‹ La Subordination des caractères de la feuille dans le phylum des AnthyllisChapitre 26 sur 90 · MORPHOLOGIE COMPARATIVE EXTERNE. — II. U · texte numérisé non relu

MORPHOLOGIE COMPARATIVE EXTERNE. — II. U

une influence sur rapparition du type définitif des feuilles et sur les relations morphologiques ou phyllotaxiques de la feuille initiale avec les suivantes.

Si nous passons aux sous-tribus définies par les feuilles primordiales alternes, nous n'y trouvons pas moins d'inconstance. Le Biserrula Pelecintis a la première feuille trifoliolée, les suivantes plus riches en pinnules. Les entre-nœuds sont si courts à la base, que les deux premières feuilles simulent l'opposition, plus parfaitement que cela n'arrive d'ordinaire chez le Galega. Le Calophaca Wolgarica a au moins deux feuilles à foliole unique, mais jamais franchement opposées. Chez beaucoup d'Astraffahis, les deux feuilles inférieures, mal caractérisées d'ailleurs comme feuilles primordiales, se détachent du même niveau; mais la première, insérée du côté du hile, se distingue immédiatement à ce que ses stipules embrassent la feuille suivante. L'opposition fait défaut aux feuilles trifoliolées qui suivent les cotylédons du Caraganaarborescens ; tmisle CaraganaAUagana offre une grande inconstance à cet égard : tantôt toutes les feuilles sont également écartées, tantôt les deux - premières paires sont opposées-décussées, tantôt les deux feuilles initiales sont opposées, et les suivantes, tout en étant alternes, sont rapprochées deux à deux, comme si elles faisaient partie de deux spirales indépendantes, ayant respectivement leur point de départ dans un cotylédon.

L'alternance est généralement évidente chez les Trifoliées et, de plus, la première feuille y est seule munie d'une foliole unique- Pourtant on voit, çà etlà, surtout sur les exemplaires chétifs, derniers-nés des semis, deux feuilles primordiales issues d'un même nœud. Sur une planlule de Trifolium rubens, la tige principale était restée rudimentaire; elle avait fourni seulement deux feuilles opposées unifoliolées et une feuille trifoliolée. Les bourgeons axillaires des cotylédons avaient donné deux rameaux vigoureux; l'un d'eux portait, tout près de son insertion, deux feuilles opposées, concrescentes par la base de la gaine, dont une unifoliolée^ l'autre trifoliolée. J'ai observé un pied de Luzerne avec deux feuilles primordiales a limbe unique; bien qu'elles ne fussent pas rigoureusement insérées sur le même

cAKACTiacs on la rsuiLuc. 7

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plan, ces feuilles simulaient Topposilion à tel point, qu'une ana« stomose s'était établie entre leurs faisceaux stipulaires, à travers la lame parenchymateuse qui unissait leurs gaines.

Sans multiplier davantage les exemples, nous voyons que Timportance attribuée par Grenier et Godron à la disposition des feuilles primordiales pour distinguer les sous-tribus des Lotées est illusoire. Les feuilles inférieures sont le plus souvent alternes dans ces diverses sections, et les causes accidentelles qui peuvent en altérer la phyllotaxie se manifestent aussi bien chez les Trifoliées, les Astragalées et les sections voisines, que chez les Galégées. Que ces actions spéciales aient pu influencer assez fortement révolution de certains groupes pour maintenir une disposition que nous avons rencontrée seulement à titre d'anomalie : on n'a pas de raison pour en douter a priori; mais en tout cas ce caractère n'était pas fixé chez les types précurseurs des Galégées comme il a dû l'être chez les ancêtres immédiats des Phaséolées. S'il existe des genres à feuilles primordiales opposées constamment et normalement chez les Galégées, on n'y peut voir qu'une propriété d'apparition récente, un caractère cénogénique, tandis que, chez les Phaséolées, c'est un caractère palingénique et, par suite, dominateur.

Chez les Génistées, les premières feuilles sont, réellement ou apparemment, opposées dans les genres Cytisus, Lupinus. NâgeU * a déjà décrit l'opposition des feuilles primordiales, et le passage à l'alternance dans les nœuds suivants, chez les Lupinus luleus et Lehmanni, Mais ce ne sont pas de vraies feuilles primoixliales. Cette tribu mérite d'être examinée à cet égard ; toutefois elle se rattache trop indirectement à mon sujet pour que je m'y arrête.

B. Différences spécifiques, — L'existence même des feuilles primordiales est un caractère plus notable que leur phyllotaxie. Nous devons nous arrêter sur ce teri^ain avec d'autant plus d'attention qu'on n'a guère songé jusqu'ici à y chercher des indications sur les affinités des plantes et encore bien moins sur la filiation.

1. C. N^oELi, Beitrâge zur xvissenschafl lichen Botanik. Erstes Heft. Leipzig,

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