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VI. — Cellules épidermiques saillantes

Les cellules épidermiques du limbe prennent, dans beaucoup d'espèces, un développement exagéré du côté externe. Parfois

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même la saillie s'accentue au milieu de la face libre, en sorte que la cellule est surmontée d'une véritable papille à base circulaire. Les espèces pourvues de papilles appartiennent aux groupes les plus divers : plusieurs Lupinns en ont à Tépiderme ventral ; on en trouve aux deux épidermes chez les Ludovicia, Parochetus, Amicia^ Indigofera et dans une partie des cellules des Colulea. Ce caractère ne dépasse guère une valeur spécifique. La courte liste qui précède offre une particularité qui saute aux yeux : elle se compose presque exclusivement de genres aberrants.

Sans former de véritables papilles, les cellules épidermiques sont bombées, parfois çn dedans et en dehors au point de prendre un profil circulaire a peine aplati sur une faible ligne correspondant à leur contact réciproque. La saillie est très forte, légèrement conique, passant à la papille dans de rares cellules chez les Podostemma hosackioides, Omilhopus ebractealus (fig. 478), Dorycnium suffruticosum, etc.

La face libre est arrondie chez le Genista Sibirica, les Anthyllis Hermanniœ, Barba-Jovis, sericea, montana, Vulneraria (surtout la var. coccinea), les Physanthyllis , Hosackia glabra, H. argophylla, Dorycnopsis Gerardi, D. onobrychoides, Bonjeanea recta, \es Lotus Garcini, omithopodioides,glaucus, anthyllaides, canescens, Cretictis (fig. 92) [principalement sa var. vu ndescens]y commuiatus, comiculatns, tenuis, jEgetis, glinoides, les Coronilla coronata, Omilhopus compressus, Hammatolobium lotoides, où la cellule est presque sphérique, VHedysarum Sibiricum, quelques Trigonella, les Trifolium elegans, Astragalus tumidus, Dalea, Amorpha, etc.

Cette disposition, qui se rattache aux nombreux facteurs de la lutte contre l'excès de la transpiration, apparaît çà et là chez les espèces charnues ou xérophiles, mais n'a pas acquis d'importance chez les Papilionacées, puisqu'elle ne s*est fixée dans aucune série étendue. On trouve même de profondes différences entre les variétés d'une espèce comme la Vulnéraire ou le Lotus comiculotus. Ces espèces étaient précisément les exemples choisis par A. P. de GandoUe pour montrer que les espèces variables sont en même temps les plus communes, grâce à la plasticité de leur organisation, qui se prête aux modifications des circonstances

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extérieures. Dans un groupe aussi nettement circonscrit que la section Aspalathoides du genre Anihyllis, nous voyons la saillie des cellules bien marquée chez VA. Hermanniœ, faible chez VA. cylisoides, peu appréciable chez l'A. genisiœ, La courbure est 1res forte chez le Loiun Lancerottensis (tig. 89), à peine marquée chez les Lotus decumbens, hispidus, Conimbricensis, ghberrimus et nulle dans la majorité de leurs congénères.

Les accidents de surface dus à la saillie des cellules épidermiques apportent des données presque insignifiantes pour la solution de notre problème. Toutefois la position systématique des espèces qui les possèdent donne quelque poids à Thypothèse qui y verrait desvestiges ou des iiidiments. Il n'est donc pas impossible que les papilles soient rattachées un jour à une organisation mieux déûnie, par exemple à de véritables poils.

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