‹ La Strychnine Dans Le Barbiturisme AiguChapitre 11 sur 30 · COMMENTAIRES DE L'OBSERVATION IL · texte numérisé non relu

COMMENTAIRES DE L'OBSERVATION IL

Ce malade, intoxiqué par 4 grammes de gardénal, est mort malgré l'injection d’une dose considérable de strychnine : 26 centigrammes (en solution au centième) en douze heures.

Bien que la strychnothérapie ait été commencée précocement, à la septième heure, à notre avis plusieurs raisons permettent d'expliquer cet échec :

a) Une faute de technique; la strychnine n'aurait pas dû être interrompue à 2 heures du matin. En effet, à ce momentlà, le malade présentait une amélioration indiscutable, les 16 centigrammes de strychnine qu'il avait reçus jusque-là ayant amélioré considérablement les troubles respiratoires et la cyanose. Ce malade est mort asphyxié d'œdème pulmonaire par bronchoplégie, ce qu’on aurait peut-être pu éviter

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si l’on avait poursuivi la strychnine entre 2 et 5 heures du matin. |

Remarquons tout particulièrement que l’infirmier chargé de surveiller le malade pendant cette période d'interruption a été trompé par l’état du pouls, qui est resté bon, alors que les troubles respiratoires devaient être manifestes, d'où l'importance de garder ces intoxiqués sous une surveillance médicale attentive.

b) L'état du terrain sur lequel a évolué l’intoxication : Il s'agissait d’un épileptique déjà imprégné de gardénal (il prenait, en effet, une dose quotidienne de 15 centigrammes de gardénal depuis trois ans); on peut se demander si l’apport brutal de 4 grammes de toxique sur des centres nerveux déjà saturés n’a pas amené le malade au-delà de cette dose limite où la strychnine reste sans action, quelle que soit la dose que l’on injecte.

OBSERVATION JIL.

Intoxication par le gardénal (1 gramme).

Guérison après injection de 1 centigramme de strychnine.

Mlle M. H..., 21 ans, est transportée dans le coma à l'Hôpital Saint-André le 31 décembre 1933, à 21 h. 30.

On a trouvé dans son sac à main un prospectus de gardénal, mais il n’a pas été retrouvé de tube vide auprès de son lit; on ignore donc la dose ingérée. La famille ne peut préciser l’heure exacte à laquelle le toxique à été pris, probablement entre 14 et 15 heures.

On l’a trouvée, à 18 heures, reposant inanimée sur son lit.

Un médecin appelé à fait une injection d'huile camphrée et 1e 2 milligrammes de strychnine, Elle à eu quelques vomissements.

A sôn arrivée, la malade est admise dans le service de M. le Professeur Carles.

Elle est dans un coma léger et réagit aux excitations.

Elle ne répond pas aux questions, mais prononce quelques

paroles inarticulées.

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