‹ La Subordination des caractères de la feuille dans le phylum des AnthyllisChapitre 18 sur 90 · II. ^ Massifs glanduleux disséminés · texte numérisé non relu

II. ^ Massifs glanduleux disséminés

Plusieurs Papilionacées possèdent des massifs glanduleux élaborés aux dépens de l'épiderme et disséminés sur toute la feuille, au lieu de se localiser spécialement aux nœuds. Elles appailiennent à trois des sous-tribus admises par Bentham et Hooker parmi les Hédysarées : les iEschynoménées, les Adesmiées et les Stylosanthées, auxquelles il faut joindre les Halliay classés parmi les Desmodiées, mais exceptionnels dans cette sous-tribu par l'absence de stipelles, et les Psoraléées qui, malgré leur fleur rappelant un type dégradé de Galégées, ont les plus étroites affinités stmcturales avec les Hallia et les sous-tribus précitées des Hédysarées.

Généralement inclus ou même légèrement enfouis au-dessous de la surface générale, ces nodules deviennent exseits chez quelques espèces et contribuent alors à accidenter la surface. Leur présence renseigne donc immédiatement sur les affinités des plantes. Mais ce caractère superficiel tire toute sa valeur de la structure profonde dont il est un indice et il faut rattacher aux espèces à surface mamelonnée celles dont l'épiderme renferme des massifs glanduleux immergés.

Les saillies de cette nature existent chez plusieurs Psoralea, où elles ont une forme de dôme ou de calotte sphérique. Chez le Ps. venucosa, deux ou trois glandes sont quelquefois soulevées dans une émergence corticale commune, qui est toute bosselée. Les nodules des Amorpha sortent seulement aux nœuds. Leurs homologues n'en sont pas moins disséminés dans toute la feuille, bien qu'ils n'y fassent qu'une saillie peu appréciable.

Les massifs glanduleux deviennent complètement libres chez

VAdesmia balsatnica (fig. 31, 32). Ils ont alors la forme d^une sphère rattachée à la surface par un pédicule étroit, ayant un petit nombre d'initiales épidermi(|ues (parfois 2). Hais la glande se complique par l'adjonction d'un appendice piliforme dû à l'allongement en cône d'une cellule superficielle siluée au pôle apical ou un peu de côté. Ce massif fait pourtant une faible saillie au-dessus du niveau général de l'épiderme, parce qu'il s'insère au fond d'une dépression en cuvette de la surface.

Toute la feuille de V Adesmia Loudonia est parsemée d'excroissances de même type (fig. ^, 30), mélangées à d'innombrables poils flagellifères. La poition glandulaire y est beaucoup moins développée que chez VAdesmia balsamica. La sphère sessile est réduite aune dizaine de cellules, surtout sur les stipules; mais le poil terminal est relalivemenl fort : rarement il est unicellulaire ; le plus souvent il comprend 3 ou 4 cellules formant une colonne un peu plus étroite que la boule initiale. L'ensemble a sensiblement les contours d'une jeune archégone de Mousse et, sans attacher, bien entendu, la moindre signification à ce rapprochement, nous pourrons, pour faciliter la description, appeler ventre et col les deux portions de l'émergence.

Chez VAdesmia mtiricaia, l'émergence est fixée à l'épiderme par une plus large base (fig. 33). Le ventre, à peine renflé au niveau où le nodule glanduleux atteint son plus grand diamètre, s'atténue insensiblement pour passer, dans le col. Dans plusieurs émergences, le renflement s'efface, aussi bien que les limites de la glande, et l'on n'a plus qu'un massif de cellules terminé par un long poil, muni d'une ou deux cloisons transversales ou même unicellulaire. Les parois du poil sont rigides, assez épaisses, mais dépourvues de couches distinctes; au sommet seulement la membrane s'amincit brusquement et se termine par une calotte très fragile qui manque à beaucoup d'exemplaires secs, mais qui s'y montre aussi sous forme d'une boule terminale très délicate.

La même disposition généi*ale du ventre et du col et les mêmes variantes se retrouvent chez les Slylosanthes, Sosmmeringia (fig. 34), etc. Le ventre est encore conique chez V JEschyiiomene viscosa; mais il s'arrondit et se rétrécit fortement à la base, surtout sur le rachis.

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Chez lootes les espèces mentionnées à partir de VAdesmiamucala, on rencontre des saillies (eilement atténuées dans la région u ventre, que la forme générale est celle d'un poil terminé par ne petite tête glanduleuse et que la base contient seulement 3 Li 3 rangs ou même un seul rang de cellules. La glande surmonte d'un poil stérile chez VAdesmia balsamica passe donc insenblement à un simple poil glanduleux au sommet; car la houle îrminale est un réservoir de produits sécrétés, autant qu'on peut I) juger par les échantillons d'herbier.

Chez le Smitkta senailiva (fig. 35-à8), ta portion terminale se omphque, car les cellules allongées, qui sont groupées en faiseau dans le col, se dégagent au sommet et chacune d'elles se ïrmine par une ampoule simple ou bifurquée. Le col devient onc un poil glanduleux compliqué, tandis que le ventre, renflé t munid'unmassifsécréteurdistinctdanslesexemplaiies moyens, e rétrécit et devient un simple soubassement du col dans ceux ù l'appareil terminal est très développé.

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