‹ La Strychnine Dans Le Barbiturisme AiguChapitre 12 sur 30 · AN TEA · texte numérisé non relu

AN TEA

Les réflexes pupillaires sont conservés.

Les réflexes tendineux existent. .

La malade est très pâle.

Respiration superficielle. Pouls, 104.

Tension artérielle : Mx, 10,5; Mn, 7; Lo, 1,5.

Température axillaire : 36° 9.

On essaie de faire un tubage gastrique, maïs il est impossible de faire avaler le tube. Toutefois, on provoque ainsi un vomissement assez abondant.

On fait une injection sous-cutanée de 1 milligramme d’adrénaline, qui provoque une réaction assez vive de la malade au moment de la piqüre.

Devant le peu de gravité de’la situation, il semble inutile de faire de la strychnine et on décide simplement de surveiller la malade.

A minuit, elle est plus éveillée; elle comprend les questions qu’on lui pose, répond par ôui ou par non; elle confirme qu'elle a absorbé un tube de gardénal.

Pendant le reste de la nuit, il est fait simplement des tonicardiaques.

Le lendemain 1% janvier : À 10 heures, on trouve la malade dans un état de torpeur beaucoup plus accentué que lors de son arrivée.

Pas de réponse aux questions.

Ne réagit pas à la piqûre des téguments.

Réflexes pupillaires très faibles.

Réflexes rotuliens abolis.

Respiration un peu difficile. Cyanose légère.

Température, 37° 5. Pouls à 100.

On fait une injection sous-cutanée de 1 centigramme de strychnine (solution au centième).

Cinq minutes après, la malade s’agite, remue spontanément bras et jambes.

Elle ouvre les yeux, répond aux questions (d’ailleurs en art:culant mal).

Dix minutes après, elle peut boire facilement.

Lui A PA

Revue à 17 heures (Jusque-à, rien de nouveau à signaler) : La malade est bien éveillée, elle répond bien aux questions.

Réflexes normaux. 6

On retire par sondage 500 cm3 d'urine.

Température, 37° 2.

Le 2 janvier : À 9 heures, ôn trouve la malade beaucoup moins éveillée que la veille.

Elle est profondément endormie, pupilles en myosis.

On ne la tire de son sommeil que par de fortes excitations (pincement du tendon d'Achille, qui provoque des grognements), mais ne réagit pas à la piqûre des téguments.

Réflexes rotuliens abolis.

Toutefois, comme la respiration est très régulière et que l’état nous paraît très satisfaisant, ôn juge inutile de faire un 2° centigramme de strychnine et on injecte simplement du solu-camphre.

L'après-midi, à 17 heures, la malade est légèrement plus éveillée que le matin.

Toutefois, elle n’a pas encore de réflexe tendineux.

Elle a uriné spontanément.

Le dosage de l’urée dans le sang a donné 0 q. #6 par litre.

Le 3 janvier, la malade est complètement éeillée. Se plaint d’une céphalée assez vive.

Les réflexes rotuliens sont revenus, mais faibles.

Elle quitte l'hôpital le 7 janvier, complètement guérie. Dosage de l’urée sanguine avant le départ : 0 g. 18.

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