‹ La Subordination des caractères de la feuille dans le phylum des AnthyllisChapitre 10 sur 90 · Baili.on, HMoire des plantes · texte numérisé non relu

Baili.on, HMoire des plantes

Podalyriées, aussi bien que les trois autres tribus que nous venons de mentionner, seront donc d'avance exclues de noire élude.

Il s'agit de savoir en quoi ^ les caractères déjà connus de la feuille justifient les rapprochements mentionnés et de déterminer quels caractères nouveaux de ce membre pourraient avoir assez de poids pour motiver une conclusion dans les cas incertains. Peu à peu nous éliminerons certains membres du phylum provisoire esquissé d'après les auteurs ; nous y rattacherons d'autres types et notre conclusion sera, croyons-nous , l'établissement d'une série beaucoup plus rapprochée du groupement naturel.

Récapitulons ces diverses données en les rapportant à la classification de Bentham et Hooker. Les Anlhyllis, comprenant les genres Vulneraria, Barba-Jovis (Pogonitis Rchb.), Physanthyl- Us, Comicina et Dorycnopsis, sont considérés comme tenant de près aux Helminthocarpum, Hymenocarpus, Bonaveria. Par la section Dorycnopsis^ ils se relient aux Loléès à légumes bivalves, c'est-à-dire aux Cytisopsis, Dorycnium, Bonjeanea, Lottis, Hosackia. Toutes les Lotées rentreraient donc dans leur parenté.

Le Bonaveria lui-même ne serait pas déplacé parmi les Hédysarées-Coronillées, qui rappellent encore les Lotées par le genre Scorpiurus. La question se posera de savoir si les Coronillées permettent de passer des Lolées proches parentes des Anlhyllis aux autres Hédysarées, d'autant plus que les Ebeniis, Arachis, Hallia ont été signalés, tantôt comme parents des Anlhyllis, tantôt comme membres des Hédysarées.

La tribu des Trifoliées est aussi indiquée par plusieurs auteurs comme susceptible de founur des rameaux de la généalogie des Anlhyllis, puisque les Hymenocarpus ont longtemps été rangés parmi les Medicago et que plusieurs sections des Trèfles passent pour être proches parentes des Anlhyllis et Cylisopsis. Les Ononis sont aussi placés dans leur voisinage par de Candolle.

Les Génistées ne peuvent pas être rejetées de prime abord, puisque V Anlhyllis Hermanniœ a été successivement un Cylisus L., un Aspalathus L. et Lam., un Sparlium Desf. Il portait trois noms génériques dans le Specié^s de Linné. Les Ennacea, placés par Bentham et Hooker au voisinage des Genisla, rappellent assez les Anlhyllis par le calice renflé, membraneux, à dents courtes,

24 CAIUCTËRES DE LA P£lJILLf: DANS LE ?H\LUH DES ANTHTU.IS.

pour leur avoir élé réunis génériquemcnl. Le Lolononis anthylloides DC, nomnié AnlbyUis ononides par Burmann, indique assez les diflicujlés que présente parfois la dislinction des AtUh;/l- : à l'égard des Génislécs. D'ailleurs les anciens auteurs consiiraient les affinilés des deux groupes comme très étroites. Les relations avec les Suphorées sont improl>ables. Nous aums pourtant à apprécier la solidité du lien que le genre mmodendron pourrait éventuellement nouer. H faudra examiner pidement si tes Phaséolées ne touchent pas aux Anthyllis, soit ir les Pbaseolus, soit par les Clitoria, opinion qui pourrait être iggérée par la classification deJussieu, mais qui toutefois n'a is arrêté les botanistes plus récents.

La tribu des Galégées est peut-être celle dont les affinités avec s Anthyllis sont les plus complexes et les plus obscures, puisje les prétendus parents des Anthyllis qu'elle renferme apparîunent à des genres aussi disparates que les Astragalu-x (secïns Podolotus el Ckronopodium et espèces voisines d'Astraçalits •matus), Dalea, Psoralea, Amorpha.

Les Arachis placés par A. L. de Jussieu à côté des Anthyllis, it été compris au nombre des Césalpiniées par de CandoUe. fin de n'avoir pas à étendre notre cadre au delà des limites des ipilionacées, disons tout de suite que, par la structure de la uille, le genre Arachis rentre dans les Hédysarées, au voisinage 3s Slylosanlhes, conformément à la classification de Benlham et ooker.

Ainsi les Loties, Trifoliées, Génistées, Galégées, Sophorées, édysarées, Phaséolées sont les tribus dans lesquelles nous de- 3ns chercher la parenté des Anthyllis. Certaines des tribus préitées ne confinent au genre Anthyllis que par un genre ou deux t encore d'une façon problématique. Aucune d'elles n'est assez omogéne pour que la parenté démontrée de telles espèces en- ■aine le rattachement de toutes les autres. Une affmité basée sur n ou deux caractères saillants sulfit en effet pour donner un igne de ralliement aux membres d'une tribu, mais non pour émontrer une filiation commune. Aussi ne devons-nous pas parpiller nos recherches en les étendant à toutes les espèces ni lème à tous les genres des tribus soupçonnées. Je prendrai dans

chacune d'elles les types dont la parenté avec les Anthyllis est la plus probable et, suivant que le résultat sein positif, douieux ou négatif, j'étendrai mon examen plus ou moins loin aux espèces voisines, sauf à confirmer, par la prise en considération de nouveaux cai*actères, les conclusions suggérées par les premiers indices.

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