INFLUENCE DES ÉTATS TRANSITOIRES DES PARENTS SUR LE PRODUIT
C'était autrefois une opinion très généralement répandue, même parmi les médecins, que l'enfant pouvait hériter des dispositions transitoires dans lesquelles se trouvaient les parents au moment de la conception, lorsque ces dispositions étaient suffisamment accentuées.
Je dis hériter, car on ne croyait pas seulement à une influence générale, vague ou peu déterminée, mais à un rapport très précis avec les caractères futurs de l'enfant. C'est ainsi qu ÉRASME Darwin (10) conseille au père, pendant le coït, d'évoquer dans son imagination une image vive des organes de sa femme ou des siens propres selon qu'il veut faire une fdle ou un garçon. Inutile de dire que ces absurdités ont été reléguées, à côté des envies des femmes enceintes, auxquelles bien des gens croient encore , parmi les choses que l'on ne discute plus dans un livre sérieux.
Mais il n'est pas démontré que des sentiments très violents, ou une disposition maladive , ou l'état d'ivresse n'aient pas une influence générale sur le produit de la conception.
Pour ce qui est des sentiments violents, ils ne semblent pas avoir grande influence; on n'a jamais remarqué que les enfants conçus dans le A'iol aient été fort différents des autres. Et cependant, quel sentiment peut être plus violent que la colère, la honte, lïndignation, l'horreur, d'une femme soumise à cette violence.
Au sujet des dispositions maladives, on ne sait rien de positif. Mais