Tendances ataviques et tératologiqnes
Les Métis ne sont pas plus sujets aux malformations que les produits de race pure ; il n'en est pas de même des Hybrides et la tendance tératolog-ique est d'autant plus accentuée chez eux qu'ils proviennent d'espèces plus différentes. Chez les plantes, les anomalies sont surtout fréquentes dans les organes de la fleur. La stérilité relative ou absolue des hybrides est une preuve que leur double origine afl'ecte d'abord leurs organes reproducteurs.
A l'inverse des précédentes, les tendances ataviques sont d'autant plus accentuées que les parents sont moins différents. La réversion est la règle chez les métis. Saxson (93) a montré, par d'excellents exemples très scrupuleusement observés, que sans une sélection infatigable on n'arrive jamais à maintenir une race métisse intermédiaire entre les deux formes parentes. Certains individus font retour à la race du père, les autres à celle de la mère et, au bout d'un nombre suffisant de générations, toute trace du croisement a disparu. Darwin (79) a montré avec quelle insistance la couleur du Bizet revenait chez les Métis de nos races de Pigeons. Cette réversion se manifeste aussi dans les caractères psychologiques. On attribue à une réapparition des instincts de l'Homme primitif la cruauté commune chez les Métis des races humaines.
Par contre, les caractères ataviques sont plus marqués chez l'individu
' Les Primula auricula X P- Ilirsula et divers hybrides des genres Ltjchnis, Erien, Datura, ne subissent, pendant plusieurs générations, aucune déchéance dans leur fécondité. Cependant on ne peut les maintenir indéfiniment; mais Focke est d'avis que cela peut tenir à la consanguinité étroite qu'on est réduit à pratiqu(>r, en raison du trop petit nombre d'individus soumis à l'expérience.
Darwin (79) en donne comme exemple nos races domestiques de Bœufs et de Cochons qui descendent, selon lui, du Bosprimigeniuset du B. longifrons d'une part et des Sus scrofa et 5. indiens d'autre part.
Mais malgré la valeur des observations ostéologiques qu'il apporte à l'appui de son appréciation, on sent qu'il y a là une part d'hypothèse.