‹ La structure du protoplasma et les théories sur l'hérédité et les grands problèmes de la biologie généraleChapitre 45 sur 251 · OVOGÉNÈSE KT OEUF MUR · texte numérisé non relu

OVOGÉNÈSE KT OEUF MUR

ci en deux cellules finales qui sont les homologues des spermatides.

Mais, pendant cette phase de réduction, l'ovogénèse présente avec la spermatogcnèse des dillerences, non essentielles, mais très remarquables cependant. Les divisions des ovocytes ne sont pas égales. Des deux cellules fdles, Tune très grosse 0 (tig. 10) continue la lignée de l'œuf, l'autre très petite est un produit de rebut que l'on appelle le Globule polaire G (fig. 10). L'une et l'autre sont cependant sœurs. A la première division, elles représentent les ovocytes de 2'' ordre et sont, l'une 0 (3, fig. 10), un gros ovocyte, l'autre G, (ibid.), le 1'^ g-lobule polaire, k la division suivante, le gros ovocyte de 2" ordre 0 se divise de même très

Gii 5

Fig. 10. — Émission des globules polaires cliez un Mollusque. (Scliématique.)

1. L'Ovocyte de I"'' ordre contenant les chromosomes supposés au nombre de 8. — 2 Fuseau du 1" globule polaire. — 3. Le 1" globule Gl est émis et les chromosomes sont réduits à 4 de chaque côté. — 4. Le fuseau du '2" globule se forme et le \" globule Gl s'est divisé en deux autres Gi, et G12. — 6. Le 2° globule Gii est émis avec deux chromosomes et le pronucleus femelle, réduit aussi à deux chromosomes reste dans l'œuf.

inégalement en deux cellules sœurs, représentant les spermatides du màle, l'une grosse, l'ovule mûr 0 (5, fig. 10), avec un nombre de chromosomes réduit de moitié, et l'autre toute petite, le second globule polaire Gii (ibid). Le 1" globule polaire qui est, si l'on peut dire ainsi, l'oncle du second, se divise, comme son frère l'ovocyte de 2*^ ordre, en deux autres Gij et Gi^ (4 et 5, fig. 10) et disparaît ainsi laissant à sa place deux autres globules polaires, frères entre eux et cousins du second globule. En sorte que finalement on a un œuf bien développé et trois globules polaires, cellules naines, incapables d'évolution ultérieure. Le cas décrit ici est le plus complet, mais le moins fréquent. Il s'observe chez les Mollusques, par exemple. Mais d'ordinaire le 1" globule polaire ne se divise pas et persiste à côté du second. L'œuf à ce moment est entièrement mûr et prêt à être fécondé ; il n'y

a pas ici cette phase distincte de maturation qui dans la spermatogénèse était nécessaire pour transformer la spermatide en spermatozoïde * .

Le tableau ci- dessous montre le parallélisme de ces deux évolutions. Il est emprunté à iVaupas (88), mais légèrement modifié.

celài/ej. germinales

sj>erma/i(/esQ è Q e—

P"'- cellfc/les

Fig. 11. — Formation des produits sexuels des deux sexes, scliématisé d'après Maupas.

Les phénomènes de l'ovogénèse ont été vérifiés chez un grand nombre d'animaux. Ils sont semblables à eux-mêmes partout où l'on a rencontré

' Cette terminologie, calquée sur celle que La Valette Saint-Georges avait établie antérieurement pour la spermatogénèse est due à Boveri. Elle est heureuse et commode et mérite d'être adoptée.

L'émission des globules polaires se fait de la manière suivante (V. fig. 10, à la page précédente) : la vésicule germinative, ou noyau de l'ovocyte, se rapproche de la surface de l'œuf. Elle devient alors beaucoup moins visible et c'est pour cela que jusqu'à ces dernières années on croyait à sa disparition. Là il se fait une division indirecte normale.

L'œuf forme une petite saillie tout à fait marginale dans laquelle prennent place la moitié du fuseau et l'un des noyaux.

Après la séparation, le demi-fuseau interne rentre dans l'œuf et aussitôt se complète en un nouveau fuseau entier qui a la même position que le premier, c'est-à-dire s'oriente normalement à la surface et est logé, une moitié dans l'œuf, l'autre dans la petite saillie que forme le second globule. Après l'émission de ce dernier, le noyau réduit s'enfonce de nouveau vers le centre du cytoplasma. Le demi-noyau qui forme le globule (soit le premier soit le second) est aussi gros que le demi-noyau ovulaire. C'est le cytoplasma qui établit à lui seul l'énorme différence de grosseur entre les deux cellules. Dans bien des cas, il semble que le globule soit vraiment réduit à son noyau, mais souvent on voit autour de lui

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