‹ La Subordination des caractères de la feuille dans le phylum des AnthyllisChapitre 20 sur 90 · V. — Poils flagellifères · texte numérisé non relu

V. — Poils flagellifères

J'ai signalé* l'existence générale, sur les feuilles desPapilionacées, de poils d'un type particulier que j'ai nommés poils flagellifères. Cette forme si caractéristique, méconnue par la plupart des auteurs, qui donnent les poils comme unicellulaires ou bicellulaires, est peut-être distinctive des Papilionacées à l'égard des

1. VuiLLBMiN, Sur la structure des feuilles de Lotus. {BtUletin delà Soc. botanique de France, t. XXXVIl, p. 207. 1890.)

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autres Légumineuses. Je ne connais pas assez les Césalpiniées ni les Mimosées pour être afBrmatif sur ce point. En tout cas, j ai obsei^vé chez des Cassia, Gleditschia , Mimosa , etc., les poils unicellulaires que j'ai vainement cherchés dans la première famille, notamment chez les espèces où ils étaient signalés par M. Petit. En dehoi*s des cas très rares d'arrêt de développement, comme j'en ai indiqué chez le ColtUea arborescens (fig. 62, 63), j'ai rencontré des poils unicellulaires, très forts, à pointe dirigée en bas, rappelant les crochets du Houblon, à l'extrémité des émei^ences coniques du péricarpe auxquelles le Zomia glochidiatu doit son nom ; mais les feuilles de la même espèce n'avaient que des poils flagellifères.

J'ai distingué dans le poil flagellifère un pied, un manche, un flagellum. Chacune de ces régions, formée dans la règle d'une seule cellule, a des caractères très particuliers. C'est donc là une disposition hautement différenciée. 11 était intéressant de rechercher si elle ne présente pas quelques exceptions et si certaines Papilionacées n'ont pas un type de poil moins évolué.

Et, en effet, il devient impossible d'assigner aucune limite au pied, au manche et au flagellum dans les poils mous des Ononis (flg. 52). Ceux-ci sont formés de plus de 3 cellules ; le poil va en s'atténuant progressivement de la base au sommet, avec des cloisons régulièrement espacées, sans qu'aucune différence de structure autorise une division en régions. L'élément basilaire est lui-même exsert dans sa plus grande partie. Ces poils ressemblent au manche des poils glanduleux des Ononis et des Cicer; mais les Cicer s'opposent aux Ononis par Texistence de poils flagellifères du type habituel.

Le Medicago maculata possède des poils identiques à ceux des Ononis et divers auteurs ont été frappés de ce caractère exceptionnel dans le genre. Godron* notamment dit du Medicago maculata : € Se distingue de la précédente espèce {M, polycarpa Wild.) par les poils fins, mous, articulés, qui recouvrent la tige, les pétioles et les pédoncules. i> M. Bonnet' fait une remarque

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