‹ La structure du protoplasma et les théories sur l'hérédité et les grands problèmes de la biologie généraleChapitre 94 sur 251 · MÉTIS ET HYBRIDES · texte numérisé non relu

MÉTIS ET HYBRIDES

à obtenir autrefois que de nos jours. Le croisement est naturellement d'autant plus aisé que les parents sont moins dilTérents. Il arrive même que, lorsque ceux-ci sont de race ou de variété assez voisine, leur union devient plus facile que celle des formes pures correspondantes. Darwin (80) fait remarquer que, si l'on met sur le stigmate d'une tleur son propre pollen, ou même celui d'un autre individu de même variété, et celui d'une variété voisine, il arrive parfois que c'est ce dernier seul qui féconde les ovules.

En résumé : Le croisement est en général aisé entre formes suffisamment voisines; il devient difficile et rapidement impossible entre formes trop différentes, mais il nhj a pas proportionnalité rigoureuse entre C affinité taxonomique et la faculté de se croiser.

6) Caractères des Métis et des Hybrides en tant que produits de croisement.

a. Vigueur et fécondité.

Darwin (80), Focke (81) et tous ceux qui se sont occupés de cette question s'accordent à reconnaître que, sous les rapports de la vigueur et de la fécondité, les Métis de races ou de variétés voisines sont remarquablement bien doués. Us l'emportent souvent sur les produits de race pure. Là où l'une de ces qualités commence à faiblir, il suffit souvent de l'intervention d'un pollen ou d'un sperme étranger pour leur rendre toute leur puissance. La vig'ueur de ces Métis se manifeste par une taille élevée, une croissance rapide, une précocité remarquable jointe, contre l'habitude, à une durée de vie plus longue. Les Hijhrides sont aussi parfois remarquablement vigoureux, mais leur fécondité est ordinairement faible ou nulle. Le Mulet de l'Ane et du Cheval en est un exemple bien connu. Si la fécondité reste normale à la première génération, elle baisse d'ordinaire dans les générations suivantes et la stérilité finit par prendre sa place. Cette loi de Certner souffre des exceptions et l'on cite des Hylîrides dont les produits restent féconds pendant plusieurs générations, mais on n'a

' Il y a cependant une exception, et bien singulière, à la règle que le croisement est d'autant plus facile que les formes parentes sont plus voisines. Il est fourni par les fleurs polymorphes. Certaines plantes portent des fleurs de deux ou de

trois formes différentes. Dans ces plantes, les unions légitimes, c'est-à-dire entre fleurs de même forme, sont fécondes, les illégitimes sont stériles; elles ne dilfèrent cependant ni par l'espèce ni par la variété.

LES FAITS

pas d'exemple hien authentique d'Hybrides indéfiniment féconds ayant conservé nettement des caractères des deux espèces parentes'.

La fécondité des Hyl^rides n'est pas toujours proportionnelle à la facilité avec laquelle on les olîtient. Le Mulet s'obtient aisément, bien qu'il soit stérile, le Léporide, si difficile à obtenirse reproduit ensuite aisément. Divers Métis montrent des faits analogues.

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