; nous examinerons ensuite si ce qui devrait se passer est conforme à ce qui se passe réellement.

Pour cela nous distinguerons la variation somatique de la plasmatique.

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